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La radiothérapie peropératoire

La radiothérapie peropératoire associe la chirurgie et la

radiothérapie, réalisées dans un même temps au sein de

l’environnement d’un bloc opératoire. La dose de rayon-

nement est délivrée sur le lit tumoral au cours d’une inter-

vention chirurgicale.

L’ Institut national du cancer (INCa) a lancé enmars 2011

un appel à projets visant à soutenir l’installation d’équi-

pements de radiothérapie peropératoire pour la prise

en charge des patientes atteintes d’un cancer du sein.

Un des objectifs de cet appel à projets est de réaliser

une évaluation médico-économique de traitements de

radiothérapie comportant un nombre de séances réduit

par rapport aux traitements standards. Sept projets met-

tant enœuvre un accélérateur INTRABEAM

®

produisant

des rayons X sous une tension de 50 kV ont été retenus

et lancés entre 2011 et 2012. Une synthèse des résul-

tats cliniques est en cours de finalisation par la Haute

Autorité de santé (HAS).

L’ hadronthérapie

L’hadronthérapie est une technique de traitement basée

sur l’utilisation de faisceaux de particules chargées, pro-

tons et noyaux de carbone, dont les propriétés physiques

particulières permettent d’assurer une distributionde dose

très localisée lors des traitements (pic de Bragg). En com-

paraison avec les techniques existantes, la dose délivrée au

voisinage de la tumeur à irradier estmoindre, le volume de

tissu sain irradié est donc drastiquement réduit. L’hadron-

thérapie permet le traitement spécifique de tumeurs.

L’hadronthérapie par protons est utilisée actuelle-

ment en France dans deux centres : à l’Institut Curie

d’Orsay (équipement renouvelé en 2010) et au centre

Antoine Lacassagne de Nice (équipement en cours de

renouvellement).

Selon ses promoteurs, l’hadronthérapie avec des noyaux

de carbone serait plus adaptée au traitement des tumeurs

les plus radiorésistantes et pourrait apporter plusieurs cen-

taines de guérisons supplémentaires par an. L’avantagebio-

logique revendiqué serait dû à la très forte ionisation en fin

de trajectoire de ces particules, associé à un effet moindre

sur les tissus traversés avant l’atteinte du volume cible.

3.1.3 La curiethérapie

La curiethérapie permet de traiter, de façon spécifique ou

en complément d’une autre technique de traitement, des

tumeurs cancéreuses, notamment de la sphère ORL, de

la peau, du sein, des organes génitaux ou des bronches.

Cette technique consiste à implanter, au contact ou à l’in-

térieur des tumeurs solides à traiter, des radionucléides,

exclusivement sous forme de sources scellées (à l’exclu-

siondes fils d’iridium-192 considérés comme des sources

non scellées).

Les principaux radionucléides employés en curiethérapie

sont le césium-137, l’iridium-192 et l’iode-125.

Les techniques de curiethérapie mettent en œuvre trois

types d’application:

a - La curiethérapie à bas débit de dose continu

(ou

Low Dose-Rate,

LDR):

délivre des débits de dose compris entre 0,4 et 2 Gy/h;

aumoyen de sources d’iode-125, sous forme de grains,

implantées de façon permanente.

Pour le traitement des cancers de la prostate, des sources

d’iode-125 sont utilisées. Ces sources (grains), de 4,5 mm

de long et 0,8 mm de diamètre, sont mises en place de

façon permanente dans la prostate du patient. Elles ont

une activité unitaire comprise entre 10 et 30 MBq et

un traitement nécessite environ une centaine de grains

représentant une activité totale de 1 à 2 gigabecque-

rels (GBq).

La curiethérapie de bas débit de dose aumoyende sources

d’iridium-192 et de sources de césium-137 est en voie de

disparition. La technique utilisant les sources d’iode-125

(curiethérapie prostatique et ophtalmique), au contraire,

s’est développée ces dernières années. À noter que l’uti-

lisation des fils d’iridium a cessé depuis 2014 du fait de

l’arrêt de leur fabrication.

b - La curiethérapie à débit de dose pulsé

(ou

Pulsed Dose-Rate,

PDR):

délivre des débits de dose compris entre 2 et 12 Gy/h ;

au moyen de sources d’iridium-192 sous forme d’une

source de 3,5 mmde long, de 1 mmde diamètre et d’ac-

tivité maximale de 18,5 GBq, mise en œuvre avec un

projecteur de source spécifique.

Couverture du bulletin n° 8, sécurité des patients.

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CHAPITRE 09 :

LES UTILISATIONS MÉDICALES DES RAYONNEMENTS IONISANTS

Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2015