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une enveloppe de 225,3 millions d’euros du fait des res-

trictions budgétaires au niveau européen.

Deplus, le règlement (UE)n° 236/2014duParlement euro-

péen et du Conseil du 11 mars 2014 énonce des règles et

desmodalités communespour lamise enœuvredes instru-

mentsde l’Unionpour le financement de l’actionextérieure.

Parmi les objectifsdunouvel ICSN, onnotera lavolontéde:

soutenir la promotion et la mise en œuvre des normes

les plus strictes en matière de sûreté nucléaire et de

radioprotection dans les installations nucléaires et les

pratiques radiologiques des pays tiers;

soutenir l’élaboration et la mise en œuvre de stratégies

responsables concernant le stockage ultime du combus-

tible usé, la gestiondes déchets, le déclassement des ins-

tallations et l’assainissement d’anciens sites nucléaires;

en vue d’améliorer la mise en place de l’ICSN pour la

nouvelle période, la Commission européenne consulte

désormais ENSREG afin de définir la stratégie à mettre

en place pour soutenir les pays tiers.

Ces actions sont complétées par d’autres programmes

internationauxd’assistance technique qui répondent à des

résolutions prises par le G8 ou par l’AIEA pour améliorer

la sûreté nucléaire dans les pays tiers et qui sont finan-

cés par les contributions d’États donateurs et de l’Union

européenne.

3. LES RELATIONS MULTILATÉRALES

INTERNATIONALES

3.1 L’Agence internationale

de l’énergie atomique

L’ AIEA est une organisation des Nations unies basée à

Vienne. Elle regroupe 165 États membres (données de

septembre 2015). L’AIEA organise ses activités autour de

deux grands axes : d’une part, le contrôle des matières

nucléaires et de la non-prolifération, d’autre part, toutes

les activités liées aux utilisations pacifiques de l’énergie

nucléaire. Dans ce dernier domaine, deux départements

de l’AIEA sont respectivement en charge du développe-

ment et de la promotion des applications de la radioac-

tivité et en particulier de l’énergie nucléaire d’une part,

et de la sûreté et la sécurité des installations et activités

nucléaires d’autre part.

En septembre 2011, leConseil desGouverneurs de l’AIEA

a approuvé un plan d’action préparé par le secrétariat de

l’Agence. L’objectif général de ce plan était de renforcer la

sûreté à l’échelle mondiale en prenant en compte les pre-

miers enseignements de l’accident de Fukushima. Ce plan

identifiait 12 actions principales déclinées elles-mêmes

en actions ciblées mises en œuvre par le secrétariat de

l’Agence et par les États membres.

Parmi celles-ci figurait le renforcement des activités de

l’AIEA relatives au maintien d’un haut niveau de sûreté

nucléaire (établissement des standards de sûreté, recours

aux instruments de revues par les pairs tels que les IRRS,

les OSART, la révision des Conventions internationales

en lien avec la sûreté nucléaire, la notification d’un acci-

dent et l’assistance aux pays victimes de l’accident…).

L’AIEA concentre ses travaux sur les domaines suivants:

La révision et la consolidationdes normes de sûreté

(

Safety Standards

) décrivant les principes et pratiques

de sûreté que la grande majorité des États membres

utilisent comme base de leur réglementation nationale.

Cette activité est supervisée par la Commission sur les

normes de sûreté (CSS,

Commission on Safety Standards

)

mise en place en 1996. La CSS est composée de 24 repré-

sentants auplus haut niveaudes autorités de sûreté, nom-

més pour quatre ans, et est présidée depuis début 2012

par la directrice générale de l’autorité tchèque, DanaDra-

bova. En 2014 se sont déroulées les 35

e

et 36

e

réunions

de la CSS. Le directeur général adjoint de l’ASN, Jean-

Luc Lachaume, était le représentant français siégeant dans

cette commission.

Cettedernière coordonne le travail dequatre comités chargés

de suivre l’élaboration des documents dans leur domaine

respectif : NUSSC (

Nuclear Safety Standards Committee

)

pour la sûreté des installations, RASSC (

Radiation Safety

Standards Committee

) pour la radioprotection, TRANSSC

(

Transport Safety Standards Committee

) pour la sûreté des

transports de matières radioactives et WASSC (

Waste

Safety Standards Committee

) pour la sûreté de la gestion

des déchets radioactifs. La France, représentée par l’ASN,

est présente dans chacunde ces comités, qui se réunissent

deux fois par an. Il convient de noter que le représentant

de l’ASNauNUSSC, Fabien Féron, a été nommé en 2011

président de ce comité et renouvelé en 2014 à ce poste

avec unmandat de trois ans. Des représentants des divers

organismes français concernés participent également aux

groupes techniques qui rédigent ces documents.

La créationd’unnouveau comité traitant de la préparation

et de la réponse apportée aux situations d’urgence a été

approuvée en juin 2015 par le directeur général adjoint

de l’AIEA en charge de la sûreté et de la sécurité des ins-

tallations nucléaires. AnnHeinrich de laNNSA (

National

Nuclear Security Administration

), une agence du US DOE

(

United States Department of Energy

) a pris la présidence

de ce 5

e

comité dont la première réunion s’est tenue du

30 novembre au 2 décembre 2015.

La représentation française est assurée par l’ASN avec la

participationd’un expert de l’IRSNen soutien technique.

Afind’améliorer l’intégrationdes aspects relatifs à la sécu-

rité et à la sûreté nucléaires, un comité dédié à la sécurité

NSGC (

Nuclear SecurityGuidanceCommittee

) a été consti-

tué, à l’image de ceux qui existent déjà pour la sûreté

et une interface formalisée a été créée entre les comités

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CHAPITRE 07 :

LES RELATIONS INTERNATIONALES

Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2015