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la société Ernst&Young et Associés : réalisationde l’éva-

luationenvironnementaleduPlannational de gestiondes

matières et déchets radioactifs (PNGMDR) 2016-2018

en application des dispositions de l’article L. 122-4 du

code de l’environnement;

l’Institut national de l’environnement industriel et des

risques (Ineris): expertise du risque d’emballement ther-

mique du contenu de l’emballage SORG.

2.6 Les groupes de travail

pluralistes

Plusieurs groupes de travail pluralistes ont été mis en

place par l’ASN ; ils permettent à des parties prenantes

de contribuer notamment à l’élaboration de doctrines,

à la définition de plans d’action ou au suivi de leur mise

en œuvre.

2.6.1 Le groupe de travail sur le Plan national

de gestion des matières et des déchets radioactifs

L’ article L. 542-1-2 du code de l’environnement prescrit

l’élaboration d’un PNGMDR, révisé tous les trois ans,

dont l’objet est de dresser le bilan des modes de ges-

tion existants des matières et des déchets radioactifs, de

recenser les besoins prévisibles d’installations d’entre-

posage ou de stockage, de préciser les capacités néces-

saires pour ces installations et les durées d’entreposage

et, pour les déchets radioactifs qui ne font pas encore

l’objet d’un mode de gestion définitif, de déterminer les

objectifs à atteindre.

Le groupe de travail (GT) chargé de l’élaboration du

PNGMDR comprendnotamment des associations de pro-

tection de l’environnement, des experts, des industriels,

des autorités de contrôle, ainsi que des producteurs et

gestionnaires de déchets radioactifs. Il est coprésidé par

la Direction générale de l’énergie et du climat (DGEC)

du ministère de l’Environnement, de l’Énergie et de la

Mer et par l’ASN.

Les travaux duGTPNGMDR sont présentés plus endétail

au chapitre 16.

2.6.2 Le Comité directeur pour la gestion de la phase

post-accidentelle d’un accident nucléaire

En application d’une directive interministérielle du

7 avril 2005, l’ASNest chargée, en relation avec les dépar-

tementsministériels concernés, de définir, de préparer et

demettre enœuvre les dispositions nécessaires pour gérer

une situation post-accidentelle.

Afin d’élaborer une doctrine et après avoir testé la ges-

tion post-accidentelle lors de la réalisation d’exercices

nationaux et internationaux, l’ASN a rassemblé tous les

acteurs concernés au sein d’un Comité directeur chargé

de l’aspect post-accidentel (Codirpa). Ce comité est com-

posé de l’ASN, qui en assure l’animation, et de représen-

tants des différents départements ministériels intéressés

par le sujet, des agences sanitaires, des associations, des

représentants des CLI et de l’IRSN.

L’ASN a mis en place un comité d’orientation

sur les facteurs sociaux, organisationnels

et humains

Les facteurs sociaux, organisationnels et humains ont fait

l’objet d’une attention particulière lors des évaluations

complémentaires de sûreté (ECS) à la suite de l’accident

de Fukushima. À l’issue des expertises qui ont été menées,

l’ASN a indiqué en janvier 2012 qu’elle retenait trois priorités

dans ce domaine :

• le renouvellement des effectifs et des compétences

des exploitants ;

• l’organisation du recours à la sous-traitance ;

• la recherche sur ces thèmes, pour laquelle des programmes

doivent être engagés, au niveau national ou européen.

À la suite des ECS, l’ASN a mis en place un groupe de travail

pluraliste sur ces sujets, le Comité d’orientation sur les facteurs

sociaux, organisationnels et humains (COFSOH). Ce comité

comprend, outre l’ASN, des représentants institutionnels,

des associations de protection de l’environnement,

des personnalités choisies en raison de leur compétence

scientifique, technique, économique ou sociale, ou en matière

d’information et de communication, des responsables

d’activités nucléaires, des fédérations professionnelles

des métiers du nucléaire et des organisations syndicales

de salariés représentatives.

Neuf réunions plénières de ce comité se sont tenues depuis

2012. Elles ont permis des échanges sur les thématiques

suivantes : les conditions d’exercice de la sous-traitance et

la relation entre donneur d’ordre et sous-traitants, l’articulation

entre la « sécurité gérée » et la « sécurité réglée », la gestion

des compétences dans un contexte de renouvellement

des effectifs et l’évaluation des organisations ou l’utilisation

d’indicateurs FOH pertinents pour évaluer la sûreté.

Depuis le début de l’année 2013, et en parallèle des réunions

plénières, les travaux du COFSOH se poursuivent sous

la forme de quatre groupes de travail. Les sujets abordés

au sein des 40 réunions qui se sont jusqu’à présent tenues

sont les suivants :

• la sous-traitance en situation de fonctionnement normal :

organisations et conditions d’intervention ;

• la gestion des situations de crise ;

• l’articulation entre la sûreté gérée et la sûreté réglée ;

• les questions juridiques soulevées par les sujets traités

dans les trois autres groupes de travail.

COMPRENDRE

83

CHAPITRE 02 :

LES PRINCIPES ET LES ACTEURS DU CONTRÔLE DE LA SÛRETÉ NUCLÉAIRE ET DE LA RADIOPROTECTION

Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2015