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1. ANTICIPER

La protection des populations vis-à-vis des risques des

INB s’appuie sur plusieurs piliers:

la réduction du risque à la source, par laquelle l’exploi-

tant doit prendre toutes les dispositions pour réduire

les risques à un niveau aussi bas que possible dans des

conditions économiquement acceptables;

les plans d’urgence et les plans de secours, visant à pré-

venir et limiter les conséquences d’un accident ;

la maîtrise de l’urbanisation autour des INB ;

l’information des populations.

1.1 Prévoir et planifier

1.1.1 Les plans d’urgence et les plans de secours

relatifs aux INB

Les plans d’urgence relatifs aux accidents survenant dans

une INBdéfinissent lesmesures nécessaires pour protéger

le personnel du site, la population et l’environnement et

pour maîtriser l’accident.

Le plan d’urgence interne (PUI), établi par l’exploitant,

a pour objet de ramener l’installation à un état sûr et de

limiter les conséquences de l’accident. Il précise l’organi-

sation et les moyens à mettre enœuvre sur le site. Il com-

prend également les dispositions permettant d’informer

rapidement les pouvoirs publics. En applicationdudécret

n° 2007-1557 du 2 novembre 2007, le PUI est une des

pièces du dossier adressé par l’exploitant à l’ASN, en vue

de la mise en service de son installation. Les obligations

de l’exploitant en termes de préparation et de gestion des

situations d’urgence sont fixées par l’arrêté du 7 février

2012 fixant les règles générales relatives aux installations

nucléaires de base (titre VII). Ces obligations seront pré-

cisées par une décision de l’ASNen cours de préparation.

Le plan particulier d’intervention (PPI) est établi par le

préfet dudépartement concerné en applicationdudécret

n° 2005-1158 du 13 septembre 2005,

« en vue de la pro-

tection des populations, des biens et de l’environnement, pour

faire face aux risques particuliers liés à l’existence d’ouvrages

et d’installations dont l’emprise est localisée et fixe. Le PPImet

L

es activités nucléaires

sont exercées de façon à prévenir les accidents, mais aussi

à en limiter les conséquences. Malgré toutes les précautions prises, un accident ne

peut jamais être exclu et il convient de prévoir, tester et réviser régulièrement les

dispositions nécessaires pour faire face et gérer une situationd’urgence radiologique.

Les situations d’urgence radiologique, qui découlent d’un incident oud’un accident

risquant d’entraîner une émission de substances radioactives ou un niveau de radioactivité

susceptible de porter atteinte à la santé publique, incluent ainsi :

les situations d’urgence survenant dans une installation nucléaire de base (INB) ;

les accidents de transport de substances radioactives ;

les situations d’urgence survenant dans le domaine du nucléaire de proximité.

Les situations d’urgence affectant des activités nucléaires peuvent également présenter des

risques non radiologiques, tels que l’incendie, l’explosion ou le rejet de substances toxiques.

Ces situations d’urgence font l’objet de dispositions matérielles et organisationnelles spéci-

fiques, qui incluent les plans de secours et impliquent à la fois l’exploitant ou le responsable

d’activité et les pouvoirs publics.

L’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) participe à la gestion de ces situations pour les questions

relatives au contrôle de la sûreté nucléaire et de la radioprotection et, en s’appuyant sur

l’expertise de son appui technique l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN),

remplit quatre grandes missions qui sont :

s’assurer du bien-fondé des dispositions prises par l’exploitant et le contrôler ;

apporter son conseil au Gouvernement et à ses représentants au niveau local ;

participer à la diffusion de l’information ;

assurer la fonction d’autorité compétente dans le cadre des conventions internationales.

Par ailleurs, l’ASNamis enplace en2005un comité directeur pour préparer, dans la continuité

de la gestion d’une situation d’urgence radiologique, la gestion de la phase post-accidentelle

(Codirpa). La doctrine relative aux périodes de sortie de la phase d’urgence, de transition et

de long terme, a été publiée en novembre 2012.

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CHAPITRE 05 :

LES SITUATIONS D’URGENCE RADIOLOGIQUE ET POST-ACCIDENTELLES

Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2015