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desmétaux…Ces dégradations sont généralement prises

en compte dès la conception et la fabricationpuis dans un

programme de surveillance et demaintenance préventive,

voire de réparation ou de remplacement si nécessaire.

La durée de vie des équipements non remplaçables

Les équipements non remplaçables tels que la cuve (voir

point 2.4.4) et l’enceinte de confinement (voir point 2.5)

font l’objet d’une étroite surveillance afin de vérifier que

leur vieillissement est conforme à celui anticipé et que

leurs caractéristiquesmécaniques restent dans des limites

où le bon comportement de ces équipements est garanti.

L’ obsolescence des équipements

ou de leurs composants

Certains équipements, avant d’être installés dans les cen-

trales nucléaires, ont fait l’objet d’un processus de « qua-

lification » visant à s’assurer de leur capacité à remplir

leurs fonctions dans les conditions de sollicitation et d’am-

biance correspondant aux situations d’accident pour les-

quelles ils sont nécessaires. La disponibilité des pièces de

rechangepour ces équipements est fortement conditionnée

par l’évolution du tissu industriel des fournisseurs, l’arrêt

de la fabrication de certains composants ou la disparition

de leur constructeur pouvant conduire à des difficultés

d’approvisionnement. En préalable à leur montage, EDF

doit vérifier que les nouvelles pièces de rechange diffé-

rentes des pièces d’origine ne remettent pas en cause la

« qualification » des équipements sur lesquels elles seront

installées. Compte tenu de la durée incompressible de

cette procédure, une forte anticipation est nécessaire de

la part d’EDF.

2.9.3 La prise en compte par EDF

du vieillissement des équipements

La démarche mise en place par EDF pour s’assurer de

la maîtrise du vieillissement de ses installations s’appuie

sur trois points:

anticiper le vieillissement à la conception: à la concep-

tion et lors de la fabrication des composants, le choix

des matériaux et les dispositions d’installation doivent

être adaptés aux conditions d’exploitation prévues et

tenir compte des cinétiques de dégradation connues

ou supposées;

surveiller l’état réel de l’installation : au cours de l’ex-

ploitation, d’autres phénomènes de dégradation que

ceux prévus à la conception peuvent être découverts.

Les programmes de surveillance périodique et demain-

tenance préventive, les programmes d’investigations

complémentaires ou encore l’examen du retour d’expé-

rience (voir points 2.7.1, 2.8.2 et 2.8.3) visent à détecter

de manière suffisamment anticipée ces phénomènes ;

réparer, rénover ou remplacer les équipements : compte

tenu des contraintes d’exploitation que de telles opé-

rations de maintenance courante ou exceptionnelle

sont susceptibles de créer, surtout lorsqu’elles ne sont

réalisables qu’en période d’arrêt des réacteurs, EDF doit

chercher à les anticiper notamment pour tenir compte

des délais d’approvisionnement des nouveaux com-

posants, du temps de préparation et de réalisation de

l’intervention, des risques d’obsolescence de certains

composants et de perte de compétences techniques

des intervenants.

EDF a établi une méthodologie de maîtrise du vieillisse-

ment pour ses réacteurs au-delà de trente ans de fonction-

nement dont l’objectif est de démontrer leur aptitude à

poursuivre leur fonctionnement jusqu’à leur quatrième

visite décennale dans des conditions de sûreté satisfai-

santes, d’une part au vu de l’état des installations lors

de leur troisième visite décennale, d’autre part au regard

de la connaissance et de la maîtrise des mécanismes et

des cinétiques des modes d’endommagement associés

au vieillissement.

Cetteméthodologie comporte une première phase géné-

rique qui vise à se prononcer sur la prise en compte du

vieillissement pour unpalier de réacteurs identiques, afin

demutualiser les études. Dans undeuxième temps, à l’oc-

casion de la troisième visite décennale (VD3) de chaque

réacteur, un dossier de synthèse spécifique à chacun des

réacteurs est élaboré afinde démontrer lamaîtrise du vieil-

lissement des équipements et l’aptitude à la poursuite du

fonctionnement du réacteur pendant la période décen-

nale suivant sa VD3. Établi à partir de l’appropriation du

dossier générique, il vise à prendre en compte les éven-

tuelles spécificités de chacun de ces réacteurs.

Dans la perspective envisagée par EDF d’une poursuite

du fonctionnement des réacteurs au-delà de 40 ans, la

maîtrise du vieillissement et la gestion de l’obsolescence

des équipements constituent des enjeux majeurs pour la

sûreté (voir point 3.2). L’ASN considère que la démarche

mise en place par EDF au niveau tant générique que de

chaque réacteur est globalement satisfaisante mais doit

être complétée sur quelques points :

identifier les vulnérabilités possibles des processus indus-

triels de remplacement de composants, y compris en

cas d’aléa d’exploitation survenant sur les réacteurs et

proposer les actions permettant d’améliorer la robus-

tesse de ces processus;

apporter une justification robuste de la tenuemécanique

des cuves au-delà de leur quatrième visite décennale.

2.9.4 Le réexamen périodique

Conformément aux dispositions de l’article L. 593-18 du

code de l’environnement, EDF doit procéder tous les dix

ans au réexamen périodique de ses réacteurs, qui com-

porte les deux volets suivants :

la vérification de l’état de l’installation et de sa confor-

mité: cette étape vise à vérifier la situation de l’installa-

tion au regard des règles qui lui sont applicables. Elle

s’appuie sur un ensemble de contrôles et d’essais com-

plémentaires à ceux réalisés au fil de l’eau. Ces véri-

fications peuvent aussi bien concerner des contrôles

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CHAPITRE 12 :

LES CENTRALES NUCLÉAIRES D’EDF

Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2015