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3. RENFORCER L’EFFICIENCE DES

MOYENS DE CONTRÔLE DE L’ASN

L’exploitant a la charge de fournir à l’ASN l’information

nécessaire à son contrôle. Cette information, par son

volume et sa qualité, doit permettre à l’ASN d’analyser

les démonstrations techniques présentées par l’exploitant

et de cibler les inspections. Elle doit, par ailleurs, permettre

de connaître et de suivre les événements importants qui

marquent l’exploitation d’une activité nucléaire.

L’actionde contrôle de l’ASNs’exerce par des instructions

de dossiers, des visites avant mise en service d’installa-

tions, des inspections et enfindes actions de concertation

avec les organisations professionnelles (syndicats, ordres

professionnels, sociétés savantes…).

3.1 L’analyse des dossiers fournis

par l’exploitant

Les dossiers fournis par l’exploitant ont pour but dedémon-

trer que les objectifs fixés par la réglementation technique

générale, ainsi que ceux qu’il s’est lui-même fixés, sont

respectés. L’ASNest amenée à vérifier le caractère suffisam-

ment complet dudossier et la qualité de la démonstration.

L’instructionde ces dossiers peut conduire l’ASNà accep-

ter ou non les propositions de l’exploitant, à exiger des

compléments d’information ou des études, voire la réali-

sation de travaux de mise en conformité.

3.1.1 L’analyse des informations fournies

par les exploitants des INB

L’examendedocuments justificatifs produits par les exploi-

tants et les réunions techniques organisées avec eux consti-

tuent l’une des formes du contrôle exercées par l’ASN.

Chaque fois qu’elle le juge nécessaire, l’ASNrecueille l’avis

d’appuis techniques, dont le principal est l’IRSN. L’ éva-

luation de sûreté implique en effet la collaboration de

nombreux spécialistes ainsi qu’une coordination efficace

afin de dégager les points essentiels relatifs à la sûreté et

à la radioprotection.

L’évaluation de l’IRSN s’appuie sur des études et des pro-

grammes de recherche et développement consacrés à la

prévention des risques et à l’amélioration des connais-

sances sur les accidents. Elle est également fondée sur

des échanges techniques approfondis avec les équipes

des exploitants qui conçoivent et exploitent les installa-

tions. Pour les affaires les plus importantes, l’ASNdemande

l’avis du groupe permanent d’experts (GPE) compétent ;

pour les autres affaires, les analyses de sûreté font l’objet

d’avis de l’IRSN transmis directement à l’ASN. Lamanière

dont l’ASN requiert l’avis d’un appui technique et, le cas

échéant, d’unGPE est décrite aupoint 2.5.2du chapitre 2.

Au stade de la conception et de la construction, l’ASN

analyse avec l’aide de son appui technique les rapports de

sûreté, qui décrivent et justifient les principes de concep-

tion, les calculs de dimensionnement des équipements,

leurs règles d’utilisation et d’essais, l’organisation de la

qualité mise en place par le maître d’ouvrage et ses four-

nisseurs. L’ASN contrôle également la construction et la

fabricationdes ouvrages et équipements, notamment ceux

du circuit primaire principal et des circuits secondaires

principaux des réacteurs à eau sous pression. Elle contrôle

selon les mêmes principes les colis destinés au transport

des substances radioactives.

Une fois l’installationnucléairemise en service, après auto-

risationde l’ASN, toutes lesmodifications de l’installation

ou de son mode d’exploitation apportées par l’exploi-

tant de nature à affecter la sécurité, la santé et la salubrité

publiques ou la protection de la nature et de l’environ-

nement sont déclarées à l’ASN. Par ailleurs, l’exploitant

doit procéder à des réexamens périodiques afin d’actua-

liser l’appréciation de l’installation en tenant compte de

l’évolution des techniques et de la réglementation ainsi

que du retour d’expérience. Les conclusions de ces réexa-

mens sont soumises par l’exploitant à l’ASNqui peut fixer

de nouvelles prescriptions pour renforcer les exigences

de sûreté (voir chapitre 12, point 2.9.4).

Les autres informations présentées

par les exploitants d’INB

L’exploitant fournit périodiquement des rapports d’activité

ainsi que des bilans sur les prélèvements d’eau, les rejets

liquides et gazeux et sur les déchets produits.

L’ASN renforce l’approche graduée

pour le contrôle des activités industrielles

du nucléaire de proximité

En 2015, l’ASN a réévalué ses priorités d’inspection pour

les activités industrielles du nucléaire de proximité après

une analyse fine des caractéristiques de ces activités. L’ASN

a ainsi modifié la liste des activités à enjeux forts nécessitant

des inspections périodiques en ajoutant, par exemple, les

activités vétérinaires autres que la radiologie conventionnelle

ou l’utilisation des générateurs électriques de neutrons. Elle a

également identifié des activités pour lesquelles des inspections

ne sont pas souhaitables en l’absence d’élément suggérant une

dégradation de la radioprotection dans un établissement donné.

Par ailleurs, l’ASN a expérimenté, auprès des vétérinaires de

certains départements, des modes de contrôle complémentaires

à l’inspection. Il s’agissait par exemple d’analyser des

documents (réponses à un questionnaire d’auto-évaluation

ou pièces justificatives) envoyés par les vétérinaires sur

demande de l’ASN.

À NOTER

136

CHAPITRE 04 :

LE CONTRÔLE DES ACTIVITÉS NUCLÉAIRES ET DES EXPOSITIONS AUX RAYONNEMENTS IONISANTS

Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2015