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En application de l’article L. 122-4 du code de l’envi­

ronnement, l’analyse des impacts environnementaux du

PNGMDR fait désormais l’objet d’un rapport environne­

mental établi de façon concomitante à l’élaboration de ce

plan. Ce rapport, accompagné du projet de PNGMDR,

sera soumis à l’avis de l’autorité environnementale

2

au

cours du premier semestre 2016.

Le dernier plan publié couvre la période 2013-2015. Le

décret n° 2013-1304 du 27 décembre 2013 en établit les

prescriptions. Le Plan2016-2018, dont l’adoption formelle

est prévue courant 2016 au terme des consultations de

l’Autorité environnementale et dupublic, doit lui succéder.

En vue de l’établissement duPNGMDR2016-2018, l’ASN

a rendu sept avis au Gouvernement sur différents sujets

relatifs à la gestiondesmatières et des déchets radioactifs:

évaluation du caractère valorisable des matières

radioactives;

gestion des situations temporaires ou historiques ;

gestion des déchets de très faible activité (TFA) et de

faible et moyenne activité à vie courte (FMA-VC) ;

gestion des déchets radioactifs nécessitant des travaux

spécifiques;

évaluationde l’impact des résidusminiers d’uraniumet

gestion des anciens sites miniers d’uranium;

gestiondes déchets de faible activité à vie longue (FA-VL);

gestion des déchets de haute et moyenne activité à vie

longue (HA/MA-VL).

2. Il s’agit du Conseil général de l’environnement

et du développement durable (CGEDD)

1.2 Le rôle de l’ASN

dans le dispositif de gestion

des déchets radioactifs

Les pouvoirs publics, en particulier l’ASN, sont attentifs

au fait que l’ensemble des déchets dispose d’une filière de

gestion et que leur gestion s’effectue dans des conditions

sûres à chaque étape de celle-ci. L’ASNconsidère ainsi que

le développement de filières de gestion adaptées à chaque

catégorie de déchets revêt une importance capitale et que

tout retarddans la recherche de solutions de gestion à long

terme est de nature à multiplier le volume et la taille des

entreposages sur les installations et à accroître les risques

inhérents. L’ASNest vigilante, enparticulier dans le cadre

duPNGMDRmais également en évaluant régulièrement la

stratégie de gestiondes déchets des exploitants, à ce que le

système composé par l’ensemble de ces filières soit opti­

misé par l’intermédiaire d’une approche globale et cohé­

rente. Cette approche doit tenir compte de l’ensemble

des enjeux de sûreté, de radioprotection, de traçabilité et

de minimisation du volume et de la nocivité des déchets.

Enfin, l’ASN considère que cette gestion doit s’exercer de

manière transparente vis-à-vis dupublic et en impliquant

l’ensemble des parties prenantes. Le PNGMDR est ainsi

élaboré au seind’un groupe de travail pluraliste coprésidé

par l’ASNet laDirection générale de l’énergie et du climat

(DGEC) tel que décrit au chapitre 2. Par ailleurs, l’ASN

publie sur son site Internet le PNGMDR, sa synthèse, les

comptes rendus des réunions du groupe de travail sus­

mentionné et les études demandées par le PNGMDR ainsi

que ses avis associés.

À NOTER

Le PNGMDR

Le Plan national de gestion des matières et des déchets

radioactifs (PNGMDR) constitue un outil de pilotage privilégié

pour pouvoir assurer une gestion rigoureuse et durable des

matières et déchets radioactifs, selon le cadre fixé par le code

de l’environnement et la loi du 28 juin 2006 relative à la

gestion durable des matières et des déchets radioactifs. Le

PNGMDR, qui doit être mis à jour tous les trois ans, dresse le

bilan de la politique de gestion des substances radioactives sur

le territoire national, recense les besoins nouveaux et détermine

les objectifs à atteindre, notamment en termes d’études et de

recherches pour l’élaboration de nouvelles filières de gestion. La

force du PNGMDR est sa vocation à être exhaustif : il concerne

à la fois les déchets ultimes et les matières radioactives

valorisables, à la fois les filières de gestion existantes et

celles en projet, en développement ou à définir ; il concerne

également toutes les catégories de déchets radioactifs quelle

que soit leur origine.

Son bien-fondé a été confirmé au niveau européen par la

directive 2011/70/Euratom du Conseil établissant un cadre

communautaire pour la gestion responsable et sûre du combustible

usé et des déchets radioactifs adoptée le 19 juillet 2011.

Chaque édition du PNGMDR est élaborée sur la base des échanges

réalisés au sein d’un groupe de travail pluraliste, coprésidé par l’ASN

et des représentants du ministère chargé de l’énergie, composé

notamment d’associations de protection de l’environnement,

d’experts, de représentants de commissions locales d’information

et des autorités de contrôle, ainsi que d’acteurs industriels et de

producteurs et gestionnaires de déchets radioactifs. Depuis 2003,

52 réunions de ce groupe de travail se sont ainsi tenues.

Les principales recommandations du PNGMDR ainsi que les jalons et

échéances en termes de gestion des matières et des déchets radioactifs

sont reprises sous forme de prescriptions dans un décret ministériel sur

lequel l’ASN émet un avis formel. En vue d’une information complète

du public, l’ensemble des documents établis au titre du PNGMDR

(Plan, avis de l’ASN, études remises, compte rendu des échanges du

groupe de travail, etc.) sont rendus publics sur les sites Internet de l’ASN

et du ministère chargé de l’énergie.

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CHAPITRE 16 :

LES DÉCHETS RADIOACTIFS ET LES SITES ET SOLS POLLUÉS

Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2015