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La mise enœuvre d’une astreinte permettra de gagner en

robustesse et en efficacité pour garantir une mobilisation

rapide des agents.

Le schéma 2présente de façon synthétique le rôle de l’ASN

en situationd’urgence radiologique. Ce schéma fonction-

nel illustre l’importance du représentant de l’ASN auprès

dupréfet, qui relaie et explique les recommandations pro-

venant du centre d’urgence de l’ASN.

Le tableau1montre lepositionnement des pouvoirs publics

(le Gouvernement, l’ASN et les experts techniques) et

des exploitants en situation d’urgence radiologique. Ces

acteurs interviennent dans leurs champs de compétence

respectifs relatifs à l’expertise, à la décision, à l’action et à

la communication, pour lesquels des audioconférences

régulières sont organisées. Les échanges conduisent aux

décisions et orientations relatives à la sûreté de l’installation

et à la protection de la population. Demême, les relations

entre les cellules de communication et les porte-parole des

centres de crise assurent la cohérence de l’information du

public et des médias.

S’organiser pour toute autre situation

d’urgence radiologique

Un numéro vert d’urgence radiologique (0800804135)

permet à l’ASN de recevoir les appels signalant des inci-

dents mettant en jeu des sources de rayonnements ioni-

sants utilisées hors INBoudans le transport de substances

radioactives. Il est accessible 24h/24, 7j/7. Les informa-

tions fournies lors de l’appel sont transmises à la division

territorialement compétente ou à l’agent de permanence

de l’ASN en dehors des heures ouvrées. En fonction de la

gravité de l’accident, l’ASN peut activer son centre d’ur-

gence à Montrouge. Dans le cas contraire, seul l’échelon

local de l’ASN(division concernée) intervient dans sesmis-

sions d’appui aupréfet et de communication, en recourant

Poste de commandement technique du centre d’urgence de l’ASN lors d’un exercice de crise, octobre 2015.

FARN et FINA : les forces d’intervention

nationales des exploitants

À la suite des évaluations complémentaires de sûreté,

l’ASN a prescrit en 2012 la mise en place de la Force d’action

rapide nucléaire (FARN) proposée par EDF, dispositif national

d’urgence rassemblant des équipes et des équipements

spécialisés en mesure d’intervenir en moins de 24 heures

sur un site accidenté. L’ASN et l’IRSN ont été invités par EDF

à participer, en tant qu’observateurs, le 30 juin 2015,

à un exercice de déploiement de la FARN sur le site de la

centrale du Tricastin. C’était le premier exercice de cette

ampleur, mobilisant simultanément quatre équipes régionales

(colonnes) de la FARN durant quatre jours, sur un site dont

aucune colonne n’était originaire*. L’objectif était de veiller à la

bonne coordination de l’intervention des quatre colonnes. Cet

exercice se déclinait en quatre phases :

• le trajet aller de chaque colonne vers le site du Tricastin ;

• la mise en place de la « base arrière » ;

• les interventions sur le site : réalimentation en eau, en air

et en électricité de la centrale ;

• le démontage de la base arrière et le trajet de retour

des colonnes vers leurs sites respectifs.

Areva s’est également doté d’une telle force d’intervention

appelée FINA (Force d’intervention nationale d’Areva).

Le CEA mène actuellement une réflexion sur le sujet.

* Les quatre colonnes sont issues des sites du Bugey, de

Dampierre-en-Burly, de Paluel et de Civaux. Chaque colonne

est composée d’une équipe de 14 personnes (spécialistes

de la logistique, de la maintenance et de la radioprotection)

s’appuyant sur une base de matériel (camions, engins de

levage, groupes électrogènes…).

À NOTER

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CHAPITRE 05 :

LES SITUATIONS D’URGENCE RADIOLOGIQUE ET POST-ACCIDENTELLES

Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2015