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Plusieurs dispositions législatives et réglementaires rela-

tives aux INB sont issues ou reprennent des conventions

et normes internationales, notamment celles de l’AIEA.

Deux conventions ont trait à la sûreté (Convention sur

la sûreté nucléaire et Convention commune sur la sûreté

de la gestion du combustible usé et sur la sûreté de la

gestion des déchets radioactifs) et deux autres ont trait

à la gestion opérationnelle des conséquences d’éven-

tuels accidents (Convention sur la notification rapide

d’un accident nucléaire et Convention sur l’assistance

en cas d’accident nucléaire ou de situation d’urgence

radiologique). La France est partie contractante à ces

quatre conventions internationales. Ces conventions

sont détaillées au chapitre 7.

Les autres conventions ayant un lien avec la sûreté

nucléaire et la radioprotection

D’autres conventions internationales, dont le champd’ap-

plication ne relève pas des missions de l’ASN, peuvent

avoir un lien avec la sûreté nucléaire. C’est en particu-

lier le cas de la Convention sur la protection physique

des matières nucléaires, qui a pour objet de renforcer la

protection contre les actes de malveillance et les usages

détournés des matières nucléaires. Cette convention est

entrée en vigueur en février 1987 et comptait 153 parties

contractantes au 15 septembre 2015.

Ces conventions constituent, pour la France, unoutil pour

renforcer la sûreté nucléaire en soumettant périodique-

ment à la communauté internationale l’état des installations

concernées et lesmesures prises pour en assurer la sûreté.

3.1.2 Les textes communautaires

Plusieurs textes communautaires sont applicables aux INB.

Les plus importants d’entre eux sont détaillés ci-après.

Le Traité Euratom

Le Traité Euratom, signé en 1957 et entré en vigueur en

1958, apour objectif ledéveloppement de l’énergienucléaire

en assurant la protection de la population et des travail-

leurs contre les effets nocifs des rayonnements ionisants.

Le chapitre III du titre II duTraité Euratomtraite de la pro-

tection sanitaire liée aux rayonnements ionisants.

Les articles 35 (mise en place des moyens de contrôle du

respect des normes), 36 (information de la Commission

sur les niveaux de radioactivité dans l’environnement) et

37 (informationde laCommission sur les projets de rejets

d’effluents) traitent des questions de rejets et de protec-

tion de l’environnement.

Les dispositions enmatière d’information de la Commis-

sion ont été intégrées dans le décret n° 2007-1557 du

2 novembre2007modifié relatif aux installations nucléaires

de base et au contrôle, enmatière de sûreté nucléaire, du

transport de substances radioactives, dit « décret procé-

dures INB ». En particulier, les décrets d’autorisation de

créationd’INB, ouprescrivant le démantèlement, oud’au-

torisation de modifications substantielles d’installations

entraînant une augmentation des valeurs limites de rejets

ne sont pris qu’après avis de la Commission.

La directive du 25 juin 2009 établissant un cadre

communautaire pour la sûreté nucléaire des

installations nucléaires modifiée par la directive

2014/87/Euratom du 8 juillet 2014

La directive 2009/71/Euratom du Conseil du 25 juin

2009 instaure un cadre communautaire en matière de

sûreté nucléaire et ouvre la voie à la mise en place, dans

le domaine de la sûreté nucléaire, d’un cadre juridique

commun à tous les États membres.

Cette directive définit les obligations fondamentales et

les principes généraux en la matière. Elle renforce le rôle

des organismes de réglementation nationaux, contribue

à l’harmonisation des exigences de sûreté entre les États

membres pour le développement d’un haut niveau de

sûreté des installations et incite à une transparence sur

ces questions.

Elle comporte des prescriptions dans les domaines de

la coopération entre autorités de sûreté, notamment

l’instauration d’un mécanisme de revue par les pairs,

d’une formation des personnels, du contrôle des instal-

lations nucléaires et de la transparence envers le public.

Elle renforce, à ce titre, l’action de coopération des

États membres.

Enfin, elle prend en compte les travaux d’harmonisation

menés par l’Associationdes responsables des autorités de

sûreté nucélaire des pays d’Europe de l’Ouest (association

WENRA,

WesternEuropeanNuclear Regulators Association

)

(voir chapitre 7, point 2.8).

La directive 2014/87/Euratom du 8 juillet 2014 modifie

la directive 2009/71/Euratomdu 25 juin 2009 et apporte

les améliorations substantielles suivantes:

des concepts convergents avec ceux de l’AIEA (inci-

dent, accident, etc.);

la mise en exergue des principes de « défense en pro-

fondeur » et de « culture de sûreté » ;

la clarificationdes responsabilités du contrôle de la sûreté

des installations nucléaires;

des objectifs de sûreté pour les installations nucléaires

directement issus des référentiels de sûreté utilisés par

l’association WENRA;

une réévaluation de la sûreté de chaque installation

nucléaire au moins tous les dix ans ;

la mise en place, tous les six ans, d’examens par les

homologues européens sur des thèmes de sûreté précis,

dans l’esprit des tests de résistance menés après l’acci-

dent de Fukushima;

l’obligation pour l’exploitant d’une installation et pour

l’autorité de sûreté d’informer les populations et les par-

ties prenantes.

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CHAPITRE 03 :

LA RÉGLEMENTATION

Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2015