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au post-accident, avec l’objectif de proposer périodique-

ment des mises à jour de la doctrine.

Trois groupes de travail ont étémis en place en 2014, l’un

portant sur la doctrine relative à un rejet de longue durée,

l’autre sur l’implication des acteurs des territoires dans la

préparation à la gestion post-accidentelle et le troisième

sur l’implication des professionnels de santé. Le groupe

de travail relatif à un rejet de longue durée a rendu son

rapport en 2015.

En lien avec le retour d’expérience de l’accident de

Fukushima, un nouveau groupe de travail a été consti-

tué en 2015 sur la gestion des déchets en situation post-accidentelle, qui associe des membres du Codirpa et du

Plan national de gestion des matières et déchets radioac-

tifs (PNGMDR). Par ailleurs, des sujets pour lesquels un

approfondissement des éléments de doctrine sera envi-

sagé en 2016 ont d’ores et déjà été identifiés. Ils portent

notamment sur la gestion des produits manufacturés, la

gestionde l’eau et desmilieuxmarins, ou encore lamesure

radiologique en situation post-accidentelle.

Le rapport du séminaire pluraliste sur l’évaluation éco-

nomique du risque d’accident nucléaire organisé en

octobre 2014 par l’ASN a été diffusé en 2015. L’ ASN a

engagé les démarches nécessaires pour promouvoir aux

niveaux national et international le développement d’ac-

tions de recherche sur ce sujet.

2. AGIR EN SITUATIONS D’URGENCE

ET POST-ACCIDENTELLES

Les plans d’urgence prévoient l’intervention demultiples

acteurs dont les missions respectives doivent être claire-

ment définies ainsi que leurs interactions, de façon à assu-

rer la bonne coordination de leurs actions. L’ organisation

de chacun des acteurs participant à la réponse de l’État en

cas de situation d’urgence radiologique et leurs interac-

tions sont en effet essentielles à une bonne gestion de ce

type de situation. Les missions et l’organisation de l’ASN

en situation d’urgence sont ainsi précisément définies. La

coordination avec les autorités internationales est égale-

ment essentielle, tant au niveau bilatéral qu’à l’échelle

internationale.

2.1 Assurer toutes ses missions

en situation d’urgence

En raison de leur ampleur, les crises majeures exigent la

mise enœuvre d’une réponse globale de l’État qui implique

notamment les services du Premier ministre (SGDSN)

et les différents ministères, en particulier le ministère de

l’Intérieur, en charge de la protection civile. Ainsi, auplan

local, le préfet agit en tant que directeur des opérations

de secours. Publié en février 2014, le plan national de

réponse « Accident nucléaire ou radiologique majeur »

permet de répondre à des situations d’urgence de toute

nature, couvre l’ensemble du territoire, et décrit l’organi-

sation qui serait mise en place.

2.1.1 Les missions de l’ASN

En situation d’urgence, l’ASN, avec l’appui de l’IRSN, a

pour missions:

de contrôler les dispositions prises par l’exploitant et de

s’assurer de leur pertinence;

d’apporter son conseil auGouvernement et à ses repré-

sentants au niveau local;

de participer à la diffusion de l’information ;

d’assurer la fonctiond’autorité compétente dans le cadre

des conventions internationales sur la notification rapide

et sur l’assistance.

Le contrôle des dispositions prises par l’exploitant

Demême qu’en situation normale, l’ASN exerce en situa-

tion accidentelle sa mission d’autorité de contrôle. Dans

ce contexte particulier, l’ASN s’assure que l’exploitant

exerce pleinement ses responsabilités pour maîtriser l’ac-

cident, en limiter les conséquences et informer rapide-

ment et régulièrement les pouvoirs publics. Elle s’appuie

sur les évaluations de l’IRSN et peut à tout moment

prescrire à l’exploitant des évaluations ou des actions

rendues nécessaires, sans se substituer à celui-ci dans

la conduite technique.

Le conseil au Gouvernement et au préfet

La décision du préfet sur les mesures à prendre pour assu-

rer la protection de la population en situations d’urgence

radiologique et post-accidentelles dépend des consé-

quences effectives ou prévisibles de l’accident autour

du site. Il appartient à l’ASN de faire des recomman-

dations au Gouvernement et au préfet, en intégrant

l’analyse menée par l’IRSN. Cette analyse porte à la fois

sur le diagnostic de la situation (compréhension de la

situation de l’installation accidentée, conséquences pour

l’homme et l’environnement) et sur le pronostic (éva-

luation des développements possibles, et notamment

des rejets radioactifs). Cet avis porte notamment sur

les mesures à mettre en œuvre pour la protection sani-

taire du public.

La diffusion de l’information

L’ASN intervient de plusieurs façons dans la diffusion de

l’information auprès:

des médias et du public: l’ASN contribue à l’informa-

tion des médias et du public et des parties prenantes

sous différentes formes (communiqués, conférences

de presse); il importe que cette action soit assurée en

étroite coordination avec les autres entités amenées à

communiquer (préfet, exploitant aux niveaux local et

national…);

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CHAPITRE 05 :

LES SITUATIONS D’URGENCE RADIOLOGIQUE ET POST-ACCIDENTELLES

Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2015