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1.2.5 L’évaluation des charges financières nucléaires

Le cadre réglementaire visant à sécuriser le financement

des charges de démantèlement des installations nucléaires

ou, pour les installations de stockage de déchets radio­

actifs, des charges d’arrêt définitif, d’entretien et de surveil­

lance ainsi que des charges de gestion des combustibles

usés et déchets radioactifs est décrit dans le chapitre 15

(voir point 1.4).

1.2.6 L’action internationale de l’ASN

dans le domaine des déchets

L’ ASN participe aux travaux de l’association WENRA

(Western European Nuclear Regulators Association)

qui

vise à l’harmonisation des pratiques en matière de sûreté

nucléaire enEurope, endéfinissant des « niveauxde sûreté

de référence » qui doivent être transposés dans la régle­

mentationde sesmembres. À ce titre, leWGWD (

Working

Group on Waste and Decommissioning

) est chargé de l’éla­

boration des niveaux de référence relatifs à la sûreté des

entreposages de déchets radioactifs et de combustibles usés

et des stockages de déchets radioactifs. Après les travaux

déjàmenés sur l’entreposage et le démantèlement, l’ASNa

établi et présenté son évaluation des niveaux de référence

concernant le stockage. Pour assurer la transposition des

niveaux non atteints à ce jour, un plan d’action a été éta­

bli. Il s’appuie notamment sur les décisions de l’ASN qui

préciseront les dispositions de l’arrêté du 7 février 2012

définissant la réglementation générale applicable aux INB.

L’ASNparticipe également au comitéWASSC (

Waste Safety

StandardsCommittee

) de l’Agence internationalede l’énergie

atomique (AIEA), dont le rôle est d’élaborer puis d’approu­

ver les standards internationaux, notamment en matière

de gestion des déchets radioactifs. Elle participe égale­

ment aux travaux du groupe 2 de l’ENSREG (

European

Nuclear Safety Regulators Group

) chargé des sujets relatifs

à la gestion des déchets radioactifs.

L’ASNparticipe aussi àdes projets d’ordre techniquedans le

cadredes actionsmenées avec l’Unioneuropéenne (SITEX)

et l’AIEA (GEOSAF, HIDRA).

Enfin, l’ASN a coordonné la rédaction du rapport natio­

nal sur lamise enœuvre des obligations de la convention

commune sur la sûreté de la gestion du combustible usé

et la sûreté de la gestion des déchets radioactifs qui a été

transmis par laFrance enoctobre 2014 à l’AIEA. Ce rapport

présente la mise en œuvre des obligations de la conven­

tion commune par tous les acteurs français concernés.

Il détaille également l’évolutiondes cadres réglementaires

européens et français, celle des politiques de gestion du

combustible usé et des déchets radioactifs, ainsi que les

enjeux du démantèlement des installations nucléaires.

Il précise en outre les nouvelles actions qui ont été enga­

gées par la France afin de prendre en compte le retour

d’expérience de l’accident de Fukushima. Son examen a

eu lieu du 11 au 22 mai 2015 à Vienne.

Les actions internationales de l’ASN sont présentées de

manière plus générale dans le chapitre 7 relatif aux rela­

tions internationales.

1.3 Les solutions de gestion à long

terme des déchets radioactifs

1.3.1 Le stockage des déchets de très faible activité

Le Centre industriel de regroupement, d’entreposage et

de stockage (Cires), exploité par l’Andra dans les com­

munes de Morvilliers et de La Chaise dans l’Aube, com­

prend une installation de stockage des déchets de très

faible activité (TFA). Cette installation, relevant du statut

des ICPE, est opérationnelle depuis août 2003.

À la fin de l’année 2015, le volume des déchets stockés

auCires était d’environ 303000 m

3

, soit 47 %de la capa­

cité autorisée (650000 m

3

). Les dernières estimations de

production des déchets TFA conduisent à identifier des

besoins plus importants que ceux prévus à la concep­

tion du centre. Toutefois, les flux annuels de produc­

tion de déchets TFA ont été moins élevés que prévu ces

dernières années.

L’ Andra a remis en 2015, dans le cadre du PNGMDR

2013-2015, un schéma industriel global répondant

aux besoins de nouvelles capacités de stockage de

déchets TFA. Ce schéma a été instruit par l’ASN, qui a

rendu au Gouvernement un avis le 18 février 2016 sur

la gestion des déchets TFA.

L’ ASNconsidère que l’Andra et les producteurs de déchets

doivent poursuivre leurs efforts pour réduire la quantité

des déchets TFA, en particulier par l’optimisation de leur

production et leur densification. L’ ASN considère éga­

lement qu’une consolidation des prévisions de produc­

tion de ces déchets constitue une étape indispensable

pour éclairer les futurs choix d’optimisation globale de la

filière. L’ ASN rappelle par ailleurs que l’absence de seuils

de libération pour la gestion des déchets contaminés,

activés ou susceptibles de l’être doit rester le fondement

de la gestion des déchets TFA en France et que la valori­

sation des déchets TFA est une pratique qui ne doit pas

être banalisée et ne pourrait être admise que de manière

dérogatoire sous certaines conditions, en premier lieu

dans la filière nucléaire

3

. L’ ASN considère en outre que

les capacités de valorisation des déchets TFA au sein de

la filière nucléaire doivent être pleinement exploitées

avant le recours éventuels à d’autres débouchés.

3. Un groupe de travail pluraliste (ASN, exploitants,

administrations, associations, etc.), mandaté par l’ASN et la DGEC

dans le cadre du PNGMDR, a identifié quelles pourraient être

les conditions de valorisation des déchets TFA. Le rapport remis

en 2015 est disponible sur le site Internet de l’ASN.

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CHAPITRE 16 :

LES DÉCHETS RADIOACTIFS ET LES SITES ET SOLS POLLUÉS

Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2015