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régions Provence - Alpes - Côte d’Azur, Haute-Normandie,

Rhône-Alpes, Nord - Pas-de-Calais et Bretagne/Pays de la

Loire ont permis en2015de poursuivre les échanges régu-

liers entre les différents acteurs. Les divisions de l’ASN et

les autres administrations régionales concernées organisent

également des colloques de sensibilisation et d’échange

au plan régional pour lesquels un intérêt croissant des

acteurs de cette branche est relevé.

Les établissements de recherche

Le contrôle des établissements et laboratoires utilisant des

sources dans le domaine de la recherche fait apparaître

une nette amélioration de la radioprotection dans ce sec-

teur. De manière générale, les actions engagées depuis

quelques années ont produit des résultats appréciables

dans la prise en compte de la radioprotection au sein des

activités de recherche et la prise de conscience globale des

enjeux de radioprotection.

Les améliorations les plus marquantes concernent l’im-

plication de la personne compétente en radioprotec-

tion (PCR), la formation des travailleurs exposés, les

contrôles techniques de radioprotection et les conditions

d’entreposage des déchets et effluents. Globalement,

une amélioration de la formalisation des procédures est

constatée mais cette tendance doit être confirmée par

la mise en œuvre concrète des actions programmées :

contrôles internes de radioprotection, gestion et le suivi

des événements significatifs et élimination d’anciennes

sources scellées.

Comme indiqué au point 5, les critères de déclaration et

les exigences réglementaires en matière de déclaration

sont encore largementméconnus dans les installations de

Les activités de recherche

L’utilisation de rayonnements ionisants dans les activités

de recherche s’étend dans les différents domaines que sont

la recherche médicale, la biologie moléculaire, l’agroalimentaire,

la caractérisation de matériaux…Elle s’exerce en majorité

par l’emploi de sources non scellées (iode-125, phosphore-32,

phosphore-33, soufre-35, tritium-3, carbone-14…). Des sources

scellées (barium-133, nickel-63, césium-137, cobalt-60…) sont

également utilisées dans des chromatographes en phase gazeuse

ou des compteurs à scintillation ou, avec des sources de plus

fortes activités, dans des irradiateurs. Des générateurs électriques

émettant des rayons X servent à des analyses de spectre par

fluorescence X ou par diffraction X. Par ailleurs, on note l’existence

de scanners pour petits animaux (recherche en cancérologie)

dans des laboratoires de recherche et de facultés de médecine.

Les accélérateurs de particules, quant à eux, sont utilisés pour des

recherches sur la matière ou pour la fabrication des radionucléides.

Le nombre d’autorisations délivrées par l’ASN dans le secteur

de la recherche se stabilise autour de 800. Chaque année,

l’ASN mène en moyenne 60 inspections dans ce secteur.

COMPRENDRE

La spectrométrie Mössbauer

La spectrométrie Mössbauer est une technique d’exploration

de la matière. Elle permet, à partir de l’observation

de l’absorption de rayons gamma par des échantillons

de matière, de dresser une « carte d’identité » magnétique

de la matière au niveau microscopique mais également

d’en estimer les propriétés au niveau macroscopique.

Elle permet l’étude scientifique pour diverses applications

pratiques comme les aimants utilisés dans les moteurs

électriques ou dans les systèmes de refroidissement.

Cette technique ne s’applique qu’à des matériaux métalliques

à l’état solide et est utilisée majoritairement sur le fer

et l’étain respectivement analysés par les rayons gamma

du cobalt-57 et de l’étain-199m.

En pratique, un échantillon est placé entre une source en

vibration et un détecteur de rayons gamma. L’ensemble

est couplé à un système de traitement du signal. Pour le

cobalt-57, le radionucléide le plus couramment utilisé,

l’activité mise en jeu est de l’ordre de 1 à 2 GBq.

En 2015, les divisions de l’ASN ont mené une campagne

d’inspection dans les laboratoires utilisant la spectrométrie

Mössbauer. Un bilan de ces inspections sera dressé en 2016

afin d’apprécier le niveau de radioprotection dans ce secteur

et de mettre en exergue les bonnes pratiques et les axes

d’amélioration.

COMPRENDRE

recherche et l’ASN note que le suivi et la déclaration des

événements de radioprotection sont peu encadrés dans

les entités qui ont été inspectées, avec plus de la moitié

des structures qui ne disposent pas de procédures rela-

tives à la gestion des événements significatifs.

Les difficultés techniques, économiques et réglementaires

concernant l’élimination d’anciennes sources scellées

sont souvent relevées par les exploitants. Les travaux du

groupe de travail créé spécifiquement sur cette question

dans le cadre du Plan national de gestion des matières et

déchets radioactifs 2012-2015 (PNGMDR) ont conduit à

unemodification réglementaire (décret n° 2015-231 du

27 février 2015 relatif à la gestion des sources radioactives

scellées usagées) qui est entrée en vigueur le 1

er

 juillet

2015. Cette modification, qui a pour objectif de facili-

ter l’élimination des sources scellées, ouvre la possibi-

lité aux détenteurs de sources de rechercher différentes

filières d’élimination auprès des fournisseurs de sources

ou de l’Andra sans imposer la restitution au fournisseur

d’origine.

L’ ASN poursuit sa collaboration avec l’Inspection géné-

rale de l’administration de l’éducation nationale et de la

recherche. Une convention signée en 2014 formalise les

échanges sur les pratiques d’inspection et lamise enplace

demodalités d’informations réciproques permettant d’amé-

liorer l’efficacité et la complémentarité des inspections.

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CHAPITRE 10 :

LES UTILISATIONS INDUSTRIELLES, DE RECHERCHE ET VÉTÉRINAIRES ET LA SÉCURITÉ DES SOURCES

Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2015