Table of Contents Table of Contents
Previous Page  165 / 536 Next Page
Information
Show Menu
Previous Page 165 / 536 Next Page
Page Background

auxpremiersintervenants(Servicedépartementald’incendie

et de secours – SDIS et forces de l’ordre notamment), à

partir des constats faits sur les lieuxde l’accident, d’engager

de façon réflexe les premières actions de protection des

populations et de diffuser l’alerte.

1.1.3 La réponse aux autres situations

d’urgence radiologique

Endehors des incidents qui affecteraient des installations

nucléaires ouun transport de substances radioactives, les

situations d’urgence radiologique peuvent aussi survenir :

durant l’exploitation d’une activité nucléaire à finalité

médicale, de recherche ou industrielle;

en cas de dissémination volontaire ou involontaire de

substances radioactives dans l’environnement;

à l’occasion de la découverte de sources radioactives

dans des lieux non prévus à cet effet.

Il est alors nécessaire d’intervenir afin de faire cesser tout

risque d’exposition des personnes aux rayonnements

ionisants.

L’ASN a élaboré, en liaison avec les ministères et les inter-

venants concernés, la circulaire interministérielleDGSNR/

DHOS/DDSCn° 2005/1390du23 décembre2005. Celle-ci

en œuvre les orientations de la politique de sécurité civile en

matière de mobilisation de moyens, d’information et d’alerte,

d’exercice et d’entraînement »

. Ce décret précise également

quelles sont les caractéristiques des installations ououvrages

pour lesquels le préfet doit obligatoirement définir unPPI.

Le PPI précise les premières actions de protection de la

population àmettre enœuvre, lesmissions des différents

services concernés, les schémas de diffusion de l’alerte et

lesmoyensmatériels et humains susceptibles d’être enga-

gés pour la protection des populations.

Le PPI s’inscrit dans le dispositif Orsec (Organisationde la

réponse de sécurité civile), qui décrit les mesures de pro-

tection mises en œuvre lors de crises de grande ampleur.

Ainsi, au-delà du périmètre établi par le PPI, le dispositif

Orsec départemental ou zonal, modulaire et progressif,

s’applique pleinement.

Plus largement, la directive interministérielle du 7 avril

2005 relative à l’action des pouvoirs publics en cas d’évé-

nement entraînant une situation d’urgence radiologique

détermine le cadre de l’organisation des pouvoirs publics

ainsi que les dispositions à prendre par les autorités en cas

d’événement susceptibled’entraîner une situationd’urgence

radiologique conduisant au déclenchement du dispositif

Orsec ou PPI-Orsec ou d’un plan de la famille Pirate

1

.

1.1.2 Les plans de réponse aux accidents

de transport de substances radioactives

Les transports de substances radioactives représentent près

d’unmillionde colis transportés enFrance chaque année.

D’un colis à l’autre, les dimensions, la masse, l’activité

radiologique et les enjeux de sûreté associés peuvent for-

tement varier.

En applicationdu règlement international du transport de

matières dangereuses, les intervenants dans le transport de

marchandises dangereuses doivent prendre les mesures

appropriées selon la nature et l’ampleur des dangers pré-

visibles, afind’éviter les dommages et, le cas échéant, d’en

minimiser les effets. Ces mesures sont décrites dans un

plan de gestion des événements liés au transport de subs-

tances radioactives. Le contenu souhaitable de ces plans

est défini dans le guide de l’ASN n° 17.

Pour faire face à l’éventualité d’un accident de transport

de substances radioactives dans sondépartement, chaque

préfet inclut dans sadéclinaisonduplannational de réponse

« Accident nucléaire ou radiologique majeur » un volet

consacré aux accidents de transport de substances radio­

actives. Au vu de la diversité des transports possibles, ce

volet définit des critères et des actions simples permettant

1. Plans d’intervention qui s’intègrent dans un dispositif

global de vigilance, de prévention, de protection et de lutte

contre le terrorisme.

Le plan national de réponse

« Accident nucléaire ou radiologique majeur »

L’ASN a participé à l’élaboration du plan national de réponse

« Accident nucléaire ou radiologique majeur » sous l’égide

du Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale

(SGDSN), service relevant du Premier ministre. Publié en

février 2014, le plan manifeste l’exigence du Gouvernement

en matière de sûreté des installations et des transports

nucléaires et permet de répondre à des situations d’urgence

de toute nature. Il vient compléter les dispositifs de planification

existants au niveau local (PUI et PPI) et précise l’organisation

nationale en cas d’accident nucléaire.

Ce plan national de réponse prend en compte l’évolution des

techniques de modélisation et de mesure permettant de mieux

anticiper les conséquences possibles d’un accident, de les

limiter et de mesurer plus rapidement leurs conséquences.

Il intègre également les éléments de doctrine post-accidentelle

établis par le Codirpa, la dimension internationale des crises

et les possibilités d’aide mutuelle en cas d’événement.

En 2015, la déclinaison au niveau local de ce plan dans

les départements français a été engagée, sous l’égide

des préfets de zone de défense et de sécurité. Elle doit tenir

compte de la diversité des situations territoriales et passera

en premier lieu par la mise à jour des éléments de planification

existants selon la méthode proposée par le guide édité par

le ministère de l’Intérieur fin 2014.

À NOTER

165

CHAPITRE 05 :

LES SITUATIONS D’URGENCE RADIOLOGIQUE ET POST-ACCIDENTELLES

Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2015