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a également anticipé le prochain réexamenpériodique de

la centrale, en transmettant son dossier à l’ASN fin 2012.

Le Groupe permanent d’experts pour les laboratoires et

les usines (GPU) s’est réuni le 12 novembre 2014 et a

émis un avis favorable à la poursuite de l’exploitation

de l’installation dans l’optique de son démantèlement, à

la réalisation des opérations de mise à l’arrêt définitif et

de démantèlement, ainsi qu’au traitement du sodium et

des objets sodés de la centrale Phénix. L’ ASN a transmis

ses conclusions issues de l’instruction technique et des

consultations auministre chargé de la sûreté nucléaire et

a rendu son avis le 22 décembre 2015.

Au cours de l’année 2015, les opérations préparatoires au

démantèlement de la centrale Phénix se sont poursuivies

et ont concerné essentiellement le déchargement dubaril-

let et de la cuve, la préparation de la carbonatation des

films résiduels de sodium des circuits secondaires, ainsi

que des aménagements de futurs locaux ou ateliers néces-

saires au démantèlement (chantier NOAH…). Toutefois,

le CEA a rencontré des difficultés lors du déchargement

du barillet et de la cuve en raison de problèmes liés au

vieillissement de certains équipements des cellules blin-

dées de traitement des assemblages irradiés et des objets

expérimentaux.

Les inspections de 2015 ont porté sur la radioprotection

des travailleurs, la gestiondes déchets, la surveillance des

prestataires, la conduite des installations et le respect des

documents d’exploitation. Par ailleurs, des lacunes en

matière de surveillance des intervenants extérieurs ont

été relevées lors d’une inspection, menée conjointement

avec l’ASND, concernant un transport de conteneurs de

déchets entre la centrale et une installation d’entreposage

de l’INBS de Marcoule.

Extraction sous hotte d’un composant primaire sur l’installation Phénix au CEA de Marcoule, avril 2009.

Le démantèlement de la centrale Phénix

Le CEA prévoit de terminer le démantèlement de la centrale

Phénix au plus tard en 2045. Ces opérations comportent

les étapes suivantes :

• la poursuite des opérations d’évacuation des éléments

combustibles et des différents composants amovibles

du cœur du réacteur puis l’évacuation des combustibles

vers l’usine de La Hague ;

• l’élimination des risques liés au sodium en traitant le

sodium et les objets ayant été en contact avec ce métal :

ce traitement nécessitera la construction dans le périmètre

de l’INB 71 de nouveaux ateliers et de deux nouveaux

bâtiments (NOAH et ELA) ;

• le démantèlement de certaines structures du bloc réacteur

(structures activées présentes dans la cuve du réacteur),

de la cuve du réacteur et du barillet, des cellules blindées, etc. ;

• le démantèlement des ateliers créés pour le démantèlement

de la centrale et la déconstruction des bâtiments NOAH et ELA ;

• l’assainissement des structures de génie civil des bâtiments

que le CEA souhaite conserver à l’issue du démantèlement.

La disponibilité des infrastructures NOAH et ELA a conduit le CEA

à demander également l’autorisation de traiter conjointement aux

déchets sodés et au sodium issu de la centrale Phénix, des déchets

sodés et des lots de sodium «historiques» provenant d’autres

installations du CEA (installations SURA, une boucle expérimentale

de CABRI, Rapsodie, LECA, et des ICPE situées à Cadarache).

Les enjeux majeurs de sûreté identifiés dans le cadre du

démantèlement de la centrale Phénix sont :

• la maîtrise de la criticité associée à la réactivité des éléments

combustibles, durant la période où de la matière fissile

est présente dans l’installation et pendant les phases

de manutention et de traitement des assemblages,

dans la cellule des éléments irradiés par exemple ;

• les risques liés au sodium, puisque le sodium réagit

violemment avec l’oxygène de l’air et avec l’eau. Le risque

est donc présent jusqu’à la fin du traitement du sodium ;

• la gestion des déchets radioactifs issus des opérations de

démantèlement et d’assainissement ;

• la maîtrise et la limitation des rejets d’effluents gazeux

et liquides liés aux opérations de traitement du sodium.

Des fonctions de sûreté permettent une réduction drastique

de ces risques, grâce notamment à la maîtrise de la réactivité,

au confinement des substances radioactives et du sodium,

et au maintien en phase liquide du sodium primaire dans

la cuve. De nombreux engagements de l’exploitant doivent

contribuer également à la minimisation de ces risques.

COMPRENDRE

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CHAPITRE 15 :

LA SÛRETÉ DU DÉMANTÈLEMENT DES INSTALLATIONS NUCLÉAIRES DE BASE

Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2015