Table of Contents Table of Contents
Previous Page  398 / 536 Next Page
Information
Show Menu
Previous Page 398 / 536 Next Page
Page Background

Les procédures pénales engagées

L’inspection du travail de l’ASN a adressé aux différents

parquets concernés quatre procès-verbaux dressés dans

des centrales nucléaires en 2015.

3.4.3 Les faits marquants concernant

la radioprotection des personnels

La réunion du Groupe permanent d’experts

LeGroupepermanentd’expertspourlesréacteursnucléaires

(GPR)s’estréuniàlademandedel’ASNafindeseprononcer

surlastratégiemiseenœuvreparEDFpourlimiterlesdoses

collectives et individuelles de rayonnement ionisant reçues

parlestravailleursdanssescentralesnucléairesenfonction-

nement en France, notamment dans le cadre du projet de

rénovationduparcnucléairedurantlapériode2015-2025.

Les événements de contaminations significatives

Trois événements de contaminations significatives ont été

déclarés en 2015 dans les centrales nucléaires exploitées

par EDF. Ils concernent :

la contamination au visage d’un intervenant prestataire

affecté à des activités sur un échangeur du circuit de

contrôle chimique et volumétrique du circuit primaire

à la centrale nucléaire du Blayais, ayant entraîné une

exposition supérieure à la limite réglementaire par cen-

timètre carré de peau. Cet événement a été classé au

niveau 2 sur l’échelle INES ;

la contamination au visage d’un intervenant prestataire

en charge de la vérificationdes cadenas de consignation

des vannes sur le circuit de refroidissement de la pis-

cine d’entreposage des assemblages de combustible à

la centrale nucléaire de Gravelines, ayant entraîné une

exposition supérieure au quart de la limite réglemen-

taire par centimètre carré de peau. Cet événement a été

classé au niveau 1 sur l’échelle INES ;

la contamination au visage d’un intervenant prestataire

par contact avec une corde contaminée au cours d’une

activité de manutention de tôles de calorifuge à la cen-

trale nucléaire de Nogent, ayant entraîné une exposi-

tion supérieure au quart de la limite réglementaire par

centimètre carré de peau. Cet événement a été classé au

niveau 1 sur l’échelle INES.

3.4.4 Les faits marquants concernant l’impact des

centrales nucléaires sur l’environnement et les rejets

La révision des prescriptions encadrant les rejets

et les prélèvements d’eau

En 2015, l’ASNa achevé l’instruction des dossiers relatifs

aux prélèvements d’eau et aux rejets d’effluents des cen-

trales nucléaires deChinon et de Saint-Laurent-des-Eaux

et poursuivi celles de Fessenheim, de Cruas et de Paluel.

Lesdécisionsdel’ASNprisesdanscecadre(voirpoint2.14.1)

permettent d’encadrer desmodifications apportées par EDF

aux installations, comme l’évolutiondu conditionnement

chimique du circuit secondaire ou la mise en place de

traitements antitartre ou biocides des circuits de refroi-

dissement (voir point 1.4) et de prendre en compte les

évolutions de la réglementation.

L’ASNa également poursuivi l’instructiondesdossiersd’EDF

relatifs à la mise en place dans les centrales nucléaires de

prélèvements d’eau visant à garantir un « appoint ultime »

d’eau en cas d’accident, tel que prescrit par les évalua-

tions complémentaires de sûreté « post-Fukushima » (voir

point 3.1). L’ASNa notamment autorisé à titre temporaire

Incident de niveau 2 à la centrale nucléaire

du Blayais : irradiation d’un travailleur

lors de l’arrêt programmé du réacteur 4

L’ASN a été informée le 21 août 2015 par EDF de l’exposition

accidentelle d’un travailleur d’une entreprise prestataire d’EDF

à une dose de rayonnements ionisants excédant une limite

réglementaire.

Le 18 août, lors du contrôle réalisé avant sa sortie de zone

contrôlée, une contamination a été détectée au niveau

du menton de l’intervenant. Il avait auparavant été affecté

à des activités de maintenance dans le cadre de la préparation

de l’épreuve hydraulique d’un échangeur du circuit de contrôle

volumétrique et chimique situé dans le bâtiment des auxiliaires

de sûreté du réacteur 4 de la centrale nucléaire du Blayais.

L’intervenant a alors été pris en charge par le service de

prévention des risques du site, qui a procédé aux opérations de

décontamination. Au cours de celles-ci, la particule radioactive à

l’origine de la contamination a été localisée puis immédiatement

retirée. Le médecin du travail a ensuite évalué la dose reçue

par le corps entier et la dose à la peau au niveau du menton.

Pour les travailleurs susceptibles d’être exposés aux

rayonnements ionisants lors de leur activité professionnelle,

les limites réglementaires annuelles de doses sont, pour

12 mois consécutifs, de 20 millisieverts pour le corps entier

et de 500 millisieverts pour une surface de 1 cm

2

de la peau.

L’évaluation réalisée par EDF de la dose reçue par l’intervenant

au niveau du menton atteint une valeur supérieure à la limite

réglementaire à la peau. La dose que l’intervenant a reçue pour

le corps entier est nettement inférieure à la limite réglementaire

annuelle.

L’ASN a mené une inspection sur le site le 24 août 2015.

Les inspecteurs ont vérifié qu’EDF et l’entreprise prestataire

avaient pris toutes les mesures nécessaires pour gérer l’incident

de manière adéquate et pour en analyser les causes.

En raison du dépassement de la limite réglementaire de dose

annuelle à la peau, EDF a proposé à l’ASN le classement

de cet événement au niveau 2 de l’échelle INES qui compte

huit niveaux, de 0 à 7. L’ASN confirme le classement de cet

incident au niveau 2.

À NOTER

398

CHAPITRE 12 :

LES CENTRALES NUCLÉAIRES D’EDF

Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2015