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Orsec. Àce titre, il est responsable de la coordinationdes

moyens engagés dans le PPI, publics et privés,matériels

et humains. Il veille à l’information des populations et

des maires. L’ASN, au travers de sa division territoriale,

assiste le préfet pour l’élaboration des plans et pour la

gestion de la situation;

le maire de la commune, par sa proximité, joue un

rôle important dans l’anticipation et l’accompagne-

ment des mesures de protection des populations.

À cet effet, le maire d’une commune comprise dans le

champ d’application d’un plan particulier d’interven-

tion doit établir et mettre enœuvre un plan communal

de sauvegarde pour prévoir, organiser et structurer les

mesures d’accompagnement des décisions du préfet.

Il est également un relais d’information et de sensibi-

lisation auprès des populations lors des campagnes de

distribution d’iode.

1.3.2 L’organisation nationale

En cas d’accident grave, une cellule interministérielle

de crise (CIC) est mise en place. Les services des minis-

tères concernés au titre de leur mission, ainsi que l’ASN,

s’organisent pour conseiller le préfet au niveau local et

le Gouvernement à travers la CIC sur les actions de pro-

tection à prendre. Ils fournissent les informations et avis

susceptibles de permettre d’apprécier l’état de l’installa-

tion, l’importance de l’incident ou de l’accident, ses évo-

lutions possibles et les actions nécessaires à la protection

des populations et de l’environnement.

Le Premier ministre, en charge de la gestion de toute

crise majeure, active la CIC. Les principaux interve-

nants susceptibles d’être réunis au sein de la CIC sont

les suivants :

le Premier ministre, lors des points de situation,

appuyé par le SGDSN chargé de veiller à la cohérence

interministérielledesmesures planifiées encas d’accident

et à la planification d’exercices et à leur évaluation.

Il coordonne l’actiongouvernementale encas de situation

d’urgence radiologique ou nucléaire;

le ministère chargé de l’intérieur ;

le ministère chargé de la santé ;

le ministère chargé de l’environnement;

le ministère chargé des affaires étrangères ;

le ministère chargé de la défense à travers l’Autorité

de sûreté nucléaire de défense (ASND), qui est l’au-

torité compétente pour le contrôle de la sûreté des

installations nucléaires de base secrètes (INBS), des

systèmes nucléaires militaires (SNM) et des trans-

ports intéressant la défense. Un protocole entre l’ASN

et l’ASND a été signé le 26 octobre 2009 pour assu-

rer la coordination entre ces deux entités lors d’un

accident affectant une activité contrôlée par l’ASND

et pour faciliter la transition de la phase d’urgence

gérée par l’ASND vers la phase post-accidentelle pour

laquelle l’ASN est compétente (ce protocole est en

cours de révision) ;

l’ASN, pour la gestion des situations d’urgence radio-

logique. Ses missions sont détaillées au point 2.1.1.

D’autres ministres et administrations ou établissements

intéressés (tels que l’IRSN, Météo-France) ainsi que des

responsables d’exploitants nucléaires nationaux concer-

nés (par exemple EDF, le CEA ou Areva) peuvent y être

convoqués le cas échéant. L’IRSNetMétéo-France agissent

en tant qu’organismes publics d’expertise en situation de

crise nucléaire.

1.4 Préparer les actions

de protection du public

Les actions de protection des populations qui peuvent

être mises en œuvre durant la phase d’urgence ainsi que

les premières actions menées au titre de la phase post-accidentelle visent àprotéger les populations de l’exposition

aux rayonnements ionisants et aux substances chimiques

et toxiques éventuellement présentes dans les rejets. Ces

actions font partie des PPI.

1.4.1 Les actions de protection générale

Encas d’accident grave susceptibled’occasionner des rejets,

à titre préventif, plusieurs actions peuvent être envisagées

par le préfet pour protéger la population :

la mise à l’abri et à l’écoute: les personnes concernées,

alertées par une sirène, se mettent à l’abri chez elles ou

dans un bâtiment, toutes ouvertures soigneusement

closes, et y restent à l’écoute des consignes du préfet

transmises par la radio;

l’ingestion de comprimés d’iode stable : sur ordre du

préfet, les personnes susceptibles d’être exposées à des

rejets d’iodes radioactifs sont invitées à ingérer la dose

prescrite de comprimés d’iodure de potassium;

l’évacuation : en cas de menace imminente de rejets

radioactifs importants, le préfet peut ordonner l’éva-

cuation. Les populations sont alors invitées à préparer

un bagage, mettre en sécurité leur domicile et quitter

celui-ci pour se rendre au point de rassemblement le

plus proche.

En cas de rejet effectif de substances radioactives dans l’en-

vironnement, des actions destinées à préparer la gestion

de la phase post-accidentelle sont décidées ; elles reposent

sur la définition d’un zonage du territoire qui sera mis en

place lors de la sortie de la phase d’urgence et incluent :

une zonedeprotectionde lapopulation (ZPP) à l’intérieur

de laquelle des actions sont nécessaires pour réduire,

à un niveau aussi bas que raisonnablement possible,

l’expositiondespopulationsdueàlaradioactivitéambiante

et à l’ingestion de denrées contaminées ;

une zone de surveillance renforcée des territoires (ZST),

plus étendue et davantage tournée vers une gestion éco-

nomique, au seinde laquelle une surveillance spécifique

des denrées alimentaires et des produits agricoles sera

mise en place;

le cas échéant, à l’intérieur de la ZPP, est introduit un

périmètre, dit d’éloignement, défini en fonction de la

radioactivité ambiante (expositionexterne). Les résidents

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CHAPITRE 05 :

LES SITUATIONS D’URGENCE RADIOLOGIQUE ET POST-ACCIDENTELLES

Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2015