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doivent en être éloignés pour une durée plus oumoins

longue en fonction du niveau d’exposition dans leur

milieu de vie.

1.4.2 Les comprimés d’iode

L’ingestion de comprimés d’iode stable permet de saturer

la glande thyroïde et de la protéger des effets cancérigènes

des iodes radioactifs.

La circulaire du 27 mai 2009 définit les principes régissant

les responsabilités respectives de l’exploitant d’une INB

et de l’État en matière de distribution d’iode. L’ exploi-

tant est le responsable de la sûreté de ses installations.

Cette circulaire prévoit que l’exploitant finance les cam-

pagnes d’information du public au sein du périmètre PPI

et assure une distribution préventive des comprimés

d’iode stable de façon permanente et gratuite en s’ap-

puyant sur le réseau des pharmacies.

En 2016, une nouvelle campagne nationale de distribu-

tion de comprimés d’iode, supervisée par l’ASN, est lan-

cée auprès des populations situées dans la zone couverte

par les PPI autour des centrales nucléaires exploitées par

EDF (voir chapitre 6). L’ objectif de cette distribution est

de conduire à un taux de couverture global de la popu-

lation le plus élevé possible mais également de sensibi-

liser les populations et les responsables locaux (maires)

sur le risque encouru et sur les consignes à suivre le cas

échéant, par le biais de supports de communication spé-

cifiques et de réunions locales d’information.

D’autres installations nucléaires civiles sont susceptibles

de rejeter de l’iode radioactif en cas d’accident grave

(centres nucléaires de Saclay et de Cadarache et l’Institut

Laue-Langevin – ILL – de Grenoble). Les populations

situées dans la zone couverte par leur PPI devraient béné-

ficier ultérieurement d’une campagne similaire.

Au-delà de la zone couverte par le PPI, des stocks de com-

primés sont constitués afin de couvrir le reste du terri-

toire national. À cet égard, les ministères en charge de la

santé et de l’intérieur ont décidé la constitution de stocks

de comprimés d’iodemis en place et gérés par l’Établisse-

ment de préparation et de réponse aux urgences sanitaires

(EPRUS). Chaque préfet définit dans sondépartement les

modalités de distribution à la population en s’appuyant

en particulier sur les maires. Ce dispositif est décrit dans

une circulaire en date du 11 juillet 2011. En application

de cette circulaire, les préfets ontmis enplace des plans de

distributiondes comprimés d’iode en situationd’urgence

radiologique qui peuvent faire l’objet d’exercices dans le

cadre de la déclinaison territoriale du plan national de

réponse à un accident nucléaire ou radiologique majeur.

1.4.3 La prise en charge des personnes contaminées

Dans le cas d’une situation d’urgence radiologique, un

nombre important de personnes pourrait être contaminé

par des radionucléides. Cette contamination pourrait

poser des difficultés de prise en charge spécifique par

les équipes de secours.

La circulaire n° 800/SGDN/PSE/PPS du 18 février 2011

précise la doctrine nationale d’emploi des moyens de

secours et de soins face à une action terroriste utilisant

des substances radioactives. Ces dispositions, qui s’ap-

pliquent également à un accident nucléaire ou radio-

logique, visent à mettre en œuvre, sur l’ensemble du

territoire national, une méthodologie unifiée d’emploi

des moyens afin d’en optimiser l’efficacité. Elles ont

vocation à être adaptées aux situations rencontrées.

Le guide

Interventionmédicale en cas d’événement nucléaire

ou radiologique

publié en 2008, dont la rédaction a été

coordonnée par l’ASN, vient accompagner la circulaire

DHOS/HFD/DGSNR n° 2002/277 du 2 mai 2002 rela-

tive à l’organisation des soins médicaux en cas d’acci-

dent nucléaire ou radiologique, en rassemblant toutes

les informations utiles pour les intervenants médicaux

en charge du ramassage et du transport des blessés ainsi

que pour les personnels hospitaliers qui les accueillent

dans les établissements de soins. Sous l’égide du SGDSN,

un groupe de travail rassemblant les rédacteurs de ce

guide a été constitué fin 2015 pour entamer sa révision

afin de prendre en compte certaines évolutions des pra-

tiques depuis 2008.

1.5 Appréhender les conséquences

à long terme

La phase dite « post-accidentelle » concerne le traite-

ment dans le temps des conséquences d’une contami-

nation durable de l’environnement par des substances

radioactives après un accident nucléaire. Elle recouvre

le traitement des diverses conséquences (économiques,

sanitaires, sociales) et par nature complexes, qui devraient

être traitées sur le court, lemoyen, voire le long terme, en

vue d’un retour à une situation jugée acceptable.

Les conditions de remboursement des dommages consé-

cutifs à un accident nucléaire sont actuellement pré-

vues par la loi n° 68-943 du 30 octobre 1968 modifiée

relative à la responsabilité civile dans le domaine de

l’énergie nucléaire. La France a par ailleurs ratifié les

protocoles signés le 12 février 2004 qui ont renforcé les

conventions de Paris du 29 juillet 1960 et de Bruxelles

du 31 janvier 1963 relatives à la responsabilité civile

dans le domaine de l’énergie nucléaire. Ces protocoles

et les mesures nécessaires à leur application sont d’ores

et déjà codifiés dans le code de l’environnement (sec-

tion I du chapitre VII du titre IX du Livre V). La loi

du 17 août 2015 relative à la transition énergétique

pour la croissance verte (loi TECV) prévoit l’entrée

en vigueur en février 2016 de ces dispositions et des

nouveaux seuils de responsabilité fixés par les deux

protocoles, sans attendre leur ratification par tous les

États signataires.

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CHAPITRE 05 :

LES SITUATIONS D’URGENCE RADIOLOGIQUE ET POST-ACCIDENTELLES

Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2015