Enfin, les actions engagées par EDF pour permettre le
fonctionnement des groupes frigorifiques avec des fluides
frigorigènes ayant un plus faible potentiel de réchauffe-
ment global sont bien avancées. La gestion des groupes
frigorifiques ne permet cependant pas à ce jour d’éli-
miner le risque de rejets incidentels de ces fluides dans
l’atmosphère.
3. L’ACTUALITÉ DE
LA SÛRETÉ NUCLÉAIRE
ET DE LA RADIOPROTECTION
3.1 Le retour d’expérience
de l’accident de Fukushima
À la suite de l’accident de Fukushima, l’ASN a pris un
ensemble de décisions en date du 5 mai 2011 deman-
dant aux exploitants d’installations nucléaires impor-
tantes de procéder à des ECS, au regard de cet accident.
Le résultat de ces ECS a été présenté aux groupes
permanents réacteurs et laboratoires et usines réunis
les 8, 9, 10 novembre 2011 et a fait l’objet d’une position
de l’ASN le 3 janvier 2012. Cette position a elle-même
fait l’objet d’un examen dans le cadre des stress tests
européens, qui se sont achevés en avril 2012.
Sur la base de l’avis du groupe permanent et des conclu-
sions des
stress tests
européens, l’ASN a pris un ensemble
de décisions en date du 26 juin 2012 demandant à EDF
de mettre en place :
•
un « noyau dur » de dispositionsmatérielles et organisa-
tionnelles visant, en cas d’agression externe extrême, à :
-- prévenir un accident avec fusion du combustible ou
en limiter la progression ;
-- limiter les rejets radioactifs massifs ;
-- permettre à l’exploitant d’assurer les missions qui lui
incombent dans la gestion d’une situation d’urgence ;
•
un centre de crise local, permettant de gérer une situa-
tion d’urgence sur l’ensemble du site nucléaire en cas
d’agression externe extrême ;
•
une force d’action rapide nucléaire (FARN) permettant,
sur la base demoyensmobiles extérieurs au site, d’inter-
venir sur un site nucléaire en situation pré-accidentelle
ou accidentelle ;
•
un ensemble d’actions correctives ou d’améliorations,
notamment l’acquisition de moyens de communica-
tion et de protection radiologique complémentaires,
lamise en place d’instrumentations complémentaires,
la prise en compte de risques d’agression internes et
externes de manière étendue, le renforcement de la
prise en compte des situations d’urgence.
1
refroidissement du réacteur
2
refroidissement de la piscine
3
refroidissement du bâtiment réacteur
3
2
1
LE PRINCIPE
du « noyau dur »
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CHAPITRE 12 :
LES CENTRALES NUCLÉAIRES D’EDF
Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2015




