Table of Contents Table of Contents
Previous Page  214 / 536 Next Page
Information
Show Menu
Previous Page 214 / 536 Next Page
Page Background

L’ASNconsidère cette convention comme un outil impor-

tant pour renforcer la sûreté nucléaire. Les domaines abor-

dés par la convention font partie depuis longtemps de la

démarche française de sûreté nucléaire.

LaConventionprévoit l’organisation triennale de réunions

d’examen des parties contractantes destinées à dévelop-

per la coopération et les échanges d’expérience. Plusieurs

mois avant la tenue d’une réuniond’examen, chaque par-

tie contractante doit soumettre un rapport national décri-

vant les modalités demise enœuvre des obligations de la

Convention. Ce rapport fait ensuite l’objet d’une revue par

les pairs en amont de la réunion d’examen, qui conduit

les parties contractantes à poser des questions sur les rap-

ports nationaux étrangers et à devoir répondre aux ques-

tions qui leur ont été posées. Au cours de la réunion, les

parties contractantes présentent leur rapport national et

participent à des discussions pouvant soulever des ques-

tions complémentaires. Un rapport de synthèse, établi par

le président de la réunion et rendu public, présente les

progrès accomplis et les difficultés qui subsistent.

EnFrance, l’ASNassure le rôle d’autorité compétente pour

laConvention sur la sûreté nucléaire. Elle coordonne l’en-

semble des phases préparatoires des réunions d’examen

en relation étroite avec les entités concernées. De plus,

l’ASN consacre des moyens importants afin de partici-

per aux réunions d’examen et pouvoir être présente aux

différentes présentations et discussions.

Depuis 1999, six réunions d’examende laConvention sur

la sûreténucléaireont eu lieu. La sixième réuniond’examen

s’est tenue du 24 mars au 4 avril 2014 au siège de l’AIEA à

Vienne.André-ClaudeLacoste, président de l’ASNjusqu’en

2012, aprésidé cette réunion triennale, à laquelleont parti-

cipé 69 des 77 « parties contractantes » de la Convention.

Lors de cette réunion d’examen, les parties contractantes

ont voté en faveur de l’organisation d’une conférence

diplomatique, avec le soutien unanime des Étatsmembres

de l’Union européenne, pour permettre l’examen d’une

proposition de la Confédération suisse d’amendement

du texte de la Convention. Cet amendement visait à

renforcer la Convention en intégrant des objectifs de

sûreté plus ambitieux pour les futurs réacteurs, et à uti-

liser ces mêmes objectifs comme référence pour amé-

liorer autant que raisonnablement possible la sûreté des

réacteurs existants.

L’ASNconstate que les conclusions de la conférence diplo-

matique, qui s’est tenue à Vienne le 9 février 2015, se

limitent à une déclarationpolitique qui ne renforce pas les

obligations juridiques des États signataires. Les objectifs

généraux de sûreté figurant dans la Convention restent

en deçà des exigences, juridiquement contraignantes,

de la directive européenne révisée en 2014 sur la sûreté

nucléaire. En tout état de cause, ce résultat n’est pas à la

hauteur des enjeux rappelés par l’accident de Fukushima

Daiichi. L’ASN continuera de promouvoir les plus hauts

standards de sûreté nucléaire au niveau international. La

réuniond’organisationde la 7

e

réuniond’examen (prévue

du 27 mars au 17 avril 2017), qui s’est tenue à Vienne le

15 octobre 2015, a permis d’élire les officiers de la pro-

chaine réuniond’examen, notamment Ramzi Jamal (CNSC,

Canada), qui succède à André-Claude Lacoste à la prési-

dence de la CSN, et Fabien Féron (ASN, France) en tant

que président d’un groupe de pays. Cette réunion a éga-

lement été l’occasionpour André-Claude Lacoste de faire

part de ses recommandations pour l’élaboration des pro-

chains rapports nationaux, en particulier concernant la

prise en compte des principes de la déclarationde Vienne

dans ces rapports.

4.2 La Convention commune sur

la sûreté de la gestion du combustible

usé et sur la sûreté de la gestion

des déchets radioactifs

La « Convention commune », ainsi qu’elle est souvent

appelée, est le pendant de la Convention sur la sûreté

nucléaire pour la gestiondu combustible usé et des déchets

radioactifs issus d’activités nucléaires civiles. La France l’a

signée le 29 septembre 1997 et elle est entrée en vigueur

le 18 juin 2001. Elle compte 69 parties contractantes au

31 décembre 2014.

La proposition française demettre enplace unmécanisme

de comparaison entre les règles d’examen de la Conven-

tion commune et celles de la CSN, en vue d’assurer leur

cohérence, a été retenue etmise enœuvre. Par ailleurs, sur

proposition des États-Unis, des réunions additionnelles

destinées à assurer un suivi entre les réunions d’examen

seront mises en place.

La 5

e

réunion d’examen de la Convention commune s’est

tenue du 11 au 22 mai 2015 et Philippe Jamet, commis-

saire de l’ASN, en a assuré la vice-présidence.

Cette réunion d’examen s’est déroulée en deux temps. La

première semaine, chaque partie contractante a présenté

son rapport national. Celui de la France a été présenté le

13 mai 2015 par Jean-ChristopheNiel. Une intervention

du directeur général de l’Andra, Pierre-Marie Abadie, a

permis d’exprimer le point de vue de l’exploitant sur un

certainnombre de sujets. Les principauxpoints saillants et

enjeux pour la gestion du combustible usé et des déchets

radioactifs enFrance ont été identifiés et validés par les par-

ticipants au terme d’une séquence de questions/réponses.

Celles-ci ont porté principalement sur le projet de stockage

enprofondeurCigéo (caractéristiques géologiques, concept

de réversibilité et acceptationpar le public), la gestiondes

déchets issus dudémantèlement d’installations nucléaires,

la gestion des déchets historiques et des sources scellées

usagées, ou le provisionnement financier du démantèle-

ment d’installations nucléaires. La deuxième semaine a été

consacrée aux échanges en session plénière et à la publi-

cation du rapport du président approuvé par les parties

contractantes en fin de réunion d’examen.

214

CHAPITRE 07 :

LES RELATIONS INTERNATIONALES

Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2015