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Développée initialement pour le traitement de maladies

non cancéreuses relevant de la neurochirurgie (malforma-

tions artério-veineuses, tumeurs bénignes) inaccessibles

chirurgicalement, elle utilise des techniques de repérage

spécifiques afin de permettre une localisation très pré-

cise des lésions.

Elle est de plus en plus fréquemment utilisée pour le

traitement de métastases cérébrales, mais aussi pour des

tumeurs extracrâniennes.

Cette technique thérapeutique utilise principalement trois

types d’équipements :

des systèmes spécifiques tels que leGammaKnife

®

utili-

sant plus de 200 sources de cobalt-60dont l’émission est

dirigée vers un foyer unique (quatre unités sont actuel-

lement en service dans trois établissements en France)

et le CyberKnife

®

constitué d’un accélérateur linéaire

miniaturisé monté sur un bras robotisé ;

des accélérateurs linéaires « conventionnels » équi-

pés de moyens de collimation additionnels (mini-collimateurs, localisateurs) permettant la réalisation

de mini-faisceaux.

3.1.2 Les techniques particulières de radiothérapie

externe

La radiothérapie hélicoïdale

La radiothérapie hélicoïdale, commercialisée sous le nom

de TomoTherapy

®

, permet de réaliser des irradiations en

combinant la rotation continue d’un accélérateur d’élec-

trons au déplacement longitudinal du patient en cours

d’irradiation. La technique utilisée se rapproche du prin-

cipe des acquisitions hélicoïdales réalisées en scanogra-

phie. Un faisceau de photons émis sous une tension de

6 MV et un débit de dose de 8 Gy/min, mis en forme

par un collimateur multilame permettant de réaliser une

modulation de l’intensité du rayonnement, permet de

réaliser des irradiations aussi bien de grands volumes de

forme complexe que de lésions très localisées, éventuel-

lement dans des régions anatomiques indépendantes les

unes des autres. Il est également possible de procéder à

l’acquisition d’images dans les conditions du traitement

et de les comparer avec des images scanographiques de

référence afin d’améliorer la qualité du positionnement

des patients.

Fin 2014, 19 sites étaient équipés de ce type d’installa-

tions en France.

L’ arcthérapie volumétrique modulée

Dans le prolongement de la radiothérapie conformation-

nelle avecmodulationd’intensité

4

(RCMI ou IMRT), l’arc-

4. Pendant l’irradiation, les lames du collimateur bougent,

ce qui module la dose délivrée de manière complexe.

thérapie volumétrique modulée est désormais mise en

œuvre en France. Cette technique consiste à réaliser l’ir-

radiation d’un volume cible par une irradiation continue

en rotation autour du patient. Au cours de l’irradiation,

plusieurs paramètres peuvent varier, dont la forme de

l’ouverture du collimateur multilame, le débit de dose,

la vitesse de rotation du bras ou l’orientation du collima-

teur multilame.

Cette technique, désignée sous différents termes (VMAT

®

,

RapidArc

®

) selon le constructeur concerné, est réalisée à

l’aided’accélérateurs linéaires conventionnels isocentriques

qui disposent de cette option technologique.

La radiothérapie en conditions stéréotaxiques

robotisée

La radiothérapie en conditions stéréotaxiques avec bras

robotisé consiste à utiliser un petit accélérateur de parti-

cules produisant des photons de 6 MV, placé sur le bras

d’un robot de type industriel à 6 degrés de liberté, com-

mercialisé sous le nom de CyberKnife

®

. De plus, la table

de traitement est également positionnée sur un robot du

même type. En combinant les possibilités de déplacement

de ces deux robots, il est ainsi possible d’irradier par des

faisceaux multiples non coplanaires des petites tumeurs

difficilement accessibles à la chirurgie et à la radiothé-

rapie classique. Cette technique permet de réaliser des

irradiations en conditions stéréotaxiques et asservies à la

respiration du patient.

Compte tenu des possibilités de mouvement du robot et

de son bras, la radioprotection de la salle de traitement

ne correspond pas aux standards habituels et doit donc

faire l’objet d’une étude spécifique.

Fin 2014, 9 sites étaient équipés de ce type d’installa-

tions en France.

Placement du patient en vue d’une séance de tomothérapie.

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CHAPITRE 09 :

LES UTILISATIONS MÉDICALES DES RAYONNEMENTS IONISANTS

Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2015