Cette technique est le plus souvent associée à un sys-
tème de traitement et d’archivage numérique de l’image
radiographique.
La radiographie panoramique dentaire
La radiographie panoramique dentaire (orthopantomo-
graphie) donne sur unemême image l’intégralité des deux
maxillaires par rotation du tube radiogène autour de la
tête du patient durant quelques secondes.
La tomographie volumique à faisceau conique
Dans le domaine de la radiologie dentaire, la tomogra-
phie volumique à faisceau conique (3D) se développe
très rapidement, dans tous les domaines en raison de la
qualité exceptionnelle des images délivrées (résolution
spatiale de l’ordre de 100 microns). En contrepartie de
performances supérieures, ces appareils délivrent des doses
significativement plus élevées qu’en radiologie dentaire
conventionnelle.
1.2 Les règles techniques
d’aménagement des installations
de radiologie et de scanographie
Les installations de radiologie
Une installation de radiologie comprend le plus souvent
un générateur (bloc haute tension, tube radiogène) associé
à un socle assurant le déplacement du tube (le statif), un
poste de commande et une table ouun fauteuil d’examen.
Les installationsmobilesmais utilisées couramment dans
unmême local, telles que les générateurs de rayons Xuti-
lisés dans les salles de blocs opératoires, sont à considérer
comme des installations fixes.
Depuis 2013, les installations radiologiques doivent être
aménagées conformément aux dispositions de la nouvelle
décision technique de l’ASNn° 2013-DC-0349 du 4 juin
2013 (voir chapitre 3). Cette décision impose que l’amé-
nagement et l’accès des installations soient conformes aux
règles de radioprotection fixées par la normeNFC15-160
dans sa version de mars 2011.
La nouvelle norme NFC 15-160, commune à toutes les
installations de radiologie médicale, y compris la scano-
graphie, la radiologie dentaire, introduit une méthode
de calcul permettant de définir l’épaisseur des écrans de
protectiondans toutes les installations où sont utilisés des
générateurs de rayons X.
Cette décision est entrée en vigueur au 1
er
janvier 2014,
son application est progressive selon le calendrier qui y
est annexé. À noter qu’elle ne concerne pas les appareils
de radiologie utilisés au lit du patient.
2. LA MÉDECINE NUCLÉAIRE
2.1 La présentation des activités
de médecine nucléaire
La médecine nucléaire regroupe toutes les utilisations de
radionucléides en sources non scellées à des fins de dia-
gnostic ou de thérapie. Les utilisations diagnostiques se
décomposent en techniques
in vivo
, fondées sur l’admi-
nistrationde radionucléides aupatient, et en applications
exclusivement
in vitro
(biologie médicale). Des examens,
de type exploration fonctionnelle, peuvent associer des
techniques
in vitro
et
in vivo
.
Ce secteur d’activité comporte 225 unités de médecine
nucléaire regroupant les installations
in vivo
et
in vitro
asso-
ciées et 62 laboratoires de biologie, dont 40 sont indépen-
dants des services de médecine nucléaire.
On dénombre, fin 2014, 131 caméras de tomographie
par émission de positons (TEP) et 477 tomographes par
émission monophotonique (TEMP) (dont 215 hybrides
c’est-à-dire associant un TDM à la TEMP). Cent soixante
et une chambres de radiothérapie interne vectorisée (RIV)
sont réparties dans 44 unités de médecine nucléaire
2
.
Lamédecine nucléaire représente environ 700 praticiens
spécialistesdans cettediscipline
3
auxquels il convient d’ajou-
ter environ 1000 médecins d’autres spécialités collabo-
rant au fonctionnement des unités demédecine nucléaire
(internes, cardiologues, endocrinologues…).
2.1.1 Le diagnostic
in vivo
Cette technique consiste à étudier unorganeouune fonction
de l’organisme grâce à une substance radioactive spécifique
–unmédicament radiopharmaceutique – administrée à un
patient. La nature dumédicament radiopharmaceutique
dépend de l’organe ou de la fonction étudiés. Le radio
nucléide peut être utilisé directement ou fixé sur un vec-
teur (molécule, hormone, anticorps…). À titre d’exemple,
le tableau 1 présente quelques-uns des principaux radio-
nucléides utilisés dans diverses explorations.
La localisationdans l’organisme, par les techniques de scin-
tigraphie, de la substance radioactive administrée, souvent
du technétium-99m, se fait par un détecteur spécifique.
Ce détecteur, appelé caméra à scintillation ou gamma-caméra, est constitué d’un cristal d’iodure de sodium(pour
la majorité des caméras) couplé à un système d’acquisi-
tion et d’analyse par ordinateur. Cet équipement permet
d’obtenir des images du fonctionnement des tissus ou
2. Source : bilan des inspections des services de médecine nucléaire
(2012-2014).
3. Source : tableau de bord (site Internet de la SFMN) 2014.
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CHAPITRE 09 :
LES UTILISATIONS MÉDICALES DES RAYONNEMENTS IONISANTS
Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2015




