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Cette technique nécessite l’hospitalisation du patient

durant plusieurs jours dans une chambre ayant des pro-

tections radiologiques adaptées à l’activité maximale de

la source radioactive utilisée. Elle repose sur l’utilisa-

tion d’une seule source radioactive se déplaçant pas à

pas et s’arrêtant dans des positions et pour des durées

prédéterminées.

Les doses sont identiques à celles de la curiethérapie

bas débit mais sont délivrées par séquence de 5 à 20

minutes, voire 50 minutes, toutes les heures pendant

la durée du traitement prévu, d’où la dénomination de

curiethérapie pulsée.

La curiethérapie pulsée présente des avantages en termes

de radioprotection :

pas de manipulation des sources ;

pas d’irradiation continue, ce qui permet la réalisation

des soins aux patients sans irradiation du personnel

ou interruption du traitement.

Par contre, il est nécessaire d’anticiper de possibles situa-

tions accidentelles liées au fonctionnement du projec-

teur de source et au débit de dose élevé délivré par les

sources utilisées.

c - La curiethérapie à haut débit de dose

(ou

High Dose-Rate,

HDR) :

délivre des débits de dose supérieurs à 12 Gy/h ;

au moyen de sources d’iridium-192 sous forme d’une

source de 3,5 mmde long, de 1 mmde diamètre et d’ac-

tivité maximale de 370 GBq, mise en œuvre avec un

projecteur de source spécifique. Certains projecteurs

récemment installés utilisent une source de cobalt-60

de haute activité (91 GBq).

Cette technique ne nécessite pas d’hospitalisation du

patient dans une chambre radioprotégée et est réalisée

en ambulatoire dans un local dont la configuration s’ap-

parente à une salle de radiothérapie externe. Réalisés à

l’aide d’un projecteur contenant la source, les traitements

sont délivrés en une ou plusieurs séances de quelques

minutes, réparties sur plusieurs jours.

La curiethérapie à haut débit de dose est utilisée princi-

palement pour le traitement des cancers gynécologiques.

Cette technique se développe pour le traitement des can-

cers de la prostate, le plus souvent en association avec

un traitement par radiothérapie externe.

d - La curiethérapie en France

En2013, 64 centres de radiothérapie disposent d’une auto-

risation ASN pour réaliser des traitements par curiethé-

rapie. Ces 64 centres sont répartis sur l’ensemble du

territoire français (France métropolitaine et DOM) sur

deux secteurs : 60 % des centres appartiennent au sec-

teur public ou privé d’intérêt collectif (ESPIC) et 40 %

au secteur privé libéral.

Le nombre de centres utilisant ces différentes techniques

à la fin 2014 est indiqué dans le tableau 4.

3.2 Les règles techniques applicables

aux installations

3.2.1 Les règles techniques applicables

aux installations de radiothérapie externe

Les appareils doivent être implantés dans des salles spé-

cifiquement conçues pour assurer la radioprotection

des personnels ; ce sont en fait de véritables casemates

(l’épaisseur des parois peut varier de 1 mà 2,5 mde béton

ordinaire). Une installation de radiothérapie se compose

d’une salle de traitement incluant une zone technique où

se trouve l’appareillage, d’un poste de commande exté-

rieur à la salle et, pour certains accélérateurs, de locaux

techniques annexes.

La protection des locaux, en particulier de la salle de

traitement, doit être déterminée de façon à respecter

autour de ceux-ci les limites annuelles d’exposition des

travailleurs et/ou du public. Une étude spécifique pour

chaque installation doit être réalisée par le fournisseur

de la machine, en liaison avec la PSRPM et la personne

compétente en radioprotection (PCR).

Cette étude permet de définir les épaisseurs et la nature

des différentes protections à prévoir, qui sont détermi-

nées en tenant compte des conditions d’utilisation de

RÉPARTITION

des centres de curiethérapie selon le statut en 2013 (%)

CLCC

HIA

CHU

CH

Autre ESPIC

Privé

37

3

4

21

33

1

TECHNIQUE UTILISÉE

NOMBRE DE CENTRES

Bas débit

Grain d’iode

38

Projecteur Cs137

10

PDR

23

HDR

39

TABLEAU 4 :

nombre de centres utilisant les différentes techniques de curiethérapie

Source: ASN 2014.

305

CHAPITRE 09 :

LES UTILISATIONS MÉDICALES DES RAYONNEMENTS IONISANTS

Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2015