en outre vocation à se développer au fur et à mesure de
l’avancement des travaux et à être intégrés à la formation
initiale des inspecteurs.
Ces visites de repérage permettront notamment d’étu-
dier l’impact des prescriptions techniques envisagées et
en cours de définition dans le cadre d’un groupe de tra-
vail piloté par le Haut Fonctionnaire de défense et de
sécurité du ministère chargé de l’environnement auquel
l’ASN participe activement en apportant notamment sa
connaissance des installations.
5. LES PRINCIPAUX INCIDENTS
EN 2015
Les contrôles appliqués aux sources de rayonnements
et le bilan complet des événements de radioprotection
dont l’ASN a eu connaissance dans le domaine hors INB
sont présentés dans le chapitre 4 de ce présent rapport.
La radiographie industrielle
Plusieurs incidents ont eu lieu en 2015, dont un classé
au niveau 2 de l’échelle INES ; il concerne l’utilisation
d’un appareil électrique générant des rayons X en case-
mate ayant engendré l’exposition d’une personne avec
une dose mesurée (par le dosimètre passif) de 82 mSv et
une estimation de dose reconstituée par l’IRSN évaluée
à 1,5 Sv aux extrémités et 144 mSv à l’abdomen (voir
encadré page 341).
Le graphique 7 illustre l’évolution des incidents déclarés
ces dernières années. Le graphique 8 permet d’identifier
les principales causes de ces incidents.
La série d’incidents répertoriée en2014dont l’origine était
la rupture du doigt obturateur sur les appareils de type
GAM80/120 avait conduit l’ASNà demander au fournis-
seur la mise en place d’actions préventives dans le cadre
de la maintenance annuelle des appareils. Aucun inci-
dent lié à cette défaillance n’a été déclaré à l’ASNen 2015.
D’autres incidents de blocage de sources ont cependant
été signalés avec pour origine des défaillances telles que
le non-raccordement des gaines ou câbles de télécom-
mande oudes gaines d’éjection. Ces incidents ont été cor-
rectement gérés par les opérateurs et les responsables des
entreprises concernées et ont été résolus rapidement. Bien
que la réglementation française soit globalement respectée
et plus exigeante que les standards internationaux, l’ASN
considère que des améliorations doivent être apportées à
la préparation des chantiers et à la gestion des incidents.
Les activités de recherche
L’ASNenregistre ladéclarationde15événements significa-
tifs enmoyennepar andepuis 2011dans ce secteur.Même
si ce nombre reste faible, il constitue cependant une évolu-
tionparrapportaupassépuisqueseulement28événements
avaient été déclarés sur la période 2008-2010. Les événe-
mentssignificatifsrelèventprincipalementdedeuxthèmes:
•
la découverte ou la perte de sources radioactives ;
•
la détection de la présence de contamination.
Pour les aspects relatifs aux sources, l’absence d’actions
visant à l’élimination des sources lors de la cessation d’ac-
tivités des laboratoires dans le passé et l’existence d’un cer-
tain « passif » sont à l’origine de cette situation.
De 2011 à 2015, neuf incidents ont été classés auniveau1
de l’échelle INES, les autres ayant été classés au niveau 0.
En 2015, un incident a été classé au niveau 2 (voir enca-
dré page 343).
Nombre d’événements
0
5
10
15
20
25
2015
2014
2013
2009
2008
2012
2011
2010
GRAPHIQUE 7 :
évolution du nombre d’événements déclarés à l’ASN en radiographie industrielle
Hors INB
En INB
340
CHAPITRE 10 :
LES UTILISATIONS INDUSTRIELLES, DE RECHERCHE ET VÉTÉRINAIRES ET LA SÉCURITÉ DES SOURCES
Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2015




