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en Chine, où deux réacteurs de type EPR sont en cours de

construction. Aucours de cette rencontre, les avancements

respectifs de l’instruction des autorisations de demande de

miseenserviceont étéprésentés et desperspectivesdecoo-

pération entre les deux pays ont aussi été identifiées pour

les années àvenir, notamment pour cequi concerne le suivi

des résultats des essais de démarrage ou celui des suites de

l’instruction de l’anomalie affectant le couvercle et la cuve

de Flamanville 3. Par ailleurs, l’ASN a rencontré la NNSA

en France spécifiquement sur ce dernier sujet.

En2015, l’ASNa accueilli des experts de l’autorité de sûreté

nucléaire britannique (ONR,

Office forNuclear Regulation

)

afin d’échanger sur le contrôle de la fabrication des équi-

pements sous pression nucléaires destinés aux réacteurs

EPRde Flamanville et deHinkley Point C (Royaume-Uni).

Ces trois autorités de sûreté, STUK, NNSAetONR, ont été

invitées par l’ASN pour assister aux échanges du groupe

permanent d’experts sur l’anomalie affectant la cuve du

réacteur EPR de Flamanville.

Une coopération multinationale

Certaines structures internationales, telles que l’AEN ou

l’association WENRA des responsables d’autorités de

sûreté de l’Europe de l’Ouest, offrent également l’occa-

sion d’échanger sur les pratiques et les enseignements du

contrôle de la construction d’un réacteur.

L’ASNestmembre du

Multinational DesignEvaluationPro-

gramme

(MDEP) dédié à l’évaluationde la conceptiondes

nouveaux réacteurs (voir chapitre 7, point 3.3). Dans ce

cadre, l’ASN a notamment participé en 2015 aux travaux

du groupe de travail dédié à la conception détaillée de

l’EPR. Avec l’appui de l’IRSN, l’ASN a participé aux tra-

vaux relatifs aux accidents graves, au contrôle-commande,

aux études probabilistes de sûreté et à lamodélisationdes

accidents et des transitoires. Le groupe plénier s’est éga-

lement réuni deux fois. L’ ASN participe également aux

travaux du V

endors Inspection CooperationWorking Group

de MDEP qui s’est réuni deux fois en 2015, en Chine et

à l’ASN. Dans ce cadre, l’ASN a plus particulièrement

contribué à la définition d’une liste de bonnes pratiques

d’inspection de fournisseurs de matériels destinés aux

centrales nucléaires et à la préparation d’une inspection

multinationale, prévue en 2016.

Par ailleurs, l’ASNparticipe également aux travauxdu

Wor-

king group on regulation of new reactors

qui est un groupe

technique du

Committee on Nuclear Regulatory Activities

(CNRA) de l’Agence de l’énergie nucléaire (AEN, voir cha-

pitre 7, point 3.2). Les travaux correspondants ont notam-

ment abouti à la créationd’unebasededonnées enregistrant

les anomalies et écarts observés au cours des dernières

constructions. L’ASN contribue à alimenter cette base de

données avec des écarts relevés sur Flamanville 2.

Pour l’ASN, ces échanges internationaux sont un des

moteurs de l’harmonisation des exigences de sûreté et

des pratiques de contrôle.

2.11 Les études sur les réacteurs

du futur

Le CEA mène depuis 2000, en partenariat avec EDF

et Areva, des réflexions sur les réacteurs de quatrième

génération, notamment dans le cadre de coopérations

internationales au sein du forum international généra-

tion IV («

Generation IV International Forum

» – GIF). Les

six filières faisant l’objet de travaux au sein de ce forum

sont les suivantes :

RNR-Na ou SFR : réacteurs à neutrons rapides refroi-

dis au sodium;

RNR-G ou GFR : réacteurs à neutrons rapides refroi-

dis au gaz;

HTR/VHTR: réacteurs à neutrons thermiques, à haute

(850 °C) ou très haute (1000 °C) température, refroi-

dis au gaz;

LFR: réacteurs à neutrons rapides refroidis au plomb ;

MSR: réacteurs à neutrons thermiques à sels fondus ;

SCWR:réacteursàneutronsthermiquesàeausupercritique.

Pour leurs promoteurs, le principal enjeu des réacteurs

de quatrième génération est d’assurer un développement

durable de l’énergie nucléaire en améliorant l’utilisation

des ressources naturelles, en réduisant la production

de déchets radioactifs, en améliorant la sûreté (réduc-

tion du risque de fusion du cœur et amélioration de la

protection de la population) et en offrant une meilleure

résistance face aux risques en matière de sécurité, de

prolifération ou de terrorisme. Pour leurs promoteurs,

le déploiement industriel des réacteurs de quatrième

génération est envisagé en France au plus tôt au milieu

du XXI

e

 siècle. Il nécessite en préalable la réalisation

d’un prototype dont l’échéance de mise en exploitation

est fixée à 2020 par la loi du 28 juin 2006 relative à la

gestion durable des matières et déchets radioactifs (voir

chapitre 16, point 1.1).

Dans cette perspective à la fois de moyen et de long

terme, l’ASN souhaite suivre, à un stade très en amont

de la procédure réglementaire, le développement de la

quatrième génération de réacteurs par les industriels

français et les perspectives de sûreté associées, à l’instar

de ce qui a été réalisé pour le développement de l’EPR,

afin de se mettre en position de définir, le moment venu,

les objectifs de sûreté à atteindre pour ces futurs réac-

teurs. Pour l’ASN, la quatrième génération de réacteurs

devra répondre à des objectifs de sûreté nucléaire, de

radioprotection et de protection de l’environnement

renforcés. En particulier, l’ASN considère que les réac-

teurs de quatrième génération devront présenter un

niveau de sûreté significativement supérieur à celui

des réacteurs de troisième génération représentés en

France par l’EPR.

L’ ASN souligne l’importance qu’elle accorde à la jus-

tification du point de vue de la sûreté du choix d’une

filière par rapport aux autres retenues par le GIF. Dans

ce contexte et sur la base des documents transmis par le

CEA, Areva et EDF en 2009 et 2010 à sa demande, l’ASN

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CHAPITRE 12 :

LES CENTRALES NUCLÉAIRES D’EDF

Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2015