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nouveau êtremis à jour avec la transposition en cours de la

directive2013/59Euratom: l’ordonnancen° 2016-128du

10février2016,apermisenparticulierunenouvelleécriture

des dispositions législatives du chapitre III du titre III du

livre III de la première partie du code de la santé publique

relatives à la radioprotection, tout en conservant l’essentiel

des principes et exigences existantes. Les articles du code

de la santépublique citésdans leprésent chapitre sont ceux

issus de l’ordonnance n° 2016-128 du 10 février 2016.

Le code de la santé publique

Lesdispositionsduchapitre IIIdel’ordonnancen° 2016-128

du10 février2016,relatifauxactivitésnucléairesrelevantdu

1.1 Les bases de la réglementation

des activités nucléaires

1.1.1 Le référentiel

international pour la radioprotection

Le cadre juridique propre à la radioprotection trouve

sa source dans des normes, standards ou recomman-

dations établis à l’échelle internationale par différents

organismes. Peuvent être citées, en particulier :

la Commission internationale de protection radiolo-

gique (CIPR), organisation non gouvernementale com-

posée d’experts internationaux de diverses disciplines,

qui publie des recommandations sur la protection des

travailleurs, de la population et des patients contre les

rayonnements ionisants, en s’appuyant sur l’analyse des

connaissances scientifiques et techniques disponibles

et notamment celles publiées par l’UNSCEAR. Les

dernières recommandations générales de la CIPR ont

été publiées en 2007 dans la publication CIPR 103 ;

l’Agence internationalede l’énergie atomique (AIEA), qui

publie et révise régulièrement des « standards » dans les

domaines de la sûreté nucléaire et de la radioprotection.

Les exigences de base enmatièredeprotectioncontre les

rayonnements ionisantset de sûretédes sourcesde rayon-

nements, fondées sur les dernières recommandations de

laCIPR(publication103)ontétépubliéesenjuillet 2014;

l’Organisation internationale de normalisation

(ISO,

International Standard Organisation

) qui publie

des normes techniques internationales constituant

un élément important du dispositif de radioprotec-

tion. Elles sont une charnière entre les principes, les

concepts, les unités demesure et le corpus réglementaire

dont elles garantissent une application harmonisée.

À l’échelle européenne, le Traité Euratom, plus particu-

lièrement par ses articles 30 à 33, définit les modalités

d’élaboration des dispositions communautaires relatives

à la protection contre les rayonnements ionisants, et pré-

cise les pouvoirs et obligations de la Commission euro-

péenne en ce qui concerne leurs modalités d’application.

Les directives Euratom correspondantes s’imposent aux

différents pays, comme la nouvelle directive 2013/59/

Euratom du Conseil du 5 décembre 2013 fixant les

normes de base relatives à la protection sanitaire contre

les dangers résultant de l’exposition aux rayonnements

ionisants. Cette directive, publiée au Journal officiel de

l’Union européenne (JOUE) le 17 janvier 2014, abroge

les directives 89/618/Euratom, 90/641/Euratom, 96/29/

Euratom, 97/43/Euratom et 2003/122/Euratom.

1.1.2 Les codes et les principales lois applicables

au contrôle des activités nucléaires en France

Le cadre juridique des activités nucléaires en France qui

avait fait l’objet de profondes refontes depuis 2000, va de

La nouvelle directive 2013/59/Euratom

du 5 décembre 2013

Elle abroge et remplace les cinq directives précédentes :

• la directive 89/618/Euratom du 27 novembre 1989

relative à l’information de la population sur les mesures

de protection sanitaire applicables et sur le comportement

à adopter en cas d’urgence radiologique ;

• la directive 90/641/Euratom du 4 décembre 1990 relative

à la protection opérationnelle des travailleurs extérieurs

exposés à un risque de rayonnements ionisants au cours de

leur intervention en zone contrôlée ;

• la directive 96/29/Euratom du 13 mai 1996 fixant

les normes de base relatives à la protection sanitaire

de la population et des travailleurs contre les dangers

résultant des rayonnements ionisants ;

• la directive 97/43/Euratom du 30 juin 1997 relative

à la protection sanitaire des personnes contre les dangers

des rayonnements ionisants lors d’expositions à des fins

médicales, remplaçant la directive 84/466/Euratom ;

• et la directive 2003/122/Euratom du 22 décembre 2003

relative au contrôle des sources radioactives scellées de haute

activité et des sources orphelines.

Elle prend également en compte les dernières recommandations

de la Commission internationale de protection radiologique

(CIPR 103) et les normes de base publiées par l’AIEA. Les États

membres disposent d’un délai de quatre ans pour transposer

cette directive (l’échéance de transposition étant fixée au

6 février 2018). En novembre 2013, en accord avec le

Gouvernement, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a mis en

place un comité de transposition de cette nouvelle directive dont

elle assure désormais l’animation et le secrétariat technique.

Le comité a travaillé en première priorité sur les modifications

législatives à apporter, en particulier au code de la santé

publique. Ces modifications ont été introduites

dans l’ordonnance du 10 février 2016 prévue à l’article 128

de la loi n° 2015-992 du 17 août 2015 relative

à la transition énergétique pour la croissance verte.

Au-delà de ces sujets d’ordre législatif, l’ASN participe à

l’ensemble des travaux réglementaires qui ont été engagés en

2014 pour mettre à jour le code de la santé publique, le code

du travail et le code de l’environnement.

À NOTER

91

CHAPITRE 03 :

LA RÉGLEMENTATION

Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2015