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Il convient de retenir dudécret du 2 septembre 2014 pré-

cité les trois points suivants :

les activités et les installations de gestion des déchets

radioactifs,enapplicationdeladirective2011/70/Euratom

duConseil du19 juillet 2011 établissant un cadre com-

munautaire pour la gestion responsable et sûre du com-

bustible usé et des déchets radioactifs, sont soumises à

un régime d’autorisation;

seules les substances radioactives sous forme non scellée

présentant unenjeupour l’environnement sont soumises

au régime des ICPE, l’ensemble des sources scellées étant

soumises au code de la santé publique ;

l’autorisation ou la déclaration délivrée au titre de la

rubrique 1715 continue à valoir autorisation ou décla-

ration au titre du code de la santé publique jusqu’à l’ob-

tentiond’une nouvelle autorisation au titre du code de la

santé publique ou, à défaut, pour une durée maximale

de cinq ans, soit auplus tard jusqu’au4 septembre 2019.

Conformément à l’article L. 593-3 du code de l’environ-

nement, une installation implantée dans le périmètre

d’une INB, inscrite à une rubrique de la nomenclature

des ICPE mais nécessaire à l’exploitation de l’INB relève

du régime des INB.

En application du III de l’article L. 1333-9 du code de la

santé publique, les autorisations délivrées aux ICPE au

titre du code de l’environnement pour la détention ou

l’utilisation de sources radioactives tiennent lieu de l’au-

torisation requise au titre du code de la santé publique.

Mais, hormis celles qui concernent les procédures, les

dispositions législatives et réglementaires du code de la

santé publique leur sont applicables.

5.3 Le cadre réglementaire

de la protection contre la malveillance

dans les activités nucléaires

Les actes de malveillance comprennent les actions de vol

ou de détournement de matières nucléaires, les actions

de sabotage et les agressions externes des INB. Ces deux

dernières doivent être prises en compte dans les procé-

dures relevant du code de l’environnement contrôlées par

l’ASN. Ainsi, l’exploitant doit présenter, dans son rapport

de sûreté, une analyse des accidents susceptibles d’inter-

venir dans l’installation, quelle que soit la cause de l’acci-

dent, y compris s’il est induit par un acte demalveillance.

Cette analyse, qui mentionne les effets des accidents et

les mesures prises pour les prévenir ou pour en limiter

les effets, est prise en compte pour apprécier si l’autori-

sation de création peut ou non être délivrée. Les disposi-

tions de prévention ou de limitation des risques les plus

importantes peuvent faire l’objet de prescriptions de l’ASN.

En revanche, l’ASN n’a en charge ni la détermination des

menaces à prendre en compte enmatière demalveillance

ni le contrôle de la protection physique des installations

nucléaires contre les actes demalveillance. Lesmenaces à

prendre encompte enmatièredemalveillance sont définies

par le Gouvernement (Secrétariat général de la défense et

de la sécurité nationale – SGDSN).

En ce qui concerne la protection contre la malveillance,

deux dispositifs institués par le code de la défense sont

applicables à certaines activités nucléaires:

le chapitre III du titre III du livre III de la première par-

tie du code de la défense définit les dispositions visant

la protection et le contrôle des matières nucléaires. Il

s’agit desmatières fusibles, fissiles ou fertiles suivantes:

le plutonium, l’uranium, le thorium, le deutérium, le

tritium, le lithium 6 et les composés chimiques com-

portant un de ces éléments à l’exception des minerais.

Afind’éviter la disséminationde cesmatières nucléaires,

leur importation, leur exportation, leur élaboration, leur

détention, leur transfert, leur utilisation et leur transport

sont soumis à une autorisation ;

le chapitre II du titre III du livre III de la première partie

ducodede ladéfensedéfinit un régimedeprotectiondes

établissements

« dontl’indisponibilitérisqueraitdediminuer

d’une façon importante le potentiel de guerre ou économique,

la sécurité ou la capacité de survie de la nation ».

La loi TSN

du 13 juin 2006 a complété l’article L. 1332-2 du code

de la défense afin de permettre à l’autorité administra-

tive d’appliquer ce régime à des établissements compre-

nant une INB

« quand la destruction ou l’avarie de

[cette

INB]

peutprésenterundangergravepourlapopulation ».

Ce

régime de protection impose aux exploitants la mise en

œuvre des mesures de protection prévues dans un plan

particulier de protection dressé par lui et approuvé par

l’autoritéadministrative.Cesmesurescomportentnotam-

ment des dispositions efficaces de surveillance, d’alarme

et de protection matérielle. En cas de non-approbation

du plan et de désaccord persistant, la décision est prise

par l’autorité administrative.

Pour cequi concerne les activitésnucléaireshorsdudomaine

de la défense nationale, ces régimes sont suivis au niveau

national par le Haut Fonctionnaire de défense et de sécu-

rité (HFDS) du ministère chargé de l’énergie.

Dans le cadre d’un groupe de travail conjoint, l’ASN et le

HFDS échangent régulièrement sur les accidents pris en

compte dans les rapports de sûreté, ainsi que sur la façon

dont certains peuvent résulter d’un acte de malveillance

ou terroriste. Dans ce cadre, l’analyse de leurs occurrences

et des mesures prises pour les prévenir assurent que les

processus d’autorisation réglementaire menés au titre du

code de la défense soient cohérents avec ceux issus du

code de l’environnement.

Pour les sources radioactives qui ne constituent pas des

matières nucléaires au sens précisé ci-dessus et qui ne

sont pas mises en œuvre dans des établissements sou-

mis aux obligations de protection figurant dans le code

de la défense, il n’existe pas actuellement de dispositif de

contrôle des actions menées par leur détenteur pour pré-

venir d’éventuels actes de malveillance. Pourtant, de tels

actes utilisant certaines de ces sources pourraient avoir des

effets graves. C’est pourquoi, le Gouvernement a retenu

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CHAPITRE 03 :

LA RÉGLEMENTATION

Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2015