les centrales nucléaires de Chinon et de Dampierre-en-
Burly à réaliser des essais de pompage ennappe phréatique
afinde déterminer si celle-ci pourrait être utilisée pour cet
appoint ultime en eau de refroidissement.
Enfin, l’ASN a autorisé le transfert d’eaux tièdes non
radioactives issues des circuits de refroidissement de la
centrale nucléaire de Gravelines au terminal méthanier
de Dunkerque.
Respect des limites de rejet
Un dépassement du flux annuel autorisé pour le cuivre a
été observé pour l’année 2014 à la centrale nucléaire de
Cattenom. L’ASN amis en demeure EDF en janvier 2015
de mettre en œuvre toutes les dispositions permettant le
respect de cette valeur limite en 2015. L’ASN a ensuite
contrôlé les dispositions techniques et organisationnelles,
notamment de surveillance des rejets, mises en œuvre
pour respecter cette mise en demeure.
4. LES ÉVALUATIONS
4.1 L’évaluation des performances
globales des centrales nucléaires
en fonctionnement
4.1.1 L’évaluation de la sûreté nucléaire
L’ exploitation des réacteurs
La maîtrise des activités d’exploitation des réacteurs est
globalement satisfaisante. Toutefois, en 2015, plusieurs
activités, encadrées par des documents prescriptifs,
telles que la réalisation d’essais périodiques, ont été
à l’origine d’événements significatifs. Les causes pro-
fondes de ces événements sont multiples et peuvent
se cumuler entre elles. Parmi celles-ci, des défauts de
préparation des activités ne permettent pas aux acteurs
une appropriation suffisante des risques induits par
l’activité ni de la documentation nécessaire à sa réali-
sation. Il est également nécessaire de réduire les inter-
prétations possibles de ces documents et de prendre
en compte l’hétérogénéité des savoirs et des savoir-faire
des acteurs concernés.
Cette situation est révélatrice de l’insuffisance de l’im-
plication des services centraux dans le suivi de l’inté-
gration des documents prescriptifs par les centrales
nucléaires. Elle témoigne également d’une gestion du
retour d’expérience (REX) externe encore trop fragile,
entre les sites et vis-à-vis des services centraux d’EDF,
et met notamment en évidence la nécessité de renforcer
la boucle de REX au niveau national pour améliorer le
processus d’élaboration documentaire. L’ ASN a attiré
l’attention de l’exploitant sur ces fragilités.
La filière indépendante de sûreté (FIS), interne à EDF,
joue son rôle de vérification des actions et décisions
prises par les services en charge de l’exploitation des
installations. Les éléments justifiant, d’une part, ce ques-
tionnement, d’autre part, les positions prises devraient
toutefois faire l’objet d’une meilleure traçabilité. Les
inspections conduites par l’ASN en 2013 et 2014 sur
la FIS ont conduit EDF à proposer un plan d’action,
dont l’évaluation est engagée par l’ASN.
Concernant les essais périodiques, bien que des amé-
liorations par rapport à l’année 2014 aient été consta-
tées sur les sites, les efforts en matière de maîtrise de
la planification, de la préparation et de la réalisation
de ces essais doivent être maintenus. Par ailleurs, tant
l’analyse préalable de l’opération que l’interprétation
des résultats obtenus doivent être renforcées. En outre,
le processus mis en œuvre pour statuer
a posteriori
sur
la validité des essais doit être renforcé pour susciter
une attitude interrogative.
Inspection de l’ASN sur le thème des prélèvements et mesures
d’échantillons d’effluents à la centrale nucléaire de Flamanville,
novembre 2011.
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CHAPITRE 12 :
LES CENTRALES NUCLÉAIRES D’EDF
Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2015




