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définition de la stratégie, des besoins et des moyens d’as-

sistance internationale et audéveloppement du réseaude

réponse aux demandes d’assistance

via

le réseau RANET

(Response Assistance Network)

.

En complément des quatre comités historiques pour l’éla-

borationde ses normes de sûreté, l’AIEAa créé en2015un

nouveau comité baptisé EPReSC

(Emergency Preparedness

and Response Standards Committee)

, relatif aux situations

d’urgence. Les normes dans ce domaine étaient jusqu’alors

suivies par les autres comités existants. Ledocument leplus

élevé dans la hiérarchie des normes dans ce domaine est le

GSR Part 7, publié en novembre 2015. La première réu-

niondunouveau comité s’est tenue début décembre 2015

et l’ASN y a représenté la France.

L’ ASN collabore également avec l’AEN, sous l’égide de

laquelle elle organisera l’exercice INEX 5 en 2016 (avec

la participation des différents acteurs français de la ges-

tion de crise) et participe au

Working Party on Nuclear

Emergency Matters

(WPNEM).

Au niveau européen, l’ASN participe au groupe de tra-

vail « Emergencies » rapportant à l’association des chefs

d’autorités européennes de contrôle de la radioprotec-

tion (HERCA) et en assure le secrétariat. Ce groupe est

chargé de proposer des actions de protection des popu-

lations harmonisées au plan européen d’une part en cas

d’accident en Europe, d’autre part en cas d’accident plus

lointain à la lumière des enseignements de l’accident de

Fukushima. Ce groupe est également constitué pour

L’observation de l’exercice de crise nucléaire

« Southern Exposure 15 »

à la centrale

de Robinson en juillet 2015

Sur invitation du ministère de l’Énergie des États-Unis

(DOE,

Department of Energy)

, l’ASN a observé en

juillet 2015 l’exercice de crise nucléaire national

« Southern Exposure 15 »

depuis Florence, Caroline du Sud.

Cet exercice de grande ampleur a mobilisé 700 personnes.

Une quarantaine d’observateurs étrangers, issus de 11 pays

(Canada, Japon, Corée du Sud, France, Israël, Pologne,

Taïwan…) et deux organisations internationales (AEN et

AIEA) étaient présents. Les rôles de la NRC

(Nuclear Regulatory Commission)

et de l’ASN diffèrent en

gestion de crise : aux États-Unis, c’est l’exploitant qui est

chargé de faire les recommandations d’actions de protection

des populations aux autorités, et non la NRC, qui effectue

une contre-expertise des recommandations. Les décisions

concernant les mesures de protection des populations sont

fondées sur la situation réelle de l’état de l’installation et non

sur des prévisions issues de modélisation. La responsabilité

de leur mise en œuvre incombe à l’État fédéré, au comté ou

à la municipalité selon les États. Tous les intervenants,

y compris l’exploitant, travaillent conjointement dans

l’objectif de protéger au mieux les populations.

À NOTER

partie par lesmembres nommés par l’association des chefs

d’autorités européennes de sûreté nucléaire (WENRA).

2.2.3 L’assistance internationale

Ladirective interministérielledu30 novembre 2005définit

lesmodalités d’assistance internationale lorsque la France

est sollicitée ou lorsqu’elle requiert elle-même une assis-

tance en cas de situation d’urgence radiologique. Elle éta-

blit pour chaque ministère l’obligation de tenir à jour

et de communiquer à l’ASN, désignée comme autorité

compétente, l’inventaire de ses capacités d’intervention

en experts, matériels, matériaux etmoyensmédicaux. En

tant que coordonnateur desmoyens nationauxd’assistance

(base de données RANET), l’ASN participe aux travaux

de l’AIEA consacrés à lamise enœuvre opérationnelle de

l’assistance internationale.

Depuis 2008, la France a été sollicitée à plusieurs reprises

pour assister unpays étranger dans le cadred’une situation

d’urgence radiologique. À titred’exemple, l’ASNa été régu-

lièrement sollicitée les années passées pour des demandes

d’assistance concernant des personnes exposées acciden-

tellement à des sources radioactives de haute activité.

3. EXPLOITER LES ENSEIGNEMENTS

3.1 S’exercer

L’ objectif principal des exercices d’urgence nucléaire et

radiologique est de tester le dispositif prévu en cas de

situation d’urgence radiologique afin :

de s’assurer que les plans sont tenus à jour, connus des

responsables et des intervenants à tous niveaux et que

les procédures d’alerte et de coordination qu’ils com-

portent sont efficaces;

d’entraîner les personnes qui seraient impliquées dans

une telle situation;

de mettre en œuvre les différents aspects de l’organisa-

tion et les procédures prévues par les directives intermi-

nistérielles les plans de secours, les plans communaux

de sauvegarde et les diverses conventions ;

de développer une approche pédagogique vers la popu-

lation, afinque toute personne puisse plus efficacement

concourir par son comportement à la sécurité civile.

Ces exercices, encadrésparune instruction interministérielle

annuelle, associent l’exploitant, lesministères, les préfec-

tures et les services départementaux, l’ASN, l’ASND, l’IRSN

et Météo-France. Ils visent à tester l’efficacité des disposi-

tifs d’évaluation de la situation, à placer l’installation ou

le colis dans un état sûr, à prendre les mesures adéquates

pour protéger les populations et à assurer une bonne com-

munication vers lesmédias et les populations intéressées.

Parallèlement, les exercices permettent de tester le dispo-

sitif d’alerte des instances nationales et internationales.

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CHAPITRE 05 :

LES SITUATIONS D’URGENCE RADIOLOGIQUE ET POST-ACCIDENTELLES

Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2015