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du dossier de l’Andra, qui est documenté, étayé et qui

apporte un progrès significatif, notamment par unemeil­

leure prise en compte de la sûreté.

Toutefois, l’ASN a considéré que certaines hypothèses

retenues par l’Andra, d’ordre technique et économique,

étaient trop optimistes et de ce fait non conformes à l’im­

pératif de prudence qui s’impose à une telle évaluation.

Par ailleurs, à ce stade de développement du projet, des

incertitudes sont inévitables. L’ASN a donc estimé qu’il

était indispensable de prévoir unmécanisme demise à jour

régulière du coût de référence, notamment lors d’étapes

clés de développement du projet.

L’ASNa rappelé que cette évaluation est une des bases sur

lesquelles sont calculés les montants des fonds dont les

exploitants doivent disposer afin de couvrir les dépenses

liées à la gestion de leurs déchets radioactifs. Ces fonds

doivent garantir que ces dépenses ne seront pas à la charge

des générations futures.

Conformément à la procédure prévue à l’article L. 542-12

du code de l’environnement, après prise en compte de

l’avis de l’ASN et des observations des producteurs de

déchets radioactifs, laministre chargée de l’énergie a arrêté

le 15 janvier 2016 le coût de référence du projet de stoc­

kageCigéo: un

« coût est fixé à25 Md€ aux conditions écono­

miques du31 décembre 2011, année dudémarrage des travaux

d’évaluation des coûts ».

Cet arrêté précise également que

le coût doit être mis à jour régulièrement et

«

a minima

La position de l’ASN sur la réversibilité

La réversibilité du stockage en couche géologique profonde

est une exigence prévue par le code de l’environnement.

Une future loi doit préciser cette exigence. L’Andra remettra

à I’ASN en 2016 un dossier qui présentera les principales

options techniques permettant d’assurer la récupérabilité

des colis de déchets stockés.

L’ASN a fait part à l’Andra, fin 2014, de ses attentes sur

ce sujet. L’ASN considère que la notion de réversibilité doit non

seulement garantir la récupérabilité, c’est-à-dire la possibilité de

récupérer des colis de déchets déjà stockés pendant une période

donnée, mais également que l’installation soit adaptable

afin de garantir la possibilité, lors de la construction puis du

fonctionnement du stockage, de faire évoluer les dispositions

retenues précédemment. À ce titre, l’ASN considère que l’Andra

devra démontrer qu’une évolution de l’inventaire des déchets

destinés à être stockés en couche géologique profonde, faisant

suite – par exemple – à une décision de politique énergétique

conduisant au stockage direct de combustibles usés, ne remet

pas en cause la sûreté du stockage.

Pour que ces enjeux de sûreté soient pris en compte dès

les études de conception, l’ASN estime indispensable que

les exigences techniques liées à la réversibilité soient définies

par le Parlement préalablement au dépôt de la demande

d’autorisation de création d’un tel stockage. L’ASN publiera

en 2016 sa position sur la réversibilité.

À NOTER

Visite de l’ASN dans le laboratoire souterrain à Bure, juillet 2015.

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CHAPITRE 16 :

LES DÉCHETS RADIOACTIFS ET LES SITES ET SOLS POLLUÉS

Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2015