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Seuls deux des bassins d’entreposage des boues (B1 et

B2) sont soumis au régime INB du fait de la présence de

traces de radio-isotopes artificiels issus de campagnes

de traitement d’uraniumde retraitement en provenance

du site de Marcoule. Les bassins B1 et B2 ne sont plus

utilisés pour la décantation des effluents liquides depuis

la rupture de la digue de B2 en 2004 (interdiction par

arrêté préfectoral). L’ INB 175 située sur l’emplacement

des bassins B1 et B2 contiendra également, après samise

en service, les résidus solides issus de la vidange des bas­

sins B5 et B6 de l’établissement de Malvési réalisée lors

de la mise en service de l’installation. Les bassins B1 et

B2 et leur contenu seront recouverts d’une couverture

bitumineuse.

L’ ASN a rendu un avis favorable (avis n° 2015-AV-0228

de l’ASN du 26 mars 2015) au projet de décret de créa­

tion de l’INB Écrin. L’ installation Écrin a été autorisée par

décret du 20 juillet 2015 pour l’entreposage de déchets

radioactifs pour une durée de trente ans avec un volume

de déchets limité à 400000 m

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et une activité radiolo­

gique totale inférieure à 120 térabecquerels (TBq).

Le dossier de demande d’autorisation de mise en ser­

vice de l’installation Écrin a été déposé par Areva NC le

15 octobre 2015 et sera instruit en 2016.

1.5.3 La gestion des déchets d’EDF

La stratégie de gestion des déchets d’EDF

Les déchets produits par les centrales nucléaires d’EDF

sont des déchets activés (dans les cœurs des réacteurs) et

des déchets résultant de leur fonctionnement et de leur

maintenance. À cela s’ajoutent certains déchets anciens

et les déchets issus des opérations de démantèlement en

cours. EDF est également propriétaire de déchets HA et

MA-VL issus du traitement des combustibles usés dans

l’usine Areva NC de La Hague, pour la part qui lui est

attribuée.

Les déchets activés

Ces déchets sont notamment les grappes de commande et

les grappes de contrôle utilisées pour le fonctionnement

des réacteurs. Ce sont des déchets MA-VL dont les quan­

tités produites sont faibles. Ils sont actuellement entre­

posés dans les piscines des centrales en attendant d’être

transférés dans l’installation Iceda.

Les déchets d’exploitation et d’entretien

Une partie des déchets est traitée par l’installationCentraco

dans le but de réduire le volume des déchets ultimes. Les

autres types de déchets de fonctionnement et de mainte­

nance sont conditionnés sur le sitedeproductionpuis expé­

diés pour stockage au CSA ou au Cires (voir points 1.3.1

et 1.3.2). Ils contiennent des émetteurs bêta et gamma et

peu ou pas d’émetteurs alpha.

EDF a remis fin 2013 un dossier présentant sa straté­

gie en matière de gestion des déchets. Son examen par

les groupes permanents d’experts (GPE) compétents

a été réalisé en 2015. L’ ASN prendra position sur ce

dossier en 2016.

Les enjeux

Les principaux enjeux associés à la stratégie de gestion

des déchets d’EDF concernent:

la gestion des déchets anciens. Il s’agit principale­

ment des déchets de structure (chemises en graphite)

des combustibles de la filière de réacteurs UNGG.

Ces déchets pourraient être stockés dans un centre

de stockage pour les déchets de type FA-VL (voir

point 1.3.4). Ils sont entreposés principalement dans

des silos semi-enterrés à Saint-Laurent-des-Eaux.

Les déchets de graphite sont également présents sous

forme d’empilements dans les réacteurs UNGG en

cours de démantèlement ;

les évolutions liées au cycle du combustible. La poli­

tique d’EDF en matière d’utilisation du combustible

(voir chapitre 12) a des conséquences sur les instal­

lations du cycle (voir chapitre 13) et sur les quantités

et la nature des déchets produits. Ce sujet avait été

examiné par le Groupe permanent d’experts pour les

réacteurs nucléaires (GPR) et le Groupe permanent

d’experts pour les laboratoires et les usines (GPU) le

30 juin 2010. À l’issue de cet examen, dans sa lettre

du 5 mai 2011, l’ASN a demandé à EDF de mettre

en œuvre une politique de gestion plus rigoureuse

de ses capacités d’entreposage des substances avant

leur stockage ou leur traitement (voir chapitre 13).

En ce qui concerne plus spécifiquement les déchets,

EDF doit notamment s’assurer de l’adéquation du

parc d’emballages aux besoins d’évacuation.

Les installations exploitées par EDF en support

de cette stratégie

Iceda – INB 173

L’installation Iceda, autorisée par décret du23 avril 2010,

a pour fonctionde traiter et d’entreposer les déchets activés

provenant du fonctionnement des installations d’EDF et

du démantèlement des réacteurs de première génération

et de la centrale de Creys-Malville.

Le permis de construire de l’installation, annulé par

le tribunal administratif de Lyon le 6 janvier 2012, a

été restitué à EDF le 4 décembre 2014 après pourvoi

en cassation.

Le chantier de construction a repris début avril 2015

après une phase de remobilisation des entreprises d’une

durée de quatremois. Les travaux en cours concernent la

finalisation du génie civil, le montage des équipements

électromécaniques, lamise en place des revêtements dans

les cellules et la mise en peinture des locaux.

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CHAPITRE 16 :

LES DÉCHETS RADIOACTIFS ET LES SITES ET SOLS POLLUÉS

Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2015