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déchets radioactifs. Elle élaborera

des projets de décision relatifs aux

installations de stockage et d’entre-

posage de déchets radioactifs ainsi

qu’un projet de guide relatif à l’ap-

plicationde la décision sur les études

déchets. L’ ASN achèvera également

le guide d’application de la décision

relative à l’étude sur la gestion des

déchets et au bilan des déchets pro-

duits dans les INB.

L’ ASNseraégalementvigilanteàceque

les travauxde transpositionde ladirec-

tive2013/59/Euratomdu5 décembre

2013, fixant les normes de base en

radioprotection, ne remettent pas en

cause la politique française d’absence

de seuils de libérationpour les déchets

issus des INB tout en renforçant le

contrôle des déchets à radioactivité

naturelle renforcée.

Stratégies de gestion

des déchets des exploitants

L’ ASN évalue de façon périodique

les stratégies mises en place par les

exploitants pour s’assurer que chaque

type de déchet dispose d’une filière

adaptée et que l’ensemble des filières

mises en place est bien cohérent. En

particulier, l’ASN reste attentive à ce

que les exploitants disposent des capa-

cités de traitement ou d’entreposage

nécessaires pour gérer leurs déchets

radioactifs et anticipent suffisamment

la réalisationdenouvelles installations

ou les travaux de rénovationd’instal-

lations plus anciennes.

Déchets de faible activité

à vie longue

Concernant les déchets radioactifs

de faible activité à vie longue, l’ASN

estime qu’il est indispensable de pro-

gresser dans lamise enplacede filières

permettant leur gestion. La remisepar

l’Andra mi-2015 du rapport requis

par le PNGMDR est une étape incon-

tournable et stratégique dans lamise

enœuvrede cette filière. L’ASNestime

nécessaire qu’à la suitede l’instruction

de ce rapport, au début de l’année

2016, de nouveaux objectifs soient

fixés par le Gouvernement pour la

mise en service des solutions de ges-

tionpour ces déchets. Par ailleurs, en

fonction des résultats de ce rapport,

les producteurs de déchets devront,

le cas échéant, d’une part, mettre en

œuvre de nouvelles capacités d’en-

treposage afin de ne pas retarder les

opérations dedémantèlement, d’autre

part, accélérer la mise en œuvre de

stratégies alternatives si leurs déchets

ne sont pas compatibles avec le pro-

jet de l’Andra.

En 2016, l’ASN débutera la révision

du guide de sûreté relatif au stockage

des déchets radioactifs de faible acti-

vité à vie longue. Cette démarche sera

effectuée au sein d’un groupe de tra-

vail pluraliste, composéde l’ensemble

des parties prenantes.

Déchets de haute activité et

de moyenne activité à vie longue

ConcernantleprojetCigéodestockage

des déchets de haute etmoyenne acti-

vité à vie longue, l’année 2016 sera

marquée par la remise par l’Andra du

dossier d’options de sûreté de Cigéo

composé notamment des options de

sûretéduprojet, d’options techniques

de récupérabilité, d’une version pré-

liminaire des spécifications d’accep-

tation des déchets et d’un plan de

développement duprojet. Ce dossier

constituera le premier dossier global

sur la sûreté de l’installation depuis

2009. Il fera notamment l’objet d’une

évaluation internationalepar les pairs,

sous l’égide de l’AIEAavant que l’ASN

ne rende son avis.

Une proposition de loi précisant les

modalités de création d’une installa-

tionde stockage réversible en couche

géologique profonde de déchets

radioactifs de haute etmoyenne acti-

vité à vie longue devrait être débat-

tue au Parlement au cours de l’année

2016. Elle doit notamment définir

la notion de réversibilité. L’ ASN

publiera en 2016 sa doctrine rela-

tive à la réversibilité.

Le projet Cigéo entre dans une phase

industrielle dans laquelle la responsa-

bilité des différents acteurs et parties

prenantes devranotamment respecter

les exigences du code de l’environne-

ment et du régime INB.

L’ASNrecommande qu’une évolution

du coût du stockage des substances

susceptibles d’être stockées encouche

géologique profondemais qui ne font

pas partie de l’inventaire actuel du

projet – et notamment les combus-

tibles usés – soit réalisée.

Gestion des anciens sites

miniers d’uranium et des sites

et sols pollués

Pour ce qui concerne les anciens sites

miniers d’uranium, l’ASNs’attachera

en2016 à répondre aux sollicitations

dontelleferal’objetdelapartdesdirec-

tions régionales de l’environnement,

de l’aménagement et du logement

en ce qui concerne le plan d’action

d’Areva Mines relatif à la gestion des

stérilesminiers. Son action sera tour-

née en particulier vers la gestion des

cas potentiellement sensibles, notam-

ment vis-à-vis du risque radon. Elle

veillera à ce que les actions menées

le soient en toute transparence et en

associant les acteurs locaux. Elle conti-

nuera ses travaux, en collaboration

avec leministère chargé de l’environ-

nement, sur la gestion des anciens

sites miniers.

Pour ce qui concerne les sites et sols

pollués, l’ASN continuera de se pro-

noncer en2016 sur les projets de réha-

bilitationdesitespolluésens’appuyant

sur les principes de sadoctrinepubliée

enoctobre 2012 et travaillera, avec le

ministère chargéde l’environnement, à

la refontede la circulaireDGS/SDEA1/

DGEC/DGPR/ASN n° 2008-349 du

17 novembre 2008 relative à la prise

en charge de certains déchets radioac-

tifs et de sites de pollution radioactive

sur la basede son retour d’expérience.

L’ ASN poursuivra également son

implication dans les travaux sur ces

thèmes à l’international, enparticulier

dans le cadre de l’AIEA, de l’ENSREG

et de WENRA ainsi qu’en bilatéral

avec ses homologues.

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Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2015

LES ÉLÉMENTS MARQUANTS EN 2015