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La gestiondes sources scellées considérées comme déchets,

et notamment leur stockage, doit prendre en compte la

double contrainte d’une activité concentrée et d’un carac­

tère potentiellement attractif en cas d’intrusion humaine

après la perte demémoire d’un stockage. Cela limite donc

les types de sources acceptables dans les stockages, notam­

ment s’ils sont de surface.

À la demande du PNGMDR 2013-2015, le CEA (qui a

assuré le secrétariat d’un groupe de travail dirigé conjoin­

tement par la Direction générale de la prévention des

risques et la Direction générale de l’énergie et du climat)

a remis à l’État fin 2014 un rapport de synthèse des tra­

vaux portant sur :

la poursuite de l’examen des conditions d’acceptabilité

par l’Andra des sources scellées en stockage ;

un lotissement consolidédes sources scellées usagées afin

de déterminer une filière de référence pour chaque lot;

concernant les centres de stockage existants, l’évalua­

tion par l’Andra des conditions permettant la prise en

charge des sources scellées usagées en faisant évoluer si

nécessaire les spécifications d’acceptation sans remettre

en cause la sûreté des centres de stockage ;

une étude des besoins en installations de traitement et

de conditionnement pour permettre leur prise en charge

dans les centres de stockage existants ou à construire ;

une étude des besoins en installations d’entreposage

intermédiaires;

la planificationoptimisée d’unpoint de vue technique et

économique des conditions de prise en charge et d’élimi­

nationdes sources scellées usagées au regarddes dispo­

nibilités des installations de traitement, d’entreposage,

de stockage et des contraintes de transport.

Par ailleurs, le décret n° 2015-231du27 février 2015per­

met aux détenteurs de sources scellées usagées de faire

appel non seulement à leur fournisseur initial, mais aussi

à tout fournisseur autorisé ou, endernier ressort, à l’Andra

pour gérer ces sources. Ces dispositions devraient per­

mettre la diminutiondes frais de collecte de ces sources et

d’assurer une filière de reprise dans toutes les situations.

La gestion des déchets des activités nucléaires

hors INB par l’Andra

L’article L. 542-12 du code de l’environnement confie à

l’Andra une mission de service public pour les déchets

issus du nucléaire de proximité. Pour autant, jusqu’en

2012, l’Andra n’était pas dotée d’installations en propre

pour la gestion des déchets du nucléaire de proximité.

De ce fait, l’Andra a établi des conventions avec d’autres

exploitants nucléaires, enparticulier leCEAqui entrepose

des déchets sur le site de Saclay.

L’Andra a engagé une reconfigurationde la filière en créant

en2012, sur leCires situé sur les communes de Morvilliers

et de La Chaise, un centre de regroupement et une instal­

lation d’entreposage pour les déchets des petits produc­

teurs hors électronucléaire. Néanmoins, les déchets tritiés

solides seront gérés dans un entreposage exploité par le

CEAetmutualisé avec les déchets d’ITER (projet Intermed).

L’ASNconsidère que la démarche engagée par l’Andra est

de nature à répondre à la mission qui lui est confiée au

titre de l’article L. 542-12 du code de l’environnement et

que celle-ci doit être poursuivie.

1.6.2 La gestion des déchets contenant

de la radioactivité naturelle renforcée

Certaines activités professionnelles mettant en œuvre

des matières premières contenant naturellement des

radionucléides non utilisés en raison de leurs proprié­

tés radioactives peuvent conduire à augmenter l’activité

massique dans les produits, résidus ou déchets issus

de celles-ci. On parle alors de radioactivité naturelle

renforcée. La plupart de ces activités sont (ou étaient)

réglementées au titre des ICPE et sont répertoriées par

l’arrêté du 25 mai 2005 relatif aux activités profession­

nelles mettant en œuvre des matières premières conte­

nant naturellement des radionucléides non utilisés en

raison de leurs propriétés radioactives.

Les déchets contenant de la radioactivité naturelle renfor­

cée peuvent être pris en charge dans différents types d’ins­

tallations, en fonction de leur activité massique :

dans un centre de stockage de déchets, autorisé par

arrêté préfectoral, si les conditions d’acceptationprévues

par la circulaire du 25 juillet 2006 relative aux installa­

tions classées « Acceptation de déchets à radioactivité

naturelle renforcée ou concentrée dans les centres de

stockage de déchets » sont remplies ;

dans le centre de stockage des déchets de très faible

activité Cires;

dans une installation d’entreposage. Certains de ces

déchets sont en effet en attente d’une filière d’élimina­

tion et notamment de la mise en service d’un centre de

stockage des déchets FA-VL.

Quatre installations de stockage sont autorisées à recevoir

des déchets à radioactivité naturelle renforcée ; il s’agit

des installations de stockage de déchets dangereux de :

Villeparisis, en Ile-de-France, autorisée jusqu’au

31 décembre 2020, pour une capacité annuelle de

250000 t/an;

Bellegarde, en Languedoc-Roussillon, autorisée

jusqu’au 4 février 2029, pour une capacité annuelle de

250000 t/an jusqu’en 2018 et 105000 t/an au-delà;

Champteussé-sur-Baconne, en Pays de la Loire,

autorisée jusqu’en 2049, pour une capacité annuelle

de 55000 t/an ;

Argences, enBasse-Normandie, autorisée jusqu’en2023,

pour une capacité annuelle de 30000 t/an.

Le PNGMDR 2013-2015 a demandé la mise en œuvre

d’évolutions réglementaires afin d’améliorer la connais­

sance des gisements de déchets à radioactivité naturelle

renforcée et d’accroître leur traçabilité.

Dans le cadre de la transposition de la directive 2013/59/

Euratomdu 5 décembre 2013 fixant les normes de base

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CHAPITRE 16 :

LES DÉCHETS RADIOACTIFS ET LES SITES ET SOLS POLLUÉS

Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2015