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indispensables permettant d’obtenir l’accorddes occupants.

Il n’y a eu que 9 refus sur plus de 430 diagnostics réalisés.

Ces diagnostics ont débouché sur 25 chantiers de réha­

bilitation puis de rénovation (21 en Ile-de-France et 4 à

Annemasse).

Le retour d’expérience, plus de cinq ans après le lance­

ment de l’opération, montre que celle-ci est plutôt bien

acceptée par les occupants et les associations de protec­

tion de l’environnement. La grande majorité des locaux

diagnostiqués sont exempts de pollution radiologique.

Les niveaux de pollution relevés sont faibles et confirment

l’absence d’enjeu sanitaire; la reconstitutiondosimétrique

maximale reçue est inférieure à 2,4 mSv/an (en valeur

ajoutée), valeur du même ordre de grandeur que la dose

reçue pendant une année par la population française du

fait de sources naturelles de radioactivité.

Le lancement de nouveaux diagnostics est suspendu en

Ile-de-France depuis mars 2014 à la demande du minis­

tère chargé de l’environnement, notamment afin de faire

évoluer les conditions de réalisationde l’opération. L’ ASN

souhaite que les diagnostics reprennent rapidement afin

de finaliser l’opération en Ile-de-France et de commen­

cer les diagnostics dans d’autres régions. L’ ASN estime

par ailleurs qu’il faut maintenir les objectifs ambitieux de

traitement des sites contaminés.

2.3 L’action internationale de l’ASN

dans le cadre de la gestion des sites

et sols pollués

Depuis 2012, l’ASNparticipe aux réunions de l’

Interna­

tional Working Forum on Regulatory Supervision of Legacy

Sites

8

(RSLS) organisées par l’AIEA. Le but de ce forum

est de promouvoir les échanges entre les différentes orga­

nisations en charge de la réglementation et du contrôle

des « 

legacy sites

» afin d’identifier les besoins en termes

de gestion pour ces sites, et d’identifier les moyens per­

mettant de prévenir la création des « 

legacy sites

».

Par ailleurs, l’ASN contribue aux travaux menés dans

le cadre du projet CIDER (

Constraints to Implementing

Decommissioning and Environmental Remediation project

)

initié en 2012 par l’AIEA. Ce projet vise à identifier les

principales difficultés que peuvent rencontrer les parties

contractantes, notamment dans la réhabilitation de sites,

et à proposer des outils pour les surmonter.

En2015, l’ASNa poursuivi sa collaboration avec l’Agence

deprotectionde l’environnement américaine (US-EPA,

Envi­

ronmentalProtectionAgency

), chargéede gérer leprogramme

8. Forum international sur la réglementation des sites contaminés

par des radionucléides, présentant un risque pour la santé et/ou

l’environnement et qui constituent un objet de préoccupation pour

les autorités.

«

Superfund

» permettant de protéger les citoyens améri­

cains contre les risques liés aux sites pollués par des déchets

dangereux, abandonnés ounon contrôlés, notamment les

sites pollués par des substances radioactives.

3. PERSPECTIVES

D’une façon générale, l’ASN considère que le dispositif

français pour la gestiondes déchets radioactifs, fondé sur un

corpus législatif et réglementaire spécifique, un PNGMDR

et une agence dédiée à la gestion des déchets radioactifs

indépendante des producteurs de déchets (Andra), permet

d’encadrer et demettre enœuvreunepolitiquenationalede

gestiondes déchets structurée et cohérente. L’ASNconsidère

que l’ensembledes déchets doit disposer, à terme, de filières

de gestion sûres, et notamment d’une solutionde stockage.

La mise à jour du PNGMDR qui doit intervenir en 2016

sera l’occasion de fixer de nouveaux objectifs à court et

moyen termes pour atteindre cet objectif.

La réglementation relative à la gestion

des déchets radioactifs

L’ASN finalisera en2016 la décision relative au condition­

nement des déchets radioactifs. Elle élaborera des pro­

jets de décision relatifs aux installations de stockage et

d’entreposage de déchets radioactifs ainsi qu’unprojet de

guide relatif à l’application de la décision sur les études

déchets. Ces projets feront l’objet d’une consultation des

parties prenantes et du public en 2016. L’ASN finalisera

également le guide d’application de la décision relative à

l’étude sur la gestion des déchets et au bilan des déchets

produits dans les INB.

L’ ASN sera également vigilante à ce que les travaux

de transposition de la directive 2013/59/Euratom du

5 décembre 2013 fixant les normes de base en radiopro­

tection, ne remettent pas en cause la politique française

d’absence de seuils de libération pour les déchets issus

des installations nucléaires de base tout en renforçant le

contrôle des déchets à radioactivité naturelle renforcée.

Concernant les stratégies de gestion

des déchets des exploitants

L’ASN évalue de façon périodique les stratégies mises en

place par les exploitants pour s’assurer que chaque type

de déchet dispose d’une filière adaptée et que l’ensemble

des filièresmises enplace est bien cohérent. Enparticulier,

l’ASNreste attentive à ce que les exploitants disposent des

capacités de traitement oud’entreposage nécessaires pour

gérer leurs déchets radioactifs et anticipent suffisamment

la réalisation de nouvelles installations ou les travaux de

rénovation d’installations plus anciennes. L’ ASN conti­

nuera à suivre avec attention, en 2016, les opérations de

reprise et de conditionnement de déchets anciens ou de

combustibles usés, en mettant l’accent sur celles présen­

tant les enjeux de sûreté les plus importants.

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CHAPITRE 16 :

LES DÉCHETS RADIOACTIFS ET LES SITES ET SOLS POLLUÉS

Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2015