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1.1.4 Les réexamens périodiques

Les installations du CEA ont été mises en exploitation

depuis le début des années 1960. Les équipements

de ces installations vieillissent. Ces installations ont

également subi des modifications, parfois sans réexa-

men d’ensemble du point de vue de la sûreté. Depuis

2006, le code de l’environnement impose d’examiner

la sûreté de chacune des installations tous les dix ans.

Les réexamens périodiques des installations du CEA

ont été programmés. Ainsi, 14 installations en fonction-

nement du CEA devront déposer un dossier de réexa-

men en 2016 et 2017, ce qui représente une charge de

travail très importante.

D’une façon générale, les réexamens périodiques peuvent

conduire l’exploitant ou l’ASNà définir des travaux impor-

tants de remise à niveaudans des domaines où la réglemen-

tation et les exigences de sûreté ont évolué, notamment

la tenue au séisme, la protection contre l’incendie et le

confinement. L’ ASN contrôle l’ensemble des travaux et

des requalifications qui s’ensuivent, selon des principes

et un échéancier qu’elle approuve. À la suite des réexa-

mens périodiques, l’ASN peut définir des prescriptions

pour encadrer la poursuite du fonctionnement. Enfin,

pour certaines installations, une date d’arrêt définitif

peut être actée par l’ASN. Cette décision de l’exploitant

d’un arrêt à terme du fonctionnement d’une installation

est la conséquence soit de difficultés trop importantes

pour réaliser les améliorations de sûreté en référence

aux exigences de sûreté applicables aux installations les

plus récentes, soit du coût jugé trop important de ces

améliorations. L’ ASN est alors attentive au respect des

échéances associées.

En 2015, l’ASNa demandé auCEAde préciser sesmoda-

lités de prise en compte dans les réexamens périodiques

des aspects communs à plusieurs INBd’unmême site, qui

peuvent être dans des chapitres communs des rapports

de sûreté et des études d’impact.

1.1.5 La révision des prescriptions encadrant

les prélèvements d’eau et les rejets d’effluents

Concernant les révisions des prescriptions encadrant les

centres deCadarache et de Fontenay-aux-Roses, il y a peu

d’évolution par rapport à 2014. Les dossiers déposés ne

répondent toujours pas aux exigences réglementaires et

nécessitent des compléments. L’ASNa demandé auCEAde

préciser et renforcer sonorganisationpourmieux prendre

en compte les aspects environnementaux aux différents

stades de vie de ces installations (réexamens décennaux,

modification matérielle…).

L’ ASN a achevé en 2015 l’instruction des demandes de

mise à jour des prescriptions encadrant les prélèvements

d’eau et les rejets d’effluents des INB du site deMarcoule,

et fixera en 2016 des valeurs limites et des modalités de

rejet d’effluents et de consommation d’eau.

1.2 L’exploitation des installations

1.2.1 Les centres du CEA

Le centre de Cadarache

Le centred’étudesdeCadarache se situe sur la communede

Saint-Paul-lez-Durance, dans ledépartement desBouches-

du-Rhône. Il emploie environ 5000 personnes et occupe

une superficie de 1600hectares. Dans le cadre de la straté-

gieduCEAde spécialisationde ses centres, le sitedeCada-

rache concentre principalement son activité sur l’énergie

nucléaire. Vingt INB y sont implantées. Les installations

de ce centre sont dédiées à la recherche et au développe-

ment pour le soutien et l’optimisation des réacteurs exis-

tants et la conception de systèmes de nouvelle génération.

Le centre de Cadarache participe également au lancement

deplusieursnouveauxprojets, notamment la construction

du réacteur Jules Horowitz (RJH).

Bien que la proportion des inspections dont le bilan fait

apparaître la nécessité d’actions correctives soit en légère

augmentation, les INB du centre CEA de Cadarache sont

exploitées dans des conditions de sûreté globalement satis-

faisantes. Concernant l’aptitude du centre à établir les

dossiers réglementaires, si ceux relatifs aux sujets les plus

courants sont correctement établis, le CEAdoit renforcer

son organisation pour remettre des dossiers conformes

aux exigences de la réglementation lorsqu’il s’agit d’études

déchets, de demandes d’autorisation de rejets et de pré-

lèvement d’eau, ou de sujets ayant en même temps des

impacts sur la sûreté et l’environnement.

En ce qui concerne le traitement des écarts au référentiel

des installations, les priorités du CEA doivent porter sur

leur détection et les actions mises en œuvre pour qu’ils

ne se reproduisent pas. De ce point de vue, l’ASN consi-

dère que le CEA doit améliorer son processus de suivi

des signaux faibles.

Par ailleurs, le centre peine à anticiper la mise en œuvre

des évolutions de la réglementation et à évaluer leurs

impacts sur ses installations, notamment en ce qui

concerne les décisions de l’ASN portant sur l’incendie

et l’environnement.

Le centre de Saclay

Le centre d’études de Saclay se trouve à environ 20 kmde

Paris, dans le département de l’Essonne. Ce centre occupe

une superficie de 223 ha et environ 6000 personnes y

travaillent. Depuis 2006, le siège du CEA y est installé.

Ce centre se consacre majoritairement aux sciences de la

matière depuis 2005, de la recherche fondamentale à la

recherche appliquée dans des domaines et des disciplines

très variés, tels que la physique, la métallurgie, l’électro-

nique, la biologie, la climatologie, la simulation, la chimie et

l’environnement. La recherche appliquée nucléaire a pour

objectif l’optimisation du fonctionnement des centrales

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CHAPITRE 14 :

LES INSTALLATIONS NUCLÉAIRES DE RECHERCHE ET INDUSTRIELLES DIVERSES

Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2015