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de la qualité (SMQ), l’engagement de la direction dans

le cadre du SMQ, le système documentaire, la respon-

sabilité du personnel, l’analyse des risques encourus par

les patients au cours du processus de radiothérapie et le

recueil et le traitement des situations indésirables ou des

dysfonctionnements sur les plans tant organisationnel

qu’humain et matériel.

Ces obligations sont entrées envigueur en septembre 2011.

L’obligation d’assurance de qualité en imagerie médicale

figure également dans le code de la santé publique mais

n’a pas encore été précisée par une décisionde l’ASN. Face

à l’augmentation régulière des doses de rayonnements

ionisants délivrées aux patients depuis ces dix dernières

années, l’ASN prévoit de publier cette décision en 2017.

Cette action fait partie du plan cancer 3 adopté par le

ministère chargé de la santé en janvier 2014.

La maintenance et le contrôle de qualité

des dispositifs médicaux

Lamaintenance et le contrôle de qualité, interne et externe,

des dispositifsmédicaux faisant appel aux rayonnements

ionisants (articles R. 5211-5 à R. 5211-35 du code de la

santé publique) ont été rendus obligatoires par l’arrêté du

3 mars 2003. Le contrôle de qualité externe est confié à

des organismes agréés par le directeur général de l’Agence

nationale de sécurité du médicament et des produits de

santé (ANSM) à qui il appartient de définir, par décision,

les critères d’acceptabilité, les paramètres de suivi et la

périodicité des contrôles des dispositifsmédicaux concer-

nés. Les décisions publiées sont disponibles sur le site

Internet de l’ANSM.

La formation et l’information

La formation des professionnels de santé et l’information

des patients constituent également des points forts de la

démarche d’optimisation.

L’ arrêté du 18 mai 2004 a défini les objectifs et le contenu

des programmes de formation des personnels qui réa-

lisent des actes faisant appel à des rayonnements ioni-

sants ou qui participent à la réalisation de ces actes.

Pour assurer la traçabilité des informations, le compte

rendu de l’acte, établi par le médecin réalisateur, doit

faire apparaître les informations justifiant l’acte, les pro-

cédures et les opérations réalisées ainsi que les informa-

tions utiles à l’estimation de la dose reçue par le patient

(arrêté du 22 septembre 2006). Ces formations ont été

évaluées en 2012 par l’ASN ; des travaux sont en cours

pour améliorer ce dispositif de formation, avec une

mise à jour de cet arrêté par une décision homologuée

prévue courant 2016.

Enfin, en matière d’information, avant de réaliser un

acte diagnostique ou thérapeutique utilisant des radio-

nucléides (médecine nucléaire), le médecin doit don-

ner au patient, sous forme orale et écrite, les conseils de

radioprotection utiles pour l’intéressé, son entourage,

le public et l’environnement. Dans le cas d’un acte de

médecine nucléaire à visée thérapeutique, cette infor-

mation, inscrite dans un document écrit, apporte des

conseils pour la vie quotidienne permettant de mini-

miser l’exposition externe des proches du patient ainsi

que le risque de contamination éventuelle en précisant,

par exemple, le nombre de jours où les contacts avec le

conjoint et les enfants doivent être réduits. Des recom-

mandations (Conseil supérieur d’hygiène publique de

France, sociétés savantes) ont été diffusées par l’ASN

(janvier 2007) pour permettre une harmonisation du

contenu des informations déjà délivrées.

2.2.3 Les applications médico-légales

des rayonnements ionisants

Dans le domaine médico-légal, les rayonnements ioni-

sants sont utilisés dans des secteurs très divers comme

la médecine du travail, la médecine sportive ou encore

dans le cadre de procédures d’expertise sollicitées par la

justice ou les assurances. Les principes de justification

et d’optimisation s’appliquent tant au niveau de la per-

sonne qui demande les examens qu’au niveau de celle

qui les réalise.

Enmédecine du travail, les rayonnements ionisants sont

utilisés pour le suivimédical des travailleurs (exposés pro-

fessionnellement ounon aux rayonnements ionisants, par

exemple, les travailleurs exposés à l’amiante).

La nouvelle directive Euratom et le code de la

santé publique (radioprotection des patients)

La nouvelle directive Euratom 2013/59 introduit l’obligation

de définir un

« système de reconnaissance des experts

en physique médicale »

. Cette disposition doit conduire

à la publication prochaine d’un statut pour les physiciens

médicaux et les dosimétristes (en cours de préparation

sous la responsabilité de la Direction générale de l’offre

de soins – DGOS). Pour la radiothérapie, la directive rend

obligatoire l’analyse des risques, l’enregistrement et

l’analyse des événements indésirables ainsi que leur déclaration

aux autorités, dispositif déjà en vigueur en France.

Pour les applications médico-légales des rayonnements

ionisants, la nouvelle directive Euratom introduit une nouvelle

terminologie (

« exposition délibérée de personnes à des fins

d’imagerie non médicale »

) et devrait conduire à réexaminer le

dispositif existant, avec une application plus opérationnelle du

principe de justification.

COMPRENDRE

105

CHAPITRE 03 :

LA RÉGLEMENTATION

Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2015