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des études initiales de conception, que des contrôles

sur le terrain de matériels non concernés par des pro-

grammes de maintenance ou encore des essais décen-

naux comme les épreuves des enceintes de confinement.

Les éventuels écarts détectés lors de ces investigations

font ensuite l’objet de remises en conformité dans des

délais adaptés aux enjeux;

la réévaluation de sûreté : cette étape vise à améliorer le

niveau de sûreté en tenant compte notamment de l’ex-

périence acquise au cours de l’exploitation, de l’évolu-

tion des connaissances, des exigences applicables aux

installations les plus récentes ainsi que des meilleures

pratiques internationales. À l’issue des études de rééva-

luation ainsi réalisées, EDF identifie les modifications

de ses installations qu’il compte déployer pour en ren-

forcer la sûreté.

Le processus de réexamen des réacteurs d’EDF

Afin de tirer bénéfice de la standardisation des réacteurs

exploités par EDF, ces deux volets du réexamen font

d’abord l’objet d’unprogramme d’études génériques pour

un palier donné (réacteurs de 900 MWe, de 1300 MWe

et de 1450 MWe). Les résultats de ce programme sont

ensuite déclinés sur chacun des réacteurs du palier à l’oc-

casion de leur visite décennale.

Conformément aux dispositions de l’article L. 593-19 du

code de l’environnement, à l’issue de la visite décennale,

l’exploitant adresse à l’ASNun rapport de conclusions du

réexamenpériodique. Dans ce rapport, l’exploitant prend

position sur la conformité réglementaire de son instal-

lation, ainsi que sur les modifications réalisées visant à

remédier aux écarts constatés ou à améliorer la sûreté de

l’installation. Le rapport de réexamen est composé des

éléments prévus à l’article 24 du décret n° 2007-1557

du 2 novembre 2007.

L’ analyse de l’ASN

L’orientation des programmes génériques de vérification

de l’état de l’installation et de la réévaluation de la sûreté

proposée par l’exploitant fait l’objet d’une prise de posi-

tionde l’ASNaprès consultationduGPRet éventuellement

du Groupe permanent d’experts pour les équipements

sous pression nucléaires (GPESPN). Sur cette base, EDF

réalise des études de réévaluation de sûreté et définit des

modifications.

À la suite d’une consultation du GPR à la fin de la phase

générique du réexamen périodique, l’ASN se prononce

sur les résultats des études de réévaluation et sur lesmodi-

fications permettant les améliorations de sûreté envisa-

gées par EDF.

L’ ASN communique au ministre chargé de la sûreté

nucléaire son analyse du rapport de conclusions du réexa-

men de chaque réacteur, mentionné à l’article L. 593-19

du code de l’environnement, et peut édicter de nou-

velles prescriptions pour encadrer la poursuite de son

fonctionnement.

2.10 Le réacteur EPR de Flamanville 3

Le réacteur EPR est un réacteur à eau sous pression qui

s’appuie sur une conception en évolution par rapport à

celle des réacteurs actuellement en fonctionnement en

France, lui permettant ainsi de répondre à des objectifs

de sûreté renforcés.

Après une période d’une dizaine d’années sans construc-

tion de réacteur nucléaire en France, EDF a déposé en

mai 2006, auprès des ministres chargés de la sûreté

nucléaire et de la radioprotection, une demande d’au-

torisation de création d’un réacteur de type EPR, appelé

Flamanville 3, d’une puissance de 1 650 MWe, sur le

site de Flamanville, déjà équipé de deux réacteurs d’une

puissance de 1300 MWe.

Le Gouvernement en a autorisé la création par le décret

n° 2007-534 du 10 avril 2007, après un avis favorable

rendu par l’ASN à l’issue de l’instruction réalisée avec

ses appuis techniques.

Après la délivrance de ce décret d’autorisationde création

et du permis de construire, la construction du réacteur 3

de Flamanville a débuté aumois de septembre 2007. Les

premiers coulages du béton pour les bâtiments de l’îlot

nucléaire ont eu lieu en décembre 2007. Depuis, les tra-

vaux de génie civil (grosœuvre) se sont poursuivis et sont

désormais quasiment terminés. En 2015, EDF a achevé

la mise en précontrainte de l’enceinte interne et la réa-

lisation du génie civil de l’enceinte externe. La mise en

place des composants (réservoirs, canalisations, pompes,

câbles et armoires électriques et de contrôle-commande…)

est désormais largement avancée. En 2015, les derniers

composants constitutifs du circuit primaire ont été ins-

tallés et les soudures des tuyauteries de ce circuit ont été

en partie réalisées.

D’après EDF, le chargement du combustible et le démar-

rage du réacteur de Flamanville 3 sont prévus fin 2018.

2.10.1 Les étapes jusqu’à la mise en service

du réacteur Flamanville 3

En application du décret n° 2007-1557 du 2 novembre

2007 (voir chapitre 3, point 3.1.3), l’introductiondu com-

bustible nucléaire dans le périmètre de l’installation et la

mise en service de cette dernière sont soumises à l’auto-

risation de l’ASN. Lamise en service partielle correspond

à la réceptiondu combustible nucléaire dans le périmètre

de l’installation nucléaire de base et, pour un réacteur

nucléaire, la mise en service de l’installation correspond

à l’introduction du combustible nucléaire dans la cuve

du réacteur.

Conformément à l’article 20 de ce même décret et à l’ar-

ticle 3dudécret d’autorisationde créationdeFlamanville 3,

l’exploitant doit adresser à l’ASN, au plus tard 12 mois

avant la date prévue pour la mise en service, et au plus

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CHAPITRE 12 :

LES CENTRALES NUCLÉAIRES D’EDF

Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2015