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1. LES INSTALLATIONS DU CEA

Les centres du CEA regroupent des installations dédiées

à la recherche (réacteurs expérimentaux, laboratoires…)

ainsi qu’à leur support (entreposages de déchets, stations

de traitement d’effluents…). Les recherches conduites

par le CEA portent notamment sur la durée de fonction-

nement des centrales, les réacteurs du futur, les perfor-

mances des combustibles nucléaires ou le retraitement et

le conditionnement des déchets nucléaires.

Le point 1.1 dresse un état des lieux des sujets génériques

qui ont marqué l’année 2015. Le point 1.2 donne, quant

à lui, des éléments d’actualité sur différentes installations

en exploitationduCEA. Les installations duCEAen cours

de démantèlement ou d’assainissement sont traitées au

chapitre 15 et celles dédiées à la gestiondes déchets et des

combustibles usés au chapitre 16.

1.1 Les sujets génériques

Par des campagnes d’inspections, par l’analyse des ensei-

gnements tirés du fonctionnement des installations, ou à

l’occasion de l’instruction de dossiers, l’ASN identifie des

thèmes génériques sur lesquels elle interroge et contrôle

leCEA. Les sujets génériques ayant plus particulièrement

retenu l’attention de l’ASN en 2015 ont été :

le suivi des réexamens périodiques, pour ce qui concerne

notamment la prise en compte des aspects communs

aux INB d’un même site et le retour d’expérience des

compléments à apporter en cours d’instructiondes dos-

siers des installations duCEAqui présentent les risques

les plus faibles;

la gestion des déchets (voir chapitre 16) et le démantè-

lement des installations duCEA (voir chapitre 15) pour

lesquels de nombreux projets ont pris des retards signi-

ficatifs du fait de changements de stratégie.

Au cours de l’année 2015, le collège de l’ASNa auditionné

l’administrateur général du CEA à propos :

de la stratégie d’assainissement, de démantèlement et de

gestion des déchets du CEA (voir chapitre 15) ;

de l’avenir du centre de Saclay ;

des projets de réacteurs Jules Horowitz et Astrid (voir

point 1.2.2).

1.1.1 Le retour d’expérience de l’accident

de Fukushima

À la suite de l’accident de Fukushima, l’ASN a lancé une

démarche d’évaluation complémentaire de sûreté (ECS)

des installations nucléaires. La démarche consiste à éva-

luer les marges de sûreté dont disposent les installations

pour résister à des pertes d’électricité ou de refroidisse-

ment, et des agressions naturelles extrêmes.

L’ASN a prescrit en mai 2011 au CEA de procéder à des

ECS des INB qui présentent les risques les plus impor-

tants au regard de l’accident de Fukushima (lot 1). Pour

les réacteurs expérimentaux les plus prioritaires, l’ASN a

prescrit en juin 2012, au vu des conclusions des ECS, la

mise en place de « noyaux durs » de dispositions organi-

sationnelles et matérielles.

C

e chapitre

présente l’appréciation de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN)

sur la sûreté des installations nucléaires de base (INB) de recherche et

industrielles civiles. Ces installations sont distinctes des INB directement

liées à la production d’électricité (réacteurs et installations du cycle du

combustible). Elles sont exploitées par le CEA, par d’autres organismes de

recherche (par exemple l’Institut Laue-Langevin – ILL, l’organisation internationale ITER

et le Ganil) ou par des industriels (par exemple CIS bio international, Synergy Health et

Ionisos qui exploitent des installations de production d’éléments radiopharmaceutiques

ou des irradiateurs industriels).

Ces activités qui vont de la recherche fondamentale auxdéveloppements appliqués ont démarré

dès la fin des années 1940 en France. Elles interviennent en appui des activités médicales et

industrielles, notamment du cycle du combustible, de la production électronucléaire, du trai-

tement et du stockage des déchets. La variété et l’historique des activités couvertes expliquent

la grande diversité des installations concernées.

Les principes de sûreté appliqués à ces installations sont identiques à ceux adoptés pour les

réacteurs de puissance et les installations du cycle du combustible, tout en tenant compte de

leurs spécificités en termes de risques et d’inconvénients. Pour renforcer la prise en compte

de ces risques et inconvénients spécifiques, l’ASNa catégorisé en trois niveaux les installations

qu’elle contrôle par la décision du 29 septembre 2015 (voir chapitre 3).

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CHAPITRE 14 :

LES INSTALLATIONS NUCLÉAIRES DE RECHERCHE ET INDUSTRIELLES DIVERSES

Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2015