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des activités concernées par la radioactivité naturelle

renforcée, visées par l’arrêté du 25 mai 2005.

Toutefois, la plupart des sites pollués par des substances

radioactives nécessitant actuellement une gestion renvoient

à des activités industrielles du passé, à une époque où la

perception des risques liés à la radioactivité n’était pas

la même qu’aujourd’hui. Les principaux secteurs indus­

triels à l’origine des pollutions radioactives aujourd’hui

recensées sont l’extraction du radium pour les besoins

de la médecine et pour la parapharmacie, au début du

XX

e

 siècle jusqu’à la fin des années 1930, la fabrication

et l’application de peintures radioluminescentes pour la

vision nocturne ainsi que les industries exploitant des

minerais tels que la monazite ou les zircons. La gestion

d’un site pollué par des substances radioactives est une

gestion au cas par cas qui nécessite de disposer d’un dia­

gnostic précis du site et des pollutions.

Plusieurs inventaires des sites pollués sont disponibles

pour le public et sont complémentaires : l’inventaire

national de l’Andra, mis à jour tous les trois ans, qui

comprend les sites identifiés comme pollués par des

substances radioactives (l’édition de juin 2015 est dis­

ponible sur

www.andra.fr

) ainsi que les bases de don­

nées accessibles depuis le portail Internet du ministère

chargé de l’environnement et consacré aux sites et sols

pollués (

www.sites-pollues.ecologie.gouv.fr

).

En octobre 2012, l’ASN a arrêté sa doctrine en matière

de gestion des sites pollués par des substances radio­

actives, qui précise les principes fondamentaux qu’elle

retient. Ainsi elle considère que la démarche de référence

à retenir est, lorsque cela est techniquement possible,

d’assainir complètement les sites radiocontaminés, même

si l’exposition des personnes induite par la pollution

radioactive apparaît limitée.

L’ ASN considère également que la solution de main­

tien sur place de la contamination ne peut être qu’une

solution d’attente ou réservée à des cas où l’option de

l’assainissement complet n’est pas envisageable compte

tenu, en particulier, des volumes de déchets à excaver.

L’ ASN estime par ailleurs que la gestion des sites pol­

lués nécessite d’associer le public au choix de la solu­

tion à retenir afin de créer un climat de confiance et de

réduire les conflits.

L’ ASN rappelle également qu’en application du prin­

cipe pollueur-payeur inscrit dans le code de l’environne­

ment, les responsables de la pollution sont responsables

du financement des opérations de réhabilitation du site

pollué et de l’élimination des déchets qui résultent de

ces opérations. En cas de défaillance des responsables,

l’Andra assure, au titre de sa mission de service public

et sur réquisition publique, la remise en état des sites de

pollutions radioactives.

Enfin, l’ASNrappelle dans sa doctrine de gestiondes sites

pollués radioactifs que toute prise de positionde l’ASNest

dûment justifiée et présentée en toute transparence aux

parties prenantes et aux publics concernés.

2.1 Le cadre réglementaire

L’ article L. 542-12 du code de l’environnement précise

que l’Andra est notamment chargée d’assurer la collecte,

le transport et la prise en charge de déchets radioactifs

ainsi que la remise en état de sites présentant une pollu­

tion radioactive, sur demande et aux frais de leurs respon­

sables ou sur réquisitionpublique lorsque les responsables

de ces déchets ou de ces sites sont défaillants. L’ Andra

dispose ainsi d’une subvention de l’État contribuant au

Site de l’usine de Feursmetal (Loire), en cours de décontamination.

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CHAPITRE 16 :

LES DÉCHETS RADIOACTIFS ET LES SITES ET SOLS POLLUÉS

Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2015