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L’ ASN participe à la gestion de ces

situations, pour les questions relatives

au contrôle de la sûreté nucléaire et de

la radioprotection, et, en s’appuyant

sur l’expertise de son appui technique

l’IRSN, remplit quatre grandes mis-

sions qui sont:

s’assurer du bien-fondé des dispo-

sitions prises par l’exploitant et le

contrôler;

appo r t e r s on cons e i l au

Gouvernement et à ses représentants

au niveau local ;

participer à la diffusion de

l’information ;

assurer la fonction d’autorité com-

pétente dans le cadre des conven-

tions internationales.

L’organisationde crise de l’ASNmise

enplaceencasd’accidentoud’incident

sur une INB comprend notamment:

au plan national, un centre d’ur-

gence situé àMontrouge et composé

de trois postes de commandement

(PC):

-- un PC stratégique constitué par

le collège de l’ASN qui peut être

amené à prendre des décisions et

imposer à l’exploitant de l’installa-

tion concernée des prescriptions

en situation d’urgence;

-- un PC technique (PCT) en rela-

tion constante avec son appui

technique l’IRSN ainsi qu’avec

le collège de l’ASN. Il a vocation

à prendre des positions pour

conseiller le préfet, directeur des

opérations de secours;

-- un PC communication (PCC),

placé à proximité du PCT. Le

président de l’ASNou son repré-

sentant assure la fonction de

porte-parole, distincte de celle

du chef du PCT.

au plan local:

-- des représentants de l’ASNauprès

du préfet pour l’appuyer dans

ses décisions et ses actions de

communication;

-- des inspecteurs de l’ASNprésents

sur le site accidenté.

Éléments marquants

En 2015, le centre d’urgence national

a été gréé lors de six exercices natio-

naux, ainsi qu’à trois reprises à la suite

du déclenchement par l’exploitant du

plan d’urgence interne de la centrale

nucléaire de Cattenom le 28 mai, de

la centrale nucléaire de Flamanville

dans la nuit du 26 août et de l’an-

cienne centrale nucléaire de Brennilis

en démantèlement le 23 septembre.

Dans les trois cas, la situation a été

maîtrisée par l’exploitant après

quelques heures, sans aucun rejet

de substances radioactives. Le centre

d’urgence de l’ASN a également été

gréé pour plusieurs heures à titre

préventif le 9 octobre dans la soi-

rée pour une situation concernant

la centrale de Flamanville.

La déclinaison au niveau local du

plan national de réponse « Accident

nucléaire ou radiologiquemajeur »,

publié en février 2014, a été engagée

en 2015, sous l’égide des préfets de

zone de défense et de sécurité. Elle

doit tenir compte de la diversité des

situations territoriales et passera en

premier lieu par la mise à jour des

éléments de planification existants

selon la méthode proposée par le

guide édité par le ministère de l’In-

térieur fin 2014.

En 2015, les nouvelles missions

du comité directeur post-acciden-

tel (Codirpa) formalisées dans un

courrier du Premier ministre du

29 octobre 2014 confiant à l’ASNun

nouveau mandat pour une période

de cinq ans, se sont centrées sur la

veille, l’accompagnement et l’analyse

des différents processus de prépara-

tion au post-accident. Le groupe de

travail duCodirpa relatif à un rejet de

longue durée a rendu son rapport en

2015. Un nouveau groupe de travail

a été constitué en 2015 sur la ges-

tion des déchets en situation post-accidentelle, qui associedesmembres

duCodirpa et duPlannational de ges-

tiondesmatières et déchets radioactifs

(PNGMDR). Le rapport du séminaire

pluraliste sur l’évaluationéconomique

du risque d’accident nucléaire orga-

nisé en octobre 2014 par l’ASN a été

diffusé en 2015. L’ASN a engagé les

démarches nécessaires pour promou-

voir aux niveaux national et interna-

tional le développement d’actions de

recherche sur ce sujet.

Lors de leur réunion conjointe de

2014, les associationsHERCA

(Heads

of the EuropeanRadiological protection

Competent Authorities)

, et WENRA

(WesternEuropeanNuclear Regulators

Association)

ont adopté une position

communepour unemeilleure coordi-

nation transfrontalière des actions de

protection durant la première phase

d’un accident nucléaire. La position

deHERCAetWENRAvise àpromou-

voir, encas d’accident, la transmission

rapide d’informations entre les pays

concernés et la cohérence des recom-

mandations émises par les autorités

de radioprotection et de sûreté pour

la protection des populations.

HERCA et WENRA considèrent

qu’en Europe, l’évacuation des

populations devrait être préparée

jusqu’à 5 km autour des centrales

nucléaires, et la mise à l’abri et l’in-

gestion de comprimés d’iode stable

jusqu’à 20 km ; une stratégie globale

devrait être définie pour être capable

d’étendre, si nécessaire, l’évacua-

tion jusqu’à 20 km et la mise à l’abri

et l’ingestion de comprimés d’iode

stable jusqu’à 100 km.

Dans la continuité des années anté-

rieures, l’ASN, en liaison avec le

Secrétariat général de la défense et

de la sécurité nationale, la Direction

générale de la sécurité civile et de

la gestion des crises et l’Autorité de

sûreté nucléaire de défense (ASND),

a préparé le programme 2015 des

six exercices nationaux d’urgence

nucléaire et radiologique concernant

les INB et les transports de subs-

tances radioactives.

Perspectives

La déclinaison territoriale du plan

national de réponse à un accident

nucléaire ou radiologique majeur

sera testée en 2016 et 2017 lors

d’exercices d’une demi-journée sur

la base d’un scénario d’accident de

transport de substances radioactives.

L’ASNparticiperapar ailleurs en2016

à un exercice majeur impliquant le

niveau gouvernemental.

L’ ASN poursuivra en 2016 les

démarches engagées auniveau euro-

péen visant à harmoniser, les actions

de protectiondes personnes en situa-

tion d’urgence, et à développer une

réponse coordonnée des autorités de

sûretéetderadioprotectionencasd’ac-

cident proche ou lointain, notamment

dans le cadre des suites de l’approche

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Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2015

LES ÉLÉMENTS MARQUANTS EN 2015