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tard lors de la prochaine décennie pour l’évaluation des

charges de démantèlement. L’ ASN a recommandé que

CIS bio international mette à jour, dans les plus brefs

délais, l’actualisation de ses charges mentionnées à l’ar-

ticle L. 594-1 du code de l’environnement, en prenant

en compte une durée de fonctionnement plus réaliste.

1.5 Le retour d’expérience

de l’accident de Fukushima

Afinde prendre en compte le retour d’expérience de l’acci-

dent nucléaire survenuà la centralenucléairedeFukushima

Daiichi au Japon, l’ASNa demandé aux exploitants d’INB

de procéder à des ECS, y compris pour les installations

en démantèlement.

En ce qui concerne EDF, à la demande de l’ASN, les rap-

ports d’ECSdes INB endémantèlement (ChinonA1, A2 et

A3, Saint-Laurent-des-EauxA1 et A2, Bugey 1, Chooz A,

Superphénix, Brennilis) et de l’Atelier pour l’entreposage

du combustible (APEC) (Creys-Malville) ont été transmis

le 15 septembre 2012. L’ASN a rendu ses conclusions le

10 octobre 2014. Elle a considéré que la démarche suivie

a répondu au cahier des charges et a demandé des com-

pléments relatifs au risque sismique dans l’APEC et dans

les réacteursUNGG (uraniumnaturel-graphite-gaz) ainsi

qu’au risque d’inondation dans ces derniers. EDF s’est

d’ores et déjà engagée sur la prise en compte de plusieurs

de ces demandes.

Concernant les installations du CEA, l’Atelier de tech-

nologie du plutonium (ATPu) (Cadarache), en cours de

démantèlement, a fait l’objet de la décision n° 296 du

26 juin 2012 fixant des prescriptions complémentaires

au vu des conclusions des ECS. En plus des prescrip-

tions génériques, l’ASN a notamment demandé au CEA

de tenir à jour l’estimation des quantités de matières

radioactives présentes par local de l’ATPu. Toutefois,

l’ASN n’a pas jugé nécessaire de prescrire un « noyau

dur » pour cette INB.

L’ECS du réacteur Phénix (Marcoule), transmise le 15 sep-

tembre 2011, a fait l’objet de ladécisionde l’ASNdu26 juin

2012 fixant les prescriptions complémentaires visant à

imposer le renforcement de la robustesse de l’installation

face à des situations extrêmes, notamment par la mise en

place d’un« noyaudur ». La décisionde l’ASNdu8 janvier

2015 fixe par ailleurs des prescriptions complémentaires

précisant les exigences applicables au « noyau dur » du

réacteur Phénix et à la gestion des situations d’urgence.

Pour ce qui concerne le réacteur Rapsodie (Cadarache),

dont le rapport a été diffusé le 13 septembre 2012, l’ASN

n’a pas édicté de prescriptions. Néanmoins, le CEA s’est

engagé à réexaminer le scénario de réaction sodium-eau

induite par des pluies survenant à la suite d’un séisme

extrême ayant entraîné la ruine des bâtiments de l’INB. À

la demande de l’ASN, l’étude correspondante a été remise

fin 2014.

Le rapport concernant l’Atelier des matériaux irradiés

(AMI) qu’exploite EDF à Chinon a été remis le 6 juin

2014. L’ ASN a considéré le 10 juillet 2015 que les dispo-

sitions retenues par EDF pour limiter les conséquences

d’une situation accidentelle liée à des agressions externes

extrêmes, telles que celles prises en considération pour

les ECS, étaient satisfaisantes sous réserve d’évacuer

à court terme l’inventaire radiologique présent dans

l’installation.

La prise en compte du retour d’expérience de l’accident de

Fukushima pour les installations demoindre importance

interviendra ultérieurement, notamment à l’occasiondes

prochains réexamens périodiques pour les INB Procédé

et Support (Fontenay-aux-Roses).

Ne sont pas concernées par les ECS les installations dont

le niveau de démantèlement est suffisamment avancé, ou

celles dont le terme source mobilisable est très faible et le

déclassement très proche.

1.6 L’action internationale de l’ASN

dans le domaine du démantèlement

En 2015, l’ASN s’est investie dans diverses actions inter-

nationales concernant le démantèlement.

Elle a contribué notamment aux travaux du groupe de

travail « Déchets et démantèlement » deWENRA (

Western

European Nuclear Regulators Association

) qui a publié en

juin 2013 un rapport identifiant les niveaux de sûreté

de référence applicables au démantèlement des instal-

lations nucléaires. Ces niveaux de sûreté de référence

doivent être transposés dans la réglementation nationale

de chacun des pays membres de WENRA. La publica-

tion de l’arrêté du 7 février 2012 a permis de transpo-

ser un certain nombre de ces niveaux de sûreté, relatifs

notamment au management de la sûreté, mais d’autres

dispositions nécessitent encore d’être déclinées dans des

décisions de l’ASN, notamment les décisions relatives

respectivement aux études sur la gestion des déchets

dans les installations et au démantèlement, actuellement

en préparation.

En outre, l’ASN est membre du réseau de l’

International

DecommissioningNetwork

(IDN) coordonné par l’AIEA et,

dans ce cadre, se tient informée des projets menés à l’in-

ternational. Elle contribue en particulier depuis 2012 au

projet CIDER (

Constraints to Implementing Decommissioning

and Environmental Remediation Project

), qui vise à iden-

tifier et développer des outils pour surmonter les diffi-

cultés que peuvent rencontrer les États membres dans

la réalisation de projets de démantèlement et de réha-

bilitation de sites.

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CHAPITRE 15 :

LA SÛRETÉ DU DÉMANTÈLEMENT DES INSTALLATIONS NUCLÉAIRES DE BASE

Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2015