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rapprocher les pratiques nationales et d’accroître la

coopération européenne en matière de radioprotection.

Après huit ans de fonctionnement, l’association HERCA

est devenue un acteur majeur de la radioprotection

en Europe, qui affiche des résultats concrets contri-

buant à l’harmonisation de la réglementation et des

pratiques. Ainsi, HERCA a travaillé sur l’optimisa-

tion et la justification pour les patients des actes en

imagerie médicale ou encore la gestion des situations

de crise transfrontalière en cas d’accident nucléaire.

1.2 La coopération dans les

domaines de la sûreté nucléaire et

de la radioprotection dans le monde

L’ ASN multiplie les initiatives afin de faire partager les

bonnes pratiques et les réglementations de la sûreté

nucléaire et de la radioprotection au-delà de l’Europe.

Dans le cadre de l’AIEA, l’ASN participe ainsi activement

aux travaux de laCommissiondes normes de sûreté (CSS,

Commission on Safety Standards

) qui élabore des normes

internationales pour la sûreté des installations nucléaires,

la gestiondes déchets, les transports de substances radioac-

tives et la radioprotection. Ces normes, si elles ne sont pas

juridiquement contraignantes, constituent une référence

internationale, y compris en Europe. Elles sont aussi le

référentiel documentaire des audits internationaux pilo-

tés par l’Agence. Parmi ceux-ci, figurent notamment les

missions d’audit des autorités de sûreté (IRRS,

Integrated

RegulatoryReviewService)

, dont le développement est sou-

tenupar l’ASN, ainsi que lesmissions d’audit des centrales

en exploitation (OSART,

Operational SafetyReviewTeam

).

L’ASNcontribue également au travail d’harmonisationde

la sûreté en participant activement au programmeMDEP

(

Multinational DesignEvaluationProgramme

) dont l’objec-

tif est d’évaluer, entre autorités de sûreté, la conception

des nouveaux réacteurs, dont le réacteur EPR. Lancé en

2006par l’ASNet l’autorité de sûreté américaine (USNRC,

UnitedStatesNuclearRegulatoryCommission

), ceprogramme

regroupe actuellement 14 autorités de sûreté et vise, à

terme, une harmonisation des objectifs de sûreté, des

codes et des standards associés à l’analyse de sûreté de

nouveaux réacteurs.

Dans le domaine de la radioprotection, l’ASNest partie pre-

nante auxdifférentes enceintes internationales de réflexion

comme l’UNSCEAR (

United Nations Scientific Committee

on the Effects of Atomic Radiation

–Comité scientifique des

Nations unies sur les effets des rayonnements atomiques)

ou laCIPR (Commission internationaledeprotection radio-

logique). L’ASNconsidère que ces organismes participent,

à travers leurs publications, à unemeilleure connaissance

des expositions aux rayonnements ionisants, ainsi que

des effets sanitaires. Ils préconisent des recommandations

contribuant à améliorer la protectiondes personnes expo-

sées, qu’il s’agisse de patients dans le secteur médical ou

de catégories spécifiques de travailleurs.

2. LES RELATIONS AVEC L’ UNION

EUROPÉENNE

2.1 L’Union européenne

L’ASNa toujours estimé nécessaire une évolutionvers l’har-

monisation européenne des principes et des normes en

matière de sûreté nucléaire à partir dumoment où ceux-ci

résultent d’un travail de fond entre autorités de sûreté, et

entre autorités de sûreté et exploitants. En effet, l’harmo-

nisation européenne et l’adoption de directives commu-

nautaires reposent en amont sur les échanges techniques

entre les principales parties prenantes.

2.2 Le Traité Euratom

Signé en 1957, le Traité instituant la Communauté euro-

péenne de l’énergie atomique (Euratom) a permis le déve-

loppement harmonisé d’un régime strict de contrôle pour

la sécurité nucléaire (voir chapitre 7 duTraité) et la radio-

protection (voir chapitre 3 du Traité). Dans un arrêt du

10 décembre 2002 (Affaire C-29/99 Commission des

Communautés européennes contre Conseil de l’Union

européenne), la Cour de justice de l’Union européenne,

considérant que l’onnepouvait établir de frontière artificielle

entre la radioprotection et la sûreté nucléaire, a reconnu

le principe de l’existence d’une compétence communau-

taire dans le domaine de la sûreté, comme dans celui de

la gestion des déchets radioactifs et du combustible usé.

Rencontre entre Philippe Jamet, commissaire de l’ASN et Gerassimos Thomas, directeur général

adjoint DG ENER, Commission européenne, ASN, le 27 mars 2015.

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CHAPITRE 07 :

LES RELATIONS INTERNATIONALES

Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2015