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2.7 Les groupes de travail

européens du Traité Euratom

Des experts de l’ASN participent également aux travaux

des comités et groupes de travail du Traité Euratom:

groupe d’experts de l’article 31 (normes de base en

radioprotection);

groupe d’experts de l’article 35 (vérification et suivi de

la radioactivité dans l’environnement);

groupe d’experts de l’article 36 (renseignements concer-

nant le contrôlede la radioactivitédans l’environnement) ;

groupe d’experts de l’article 37 (notifications relatives

aux rejets d’effluents radioactifs).

Le groupe des experts de l’article 31 a notamment échangé

sur des mesures utiles pour soutenir la transposition et la

mise en œuvre de la nouvelle directive sur les normes de

base en radioprotection (directive BSS).

2.8 L’Association des responsables

des autorités de sûreté nucléaire

des pays d’Europe de l’Ouest

WENRA a poursuivi, depuis son origine, des objectifs

clairement définis:

mettre à disposition de l’Union européenne une capa-

cité d’expertise indépendante pour examiner les pro-

blèmes de la sûreté nucléaire et de sa réglementation

dans les pays candidats à l’entrée dans l’Union euro-

péenne. Ce premier objectif a été mené à bien lors

des élargissements de l’Union européenne de 2004

et 2007 ;

développer une approche communepour cequi concerne

la sûreté nucléaire et sa réglementation, enparticulier au

seinde l’Union européenne. S’engager ensuite à transpo-

ser auniveaude la réglementationnationale les niveaux

de référence décidés collectivement;

pour ce secondobjectif, WENRAa créé deux groupes de

travail qui ont commeobjectif d’harmoniser les approches

de la sûreté, pour continuellement l’améliorer, dans les

domaines:

-- de la sûreté des réacteurs (Groupe de travail d’har-

monisation sur les réacteurs ou « RHWG » –

Reactor

Harmonisation Working Group

);

-- des déchets radioactifs, du stockage du combustible

usagé, du démantèlement (Groupe de travail sur les

déchets et le démantèlement ou«WGWD » – Working

Group Radioactive Waste and Decommissioning

).

Dans chacun de ces domaines, les groupes ont défini,

par thème technique, des niveaux de référence repo-

sant sur les normes les plus récentes de l’AIEA et sur les

approches les plus exigeantes adoptées dans l’Union

européenne. En 2008, outre la poursuite des travaux

engagés, WENRA a lancé de nouveaux chantiers concer-

nant les objectifs de sûreté pour les nouveaux réacteurs

(adoptés en novembre 2010).

En 2014, après avoir contribué techniquement au cahier

des charges des

stress tests,

WENRA a renforcé le référen-

tiel de sûreté des nouveaux réacteurs ainsi que ceux des

réacteurs existants, afin de tenir compte des retours d’ex-

périence de l’accident de Fukushima.

En 2015, WENRA a organisé deux réunions plénières à

Genève (26 et 27 mars) puis Madrid (27 au 28 octobre).

De ces réunions, on retiendra les points suivants :

WENRA a initié deux grands axes de travail : la prépara-

tion de la première revue des pairs sur une thématique

de sûreté identifiée au titre de la directive européenne

sur la sûreté révisée de 2014. Cette revue par les pairs

devra se dérouler en2017. Par ailleurs WENRAa décidé

de faire vérifier en 2016 par le RHWG la bonne appli-

cationdes référentiels de sûreté WENRAdans les régle-

mentations nationales respectives de sesmembres. Ces

travaux se poursuivront en 2016 ;

WENRA a décidé d’ouvrir sa coopération à d’autres

entités hors du continent européen en nouant des

relations bilatérales avec des organisations mondiales

(AIEA) ou régionales (ANSN –

Asian Nuclear Safety

Network –

regroupant celles d’Asie) ou des grandes

autorités de sûreté (CNSCcanadienne,

Canadian Nuclear

Safety Commission ;

NRA japonaise,

Nuclear Regulation

Authority

…).

Une réflexion a été menée, tout au long de l’année, entre

régulateurs européens sur les anomalies détectées sur des

cuves de différents types de réacteurs en Belgique (cen-

trales de Doel et Tihange), en Suisse (centrale de Beznau)

et en France (centrale de Flamanville).

L’Ukraine a rejoint WENRA en tant que membre à part

entière et la Biélorussie en tant qu’observateur en 2015.

2.9 L’Association des responsables

des autorités européennes

compétentes en radioprotection

L’existence d’un socle réglementaire européende la radio-

protection laisse néanmoins à chaque pays une certaine

marge de manœuvre pour l’intégration des règles euro-

péennes dans le droit national.

L’ASNest convaincueque, pour progresser enmatièred’har-

monisation enEurope sur le thème de la radioprotection,

il est nécessaire d’organiser une concertation étroite entre

les responsables d’autorités européennes compétentes en

radioprotection. HERCA, l’Associationdes autorités euro-

péennes compétentes en radioprotection a été créée en

2007 à cette fin à l’initiative de l’ASN.

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CHAPITRE 07 :

LES RELATIONS INTERNATIONALES

Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2015