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Ces dispositions renforcent notablement le cadre commu-

nautaire du contrôle de la sûreté des installations nucléaires

(voir chapitre 7, point 2.4). Pour celles d’entre elles qui

nécessitent des dispositions législatives, les articles L. 591-2

et L. 591-6 à L. 591-8 du code de l’environnement issus

de l’ordonnance n° 2016-128 du 10 février 2016 portant

diverses dispositions en matière nucléaire, prise sur la

base de l’habilitation figurant dans la loi du 17 août 2015

relative à la transition énergétique pour la croissance verte

(TECV), en assure la transposition.

La directive du 19 juillet 2011 établissant un cadre

communautaire pour la gestion responsable et sûre

du combustible usé et des déchets radioactifs

La directive 2011/70/Euratom du Conseil du 19 juillet

2011 établit un cadre communautaire pour la gestion

responsable et sûre du combustible usé et des déchets

radioactifs. Elle s’applique à la gestion du combustible

usé et à la gestion des déchets radioactifs, de la produc-

tion au stockage, lorsque ces déchets résultent d’activités

civiles. À l’instar de la directive du 25 juin 2009, la direc-

tive du19 juillet 2011 appelle l’instauration, dans chaque

État membre, d’un cadre national cohérent et approprié

et fixe diverses exigences aux États membres, aux auto-

rités de réglementation et aux titulaires d’autorisation. À

l’échéance du 23 août 2013 fixée par cette directive pour

sa transpositiondans le droit des Étatsmembres, l’essentiel

de cette directive avait été transposé en droit français. Le

complément des dispositions législatives nécessaires a été

apporté par l’ordonnance n° 2016-128du10 février 2016.

Pour l’élaboration de ces deux directives, les institutions

de l’Union européenne ont bénéficié des travaux de l’as-

sociation WENRA (voir chapitre 7, point 2.8).

3.1.3 Les textes nationaux

Le régime juridique des INB a été rénové en profondeur

par la loi n° 2006-686 du 13 juin 2006 relative à la trans-

parence et à la sécurité en matière nucléaire, dite « loi

TSN » et ses décrets d’application, notamment le décret

n° 2007-1557 du 2 novembre 2007 relatif aux installa-

tions nucléaires de base et au contrôle, enmatière de sûreté

nucléaire, du transport de substances radioactives, dit

« décret procédures INB ».

Depuis le 6 janvier 2012, les dispositions des trois princi-

pales lois qui concernent spécifiquement les INB – la loi

n° 2006-686 du 13 juin 2006 relative à la transparence

et à la sécurité en matière nucléaire (dite « loi TSN »), la

loi de programme n° 2006-739 du 28 juin 2006 relative

à la gestion durable des matières et déchets radioactifs

(dite « loi déchets ») et la loi n° 68-943 du 30 octobre

1968 relative à la responsabilité civile dans le domaine

de l’énergie nucléaire (dite « loi RCN ») – sont codifiées

dans le code de l’environnement.

Le titre VI et quelques dispositions du titre VIII de la loi

TECV et l’ordonnance n° 2016-128 du 10 février 2016

portant diverses dispositions enmatièrenucléaire apportent

des modifications substantielles au cadre législatif fixant

le contrôle des activités nucléaires, enparticulier celui des

INB. L’ASN apportera à nouveau son appui au ministère

chargé de l’environnement pour l’élaboration des textes

réglementaires qui viendront préciser ces nouvelles dis-

positions législatives et à la réalisation de la partie régle-

mentaire du code de l’environnement des dispositions

nucléaires.

Le code de l’environnement

Les dispositions des chapitres III, V et VI du titre IX du

livre V du code de l’environnement fondent le régime

d’autorisation et de contrôle des INB.

Le régime juridique des INB est dit « intégré », car il vise

à la prévention ou à la maîtrise de l’ensemble des risques

et nuisances qu’une INB est susceptible de créer pour les

personnes et l’environnement, qu’ils soient ou non de

nature radioactive.

Une quinzaine de décrets précisent les dispositions légis-

latives du titre IX du livre V du code de l’environnement,

LOI RELATIVE À LA TRANSITION

ÉNERGÉTIQUE POUR

LA CROISSANCE VERTE

L’ordonnance n° 2016-128 du 10 février 2016 portant

diverses dispositions en matière nucléaire assure, pour ce qui

relève de la loi TECV, la transposition de plusieurs directives.

Prise sur la base de l’habilitation figurant dans la loi TECV

,

l’ordonnance du 10 février 2016 comporte les dispositions

assurant, pour ce qui relève de la loi, la transposition en droit

français des directives européennes suivantes :

• la directive n° 2011/70/Euratom du Conseil du 19 juillet

2011 établissant un cadre communautaire pour la gestion

responsable et sûre du combustible usé et des déchets

radioactifs ;

• la directive n° 2014/87/Euratom qui modifie la directive

2009/71/Euratom du 25 juin 2009 établissant un cadre

communautaire pour la sûreté nucléaire des installations

nucléaires ;

• la directive n° 2010/75/UE du 24 novembre 2010 (dite

« directive IED ») relative aux émissions industrielles ;

• la directive n° 2012/18/UE du 4 juillet 2012 (dite

« directive Seveso 3 ») concernant la maîtrise des dangers

liés aux accidents majeurs impliquant des substances

dangereuses.

Les directives IED et Seveso 3 sont les deux instruments

européens de protection de l’environnement s’appliquant aux

installations industrielles. La première a pour objectif de réduire

les émissions polluantes dans le cadre d’un fonctionnement

normal tandis que la seconde prévient les conséquences d’un

accident majeur sur la santé humaine et l’environnement.

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CHAPITRE 03 :

LA RÉGLEMENTATION

Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2015