Table of Contents Table of Contents
Previous Page  468 / 536 Next Page
Information
Show Menu
Previous Page 468 / 536 Next Page
Page Background

2.1.7 L’Atelier des matériaux irradiés (AMI)

Cette installation (INB 94), déclarée et mise en service en

1964, située sur le site nucléaire de Chinon, est exploitée

par EDF. Elle est essentiellement destinée à la réalisation

d’examens et d’expertises sur des matériaux activés ou

contaminés en provenance des réacteurs REP.

L’année 2015 a étémarquée par le transfert progressif des

activités d’expertises dans une nouvelle installationdu site,

le Laboratoire intégré duCeidre (Lidec). En conséquence,

il n’y a plus d’activités d’expertises à l’AMI. L’ ASN a porté

une attention particulière à la maîtrise de ce transfert.

Lors de l’exploitation de l’AMI, quelques dysfonctionne-

ments dans la conduite et la réalisation de travaux et dans

la réalisation d’essais ont eu lieu. Les dispositions d’inter-

vention contre l’incendie doivent être plus robustes. Dans

uncontexte où l’organisationde l’installationdoit notable-

mentévoluer en2016, l’ASNseraparticulièrementvigilante

au respect par l’exploitant du référentiel de l’installation et

à la rigueur de l’exploitation.

Le dossier de demande d’autorisation de démantèlement

que l’exploitant avait déposé en juin 2013, doit, compte

tenu de demandes formulées fin 2014, être complété

pour préciser l’état initial de l’installation au moment

de la mise en application du décret autorisant la mise à

l’arrêt et le démantèlement, prévue vers fin 2017. Dans

le cadre des opérations de préparation au démantèle-

ment, des dispositions spécifiques de conditionnement

et d’entreposage de certains déchets vont être mises en

œuvre. Il s’agit de déchets anciens en attente de filières

de gestion appropriées. L’ ASN sera attentive au dérou-

lement des opérations de reprise et conditionnement

des déchets anciens, compte tenu des retards pris ces

dernières années.

Dans la perspective d’un réexamen périodique en 2017,

le dossier d’orientation du réexamen a été instruit par

l’ASN et des demandes complémentaires ont été faites

à l’exploitant.

2.2 Les installations du CEA

L’ASNet l’Autorité de sûreté nucléaire de défense (ASND)

ont constaté des retards importants dans la réalisationdes

opérations de démantèlement, de reprise et de condition-

nement des déchets anciens du CEA, des augmentations

très significatives de la durée envisagée des opérations de

démantèlement et de reprise de déchets anciens ainsi que

des retards importants dans la transmission des dossiers

de démantèlement. Par conséquent, l’ASN et l’ASND ont

demandé au CEA que leur soit présentée, dans un délai

d’un an, la nouvelle stratégie de démantèlement envisagée

par leCEA concernant l’ensemble des INB et installations

individuelles situées à l’intérieur d’installations nucléaires

de base secrètes (INBS). L’ASN et l’ASND ont demandé

au CEA d’établir, pour les quinze prochaines années, des

programmes de démantèlement, fondés sur des priorités

hiérarchisées de sûreté, de radioprotection et de protec-

tion de l’environnement, en tenant compte tout particu-

lièrement de l’activité totale mobilisable des substances

radioactives et dangereuses présentes dans l’installation.

L’ ASN et l’ASND ont donc demandé au CEA de procéder

à un réexamen global de la stratégie de démantèlement

des installations nucléaires et de gestion des matières et

déchets radioactifs du CEA ; ce réexamen concerne en

particulier la priorisation des opérations, les moyens

humains et l’efficacité des organisations pour les réali-

ser et la pertinence du niveau des ressources financières

consacrées à ces opérations. L’ ASN et l’ASND ont égale-

ment demandé auCEA de renforcer les moyens humains

affectés aux opérations de démantèlement ainsi qu’à l’or-

ganisation de ses programmes de démantèlement et de

gestion des déchets. Ils ont enfin demandé au CEA de

réexaminer les ressources budgétaires affectées aux opé-

rations de démantèlement.

2.2.1 Le centre de Fontenay-aux-Roses

Premier centre de recherche du CEA, depuis 1946, le

site de Fontenay-aux-Roses poursuit la mutation de ses

activités nucléaires vers des activités de recherche dans

le domaine des sciences du vivant.

Le centredeFontenay-aux-Roses est constituédedeux INB,

Procédé (INB 165) et Support (INB 166). Dans l’INB 165

se déroulaient des activités de recherche et de dévelop-

pement sur le retraitement des combustibles nucléaires,

La levée du point d’arrêt de Superphénix

Le décret n° 2006-321 du 20 mars 2006 autorisant le

démantèlement du réacteur de Superphénix, dispose que

l’engagement des opérations de traitement du sodium résiduel

de la cuve principale présent après sa vidange doit faire l’objet

d’une autorisation préalable de l’ASN. À ce titre, EDF a transmis

en 2014 un dossier afin de réaliser cette opération qui sera

effectuée en deux temps :

• carbonatation du sodium résiduel,

• mise en eau de la cuve.

Cette opération est nécessaire au démantèlement

de la cuve et de ces internes qui doit être réalisée sous eau.

Les principaux enjeux de sûreté associés à l’opération

de traitement du sodium résiduel de la cuve principale

sont représentés par les risques d’une réaction sodium-eau

incontrôlée et d’une explosion d’hydrogène.

Ces risques sont maîtrisés notamment par les dispositifs

de l’installation de traitement du sodium (TNC) situé

sur la cuve, qui limitent les débits d’injection et contrôlent

les rejets de la cuve dans le bâtiment réacteur.

Après instruction, l’ASN a autorisé, par décision du

21 décembre 2015, l’engagement de ces opérations.

À NOTER

468

CHAPITRE 15 :

LA SÛRETÉ DU DÉMANTÈLEMENT DES INSTALLATIONS NUCLÉAIRES DE BASE

Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2015