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au besoin à l’expertise des directions nationales. Afin de

renforcer la gradation de la réponse et l’organisation de

l’ASN en cas de crise, pour des situations ne nécessitant

pas le gréement du centre d’urgence, le dispositif a été

adapté pour prévoir la mise en place au niveau national

d’une cellule d’appui afin de soutenir la division concer-

née. Le format et les missions de cette cellule sont adap-

tés à chaque situation.

Une fois les pouvoirs publics alertés, l’intervention com-

porte généralement quatre phases principales : la prise

en charge des personnes impliquées, la confirmation du

caractère radiologique de l’événement, la mise en sécu-

rité de la zone et la réduction de l’émission, enfin la mise

en propreté.

Le préfet ou le maire coordonne les équipes d’interven-

tion en tenant compte de leur compétence technique et

décide des actions de protection en s’appuyant sur les plans

qu’il a élaborés (Orsec et PPI pour les préfets, plans com-

munaux de sauvegarde pour les maires). Au plan local,

les maires peuvent notamment s’appuyer sur les cellules

mobiles d’intervention radiologique (CMIR) des services

d’incendie et de secours.

Dans ces situations, la responsabilité de la décision et de

la mise en œuvre des actions de protection appartient :

au chef de l’établissement exerçant une activité nucléaire

(hôpital, laboratoire de recherche…) qui met enœuvre

le PUI prévu à l’article L. 1333-6 du code de la santé

publique (si les risques présentés par l’installation le jus-

tifient) ou au propriétaire du site pour ce qui concerne

la sécurité des personnes à l’intérieur du site ;

au maire ou au préfet pour ce qui concerne la sécu-

rité des personnes sur le domaine accessible au public.

2.2 Assurer une coordination

efficace avec les autorités

internationales

Compte tenu des répercussions potentielles qu’un acci-

dent peut avoir à l’étranger, il importe que les informations

et les interventions des différents pays concernés soient

les mieux coordonnées possible. À cette fin, l’AIEA et la

Commission européenne proposent aux États membres

des outils permettant la notification et l’assistance en

cas d’urgence radiologique. L’ ASN a contribué active-

ment à l’élaboration de ces outils, notamment au nou-

vel outil de l’AIEA, USIE

(Unified System for Information

Exchange in Incidents and Emergencies),

présent au centre

d’urgence de l’ASN et testé à chaque exercice.

Indépendamment des accords bilatéraux sur les

échanges d’informations en cas d’incident ou d’acci-

dent pouvant avoir des conséquences radiologiques,

la France s’est engagée à appliquer la convention sur

la notification rapide d’un accident nucléaire adoptée

le 26 septembre 1986 par l’AIEA et la décision Eura-

tom du 14 décembre 1987 concernant les modalités

communautaires pour l’échange rapide d’informa-

tions dans le cas d’une situation d’urgence radiolo-

gique. Par ailleurs, la France a signé le 26 septembre

1986 la convention adoptée par l’AIEA sur l’assistance

SCHÉMA 2 :

le rôle de l’ASN en situation de crise nucléaire

COD: Centre opérationnel départemental

CIC: Cellule interministérielle de crise

CICNR: Comité interministériel aux crises nucléaires ou radiologiques

CLI: Commission locale d’information

HCTISN: Haut Comité pour la transparence et l’information sur la sécurité nucléaire

PC: Poste de commandement

Exploitant

Contrôle

Inspections

Prescriptions

Recommandations

de protection

des populations

Information

des publics

Information

Assistance

internationale

Un inspecteur

ASN

Médias

Parties prenantes

(CLI, HCTISN…)

Un représentant

ASN

Processus structuré

et organisé

CIC -CICNR

Gouvernement

Préfet COD

Deux

représentants

ASN

Un

représentant

ASN

Ambassade

AIEA -UE

Autrespays

ASN

(Siège)

Collège + PC technique

+ PC communication

IRSN

(Siège)

Centre technique de crise

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CHAPITRE 05 :

LES SITUATIONS D’URGENCE RADIOLOGIQUE ET POST-ACCIDENTELLES

Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2015