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et le tritium, sont contrôlés avant d’être rejetés dans

l’atmosphère.

Les effluents liquides sont traités et généralement recy-

clés. Certains radionucléides, tels que l’iode et le tri-

tium, sont dirigés dans le respect des limites de rejet,

après contrôle, dans l’émissaire marin de rejet en mer.

Les autres sont dirigés vers des unités de conditionne-

ment du site (matrice solide verre ou bitume).

1.2.2 Le fonctionnement des usines de La Hague

L’instruction et le suivi des dossiers de réexamen

périodique

L’ASN a examiné, en 2008, les conclusions du réexamen

périodiques de l’INB118qui comprend la stationde traite-

ment des effluents (STE3), l’installationdeminéralisation

des solvants (MDS/B) et la conduite de rejets enmer. L’ASN

est particulièrement attentive au respect des engagements

de l’exploitant pris lors de ce réexamenpériodique. L’ASN

constate que, globalement, ArevaNCa pris du retarddans

la mise en œuvre de ses engagements initiaux, en parti-

culier pour la réalisation des examens de conformité de

l’installation et le traitement des déchets anciens.

L’exploitant a transmis en 2010 le rapport de réexamen

périodique de l’INB 116 (usine UP3-A). À la demande de

l’ASN, l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire

(IRSN) a expertisé le rapport remis par Areva et présenté

les résultats de son instruction devant le Groupe perma-

nent d’experts pour les laboratoires et les usines (GPU)

à l’occasion de six réunions qui se sont échelonnées de

mi-2012 à mars 2015:

la première réunion du GPU a eu lieu le 27 juin 2012.

Elle a permis d’examiner laméthode et les données uti-

lisées par ArevaNCpour réaliser ce réexamen ainsi que

la démarche d’identification des éléments importants

pour la sûreté et son application à l’INB 116 ;

la deuxième réunion du GPU s’est tenue le 12 juin

2013 et a permis d’examiner le retour d’expérience

de l’exploitation, notamment au regard des incidents

survenus ;

la troisième réunionduGPUa eu lieu le 14 janvier 2014

et a été consacrée à l’examen de la sûreté des opérations

de transport internes réalisées avec lesmodèles de colis

Hermes-Mercure et Navettes;

la quatrième réunion du GPU du 26 mars 2014 a été

consacrée à l’examen de la conformité de l’INB 116

à son référentiel de sûreté, à la maîtrise du vieillisse-

ment de cette installation et à la sûreté des opérations

de maintenance;

la cinquième réunion du GPU du 18 mars 2015 a été

consacrée à la réévaluationde sûreté réalisée par l’exploi-

tant, notamment au regardde l’évolutiondes réglemen-

tations et des meilleures pratiques enmatière de sûreté

et de radioprotection ainsi que du retour d’expérience

tiré de l’exploitation de l’installation;

la sixième réunionduGPUdu25 mars 2015 a été consa-

crée auprogramme d’actions établi par l’exploitant pour

améliorer la sûreté de son installation, de façon à statuer

sur le niveau de sûreté actuel et pour les dix années à

venir de l’usine UP3-A.

À l’issue de cette instruction, l’ASN va prescrire en 2016

à Areva NC des améliorations de sûreté nécessaires à la

suite du réexamen. Ce réexamen a en effetmontré le besoin

d’une amélioration notable de la protection de l’installa-

tion contre le risque d’incendie et contre le risque lié à la

foudre. Enoutre, l’ASNenvisaged’imposer un renforcement

des contrôles des équipements destinés à concentrer les

produits de fission de l’installation (les « évaporateurs »),

ces équipements présentant une corrosion plus rapide

qu’imaginé à la conception et concentrant des substances

particulièrement radioactives.

L’ ASN a demandé à Areva NC de prendre en compte le

retour d’expérience de l’instruction du dossier de réexa-

men de l’INB 116 (usine UP3-A) dans le cadre de l’exa-

men du dossier d’orientation du réexamen de l’INB 117

(usine UP2-800) qu’Areva a déposé au début dumois de

janvier 2016.

Les systèmes d’autorisations internes

des modifications mineures

L’ASN a approuvé la mise en place d’un système d’auto-

risations internes sur le site de La Hague par sa décision

du 14 décembre 2010 pour des opérations mineures.

Ce système prévoit deux niveaux d’autorisations internes

en fonction de l’importance des opérations et des enjeux

de radioprotection et de sûreté associés. Avant d’être auto-

risée, l’opérationou lamodification envisagée est ainsi éva-

luée, selon le niveau déterminé, soit par un spécialiste de

sûreté indépendant de l’unité d’exploitationdemandeuse,

soit par une Commission d’évaluation des autorisations

internes (CEDAI) pour les opérations les plus importantes.

En 2014, l’ASN a reçu l’analyse du retour d’expérience

du fonctionnement du système d’autorisations internes

qu’Areva était censé transmettre au bout de trois ans de

mise en œuvre. Ces éléments sont utilisés dans le cadre

de l’instruction de la demande de révision du système

d’autorisations internes qu’Areva prévoit de déposer en

2016 afin d’intégrer, d’une part, les évolutions réalisées à

Piscine d’entreposage D des combustibles usés. Usine de traitement des combustibles usés Areva,

établissement de La Hague.

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CHAPITRE 13 :

LES INSTALLATIONS DU CYCLE DU COMBUSTIBLE NUCLÉAIRE

Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2015