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Le comportement à long terme des sites de stockage

de résidus miniers

Le réaménagement des sites de stockage de résidus de

traitement d’uraniuma consisté en lamise en place d’une

couverture solide sur les résidus pour assurer une barrière

de protection permettant de limiter les risques d’intru­

sion, d’érosion, de dispersion des produits stockés ainsi

que ceux liés à l’exposition externe et interne (radon)

des populations alentour.

Les études remises dans le cadre du PNGMDR

2013-2015, s’appuyant sur l’avis de l’ASN n° 2012-

AV-0168 du 11 octobre 2012, ont permis d’améliorer

la connaissance concernant :

la stratégie à retenir pour l’évolution du traitement

des eaux collectées sur les anciens sites miniers ;

une doctrine d’évaluation de la tenue à long terme

des digues ceinturant les stockages de résidus ;

la comparaison des données de la surveillance et

des résultats de la modélisation afin d’améliorer la

pertinence des dispositifs de surveillance et l’éva­

luation de l’impact dosimétrique à long terme des

stockages de résidus ;

l’évaluation de l’impact dosimétrique à long terme

des verses à stériles et des stériles dans le domaine

public en lien avec les résultats acquis dans le cadre

de la circulaire du 22 juillet 2009 ;

les phénomènes de transport de l’uranium des verses

à stériles vers l’environnement ;

les mécanismes régissant la mobilité de l’uranium

et du radium au sein des résidus miniers uranifères.

Ces différentes études nécessitent d’être poursuivies

dans le cadre des deux prochains PNGMDR 2016-2018

et 2019-2021, comme le demande l’avis de l’ASN du

9 février 2016 afin de :

compléter les études concernant l’évolution à long

terme des résidus de traitement et des stériles miniers ;

compléter la méthodologie d’évaluation de la tenue

à long terme des digues ;

d’étudier les possibilités d’évolution ou d’arrêt des

stations de traitement des eaux et in fine de propo­

ser des actions concrètes de réduction des risques

et des impacts sur les différents sites.

S’agissant des stériles miniers, le traitement des sites

présentant des stériles en dehors doit être poursuivi.

La démarche de concertationdoit aussi se poursuivre avec

les parties prenantes sur l’ensemble de ces sujets, dans

le cadre du PNMGDR mais également au niveau local.

La gestion à long terme des anciens sites miniers

Un guide technique de gestion des anciens sites miniers

d’extraction d’uranium auquel contribue l’ASN est en

cours de préparation sous le pilotage duministère chargé

de l’environnement. Il répondra notamment à plusieurs

recommandations issues du rapport du groupe d’expertise

pluraliste (GEP) Limousin de septembre 2010 : il traitera

du statut administratif des sites et des procédures d’arrêt

des travaux miniers mais aussi des exigences en termes

de réaménagement dans la perspective d’une vision de

long terme.

Le groupe d’expertise pluraliste (GEP),

l’implication et l’information des parties prenantes

Mis en place en 2005, le GEP Limousin a rendu en sep­

tembre 2010 au ministre chargé de l’environnement et

au président de l’ASN un premier rapport contenant

ses recommandations pour la gestion des anciens sites

miniers d’uranium en France pour les court, moyen

et long termes. L’ ASN et le ministère chargé de l’en­

vironnement se sont engagés dans un plan d’action

consacré à la mise en œuvre de ces recommandations.

Un deuxième rapport a été remis au ministre en 2013 ;

il présente le bilan tiré de la présentation des conclusions

et recommandations du GEP aux instances de concer­

tation locales et nationales ainsi qu’une évaluation de la

mise enœuvre de ses recommandations. Le GEP tire un

bilan positif de son implication et note que ses recom­

mandations gardent toute leur pertinence. L’ ASN et le

ministère chargé de l’environnement ont proposé la créa­

tion d’un réseau d’experts des commissions de suivi de

sites auquel seraient confiées des missions d’expertise

sur des questions de portée à la fois locale et nationale

dont la composante sociétale le justifierait.

En 2014, l’ASN a poursuivi son implication dans le

comité de pilotage de l’inventaire national des sites

miniers d’uranium Mimausa (Mémoire et impact des

mines d’uranium : synthèse et archives, disponible

sur

www.irsn.fr

). Cet inventaire des sites miniers a

été mis à jour à l’été 2013 et permet notamment un

accès à l’ensemble des bilans environnementaux remis

par Areva dans le cadre de la circulaire du 22 juillet

2009. Il sera complété à terme par un inventaire des

stériles miniers.

2. LA GESTION DES SITES ET SOLS

POLLUÉS PAR DE LA RADIOACTIVITÉ

Un site pollué par des substances radioactives se défi­

nit comme un site, abandonné ou en exploitation, sur

lequel des substances radioactives, naturelles ou artifi­

cielles, ont été ou sont mises en œuvre ou entreposées

dans des conditions telles que le site peut présenter des

risques pour la santé ou l’environnement.

La pollution par des substances radioactives peut résulter

d’activités industrielles, médicales ou de recherche impli­

quant des substances radioactives. Elle peut concerner

les lieux d’exercice de ces activités mais également leur

voisinage, immédiat ou plus éloigné. Les activités concer­

nées sont, en général, soit des « activités nucléaires »

telles que définies par le code de la santé publique, soit

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CHAPITRE 16 :

LES DÉCHETS RADIOACTIFS ET LES SITES ET SOLS POLLUÉS

Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2015