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pour réduire, par un tri, un traitement et un conditionne­

ment adaptés, le volume et la nocivité des déchets produits.

La décision n

o

 2015-DC-0508 de l’ASNdu 21 avril 2015

relative à l’étude sur la gestion des déchets et au bilan des

déchets produits dans les INB précise les dispositions de

l’arrêté du 7 février 2012, notamment sur :


le contenu de l’étude sur la gestion des déchets, qui

doit être remise lors de la mise en service d’une INB et

être tenue à jour tout au long de son fonctionnement ;

les modalités relatives à l’établissement et à la gestion

du plan de zonage déchets ;

le contenu du bilan annuel sur la gestion des déchets

qui doit être transmis à l’ASN par chaque installation.

Un guide d’application de cette décision (guide n

o

 23)

sera publié par l’ASN en 2016.

La production de déchets radioactifs par

une activité nucléaire autorisée au titre du code

de la santé publique

L’ article R. 1333-12 du code de la santé publique prévoit

que la gestion des effluents et des déchets contaminés par

des substances radioactives provenant de toutes les activités

nucléaires destinées à lamédecine, à la biologie humaine

ou à la recherche biomédicale comportant un risque d’ex­

position aux rayonnements ionisants doit faire l’objet d’un

examen et d’une approbation par les pouvoirs publics.

La décision n° 2008-DC-0095 de l’ASN en date du

29 janvier 2008 fixe les règles techniques auxquelles

doit satisfaire l’élimination des effluents et des déchets

contaminés par les radionucléides, ou susceptibles de

l’être, du fait d’une activité nucléaire. Un guide d’appli­

cation de cette décision (guide n° 18) a été publié par

l’ASN en janvier 2012.

1.1.2 L’inventaire national des matières

et des déchets radioactifs

L’article L. 542-12 du code de l’environnement confie à

l’Andra la mission

« d’établir, de mettre à jour tous les trois

ans et de publier l’inventaire des matières et déchets radio­

actifs présents en France ainsi que leur localisation sur le ter­

ritoire national »

.

La dernière édition de l’inventaire national des matières

et des déchets radioactifs a été publiée en juin 2015.

Elle présente notamment des informations relatives aux

quantités, à la nature et à la localisation des matières et

des déchets radioactifs à fin 2013 ainsi que des prévi­

sions à fin 2020 et fin 2030. Un exercice prospectif a

également été réalisé selon deux scénarios contrastés

de politique énergétique de la France à long terme. Cet

inventaire constitue une donnée d’entrée pour l’établis­

sement du PNGMDR.

L’ ASN a participé au comité de pilotage encadrant sa

réalisation.

1.1.3 Le Plan national de gestion des matières

et des déchets radioactifs

L’article L. 542-1-2 du code de l’environnement prescrit

l’élaboration d’un Plan national de gestion des matières

et des déchets radioactifs, révisé tous les trois ans, dont

l’objet est de

« dresser le bilan des modes de gestion existants

des matières et des déchets radioactifs, de recenser les besoins

prévisibles d’installations d’entreposage ou de stockage, de pré­

ciser les capacités nécessaires pour ces installations et les durées

d’entreposage et, pour les déchets radioactifs qui ne font pas

encore l’objet d’unmode de gestion définitif, de déterminer les

objectifs à atteindre »

. Les principales dispositions du plan

sont ensuite fixées par décret.

L’avis de l’ASN sur l’évaluation du caractère

valorisable des matières radioactives

Dans le cadre du PNGMDR, les propriétaires de matières

radioactives ont remis fin 2014 un rapport présentant leur mise

à jour des procédés de valorisation envisagés, avec notamment

leur analyse de l’adéquation entre les perspectives de

valorisation et les quantités détenues et à détenir. L’ASN

a rendu un avis sur le caractère valorisable des matières

radioactives le 9 février 2016, dans la continuité de son avis du

6 février 2014.

L’ASN considère que le caractère valorisable d’une matière

radioactive dépend de la maîtrise du procédé de valorisation,

des stratégies industrielles des propriétaires, des conditions

technico-économiques et socio-politiques prévisibles, de

l’adéquation entre les quantités détenues, leur flux de

production et les flux prévisionnels de consommation. L’ASN

considère également que les conditions de valorisation d’une

substance peuvent ne pas être identiques suivant sa teneur,

sa spéciation, son isotopie ou son association avec d’autres

substances et que l’appréciation des possibilités de valorisation

doit tenir compte des interdépendances avec les autres

substances radioactives. Pour l’appréciation de ce dernier

critère, l’ASN estime nécessaire que les scénarios prospectifs

des prochaines éditions de l’inventaire national des matières

et déchets radioactifs soient davantage développés pour

prendre en compte les objectifs de la loi relative à la transition

énergétique pour la croissance verte.

Sur la base des critères précités, l’ASN demande que des

justifications complémentaires soient apportées pour certaines

substances, dont l’uranium appauvri, l’uranium de recyclage

issu du retraitement des combustibles usés, le plutonium, les

combustibles usés des réacteurs de recherche et le thorium.

L’ASN considère par ailleurs que les quantités d’uranium

appauvri détenues ou résultant du stock détenu qui ne sont pas

consommables dans un parc de réacteurs actuels à neutrons

thermiques devraient être requalifiées de façon conservatoire

en déchets radioactifs afin de sécuriser le financement de leur

gestion à long terme.

À NOTER

484

CHAPITRE 16 :

LES DÉCHETS RADIOACTIFS ET LES SITES ET SOLS POLLUÉS

Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2015