Le panorama régional de la sûreté
nucléaire et de la radioprotection
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Ce chapitre expose l’état de la sûreté
nucléaire et de la radioprotection
constaté localement par les onze divi-
sions territoriales de l’ASN en 2015.
Des fiches synthétiques présentent
ainsi les installations nucléaires de
base et le nucléaire dit de proximité
(médical, industriel et de recherche)
ainsi que les actions locales particu-
lièrement représentatives de l’action
de l’ASN en région.
Depuis plus d’un siècle, lamédecine
fait appel, tant pour le diagnostic que
pour la thérapie, à différentes sources
de rayonnements ionisants. Si leur
intérêt et leur utilité ont été établis
au plan médical de longue date, ces
techniques contribuent cependant
de façon significative à l’exposition
de la population aux rayonnements
ionisants.
Les expositions médicales repré-
sentent, en effet, après l’exposition
aux rayonnements naturels, la deu-
xième source d’exposition pour la
population et la première source
d’origine artificielle. En 2014, d’après
l’IRSN, 226 013 personnes travail-
lant dans les domaines d’utilisations
médicale et vétérinaire des rayonne-
ments ionisants ont fait l’objet d’une
surveillance dosimétrique de leur
exposition. La radiologiemédicale et
dentaire regroupe près de 74 % des
personnels médicaux exposés. Plus
de 98 %des personnels de santé sur-
veillés en 2014 ont reçu une dose effi-
cace annuelle inférieure à 1mSv. Sept
dépassements de la limite annuelle
de dose efficace de 20mSv et un cas
de dépassement de la limite annuelle
de dose aux extrémités (500 mSv)
ont été recensés.
Il existe en France, fin 2015, plu-
sieurs milliers d’appareils de radio-
logie conventionnelle ou dentaire,
un peu plus de 1 000 installations
de scanographie, plus de 1000 éta-
blissements pratiquant de la radio-
logie interventionnelle et des actes
radioguidés, 225 unités de méde-
cine nucléaire utilisant des sources
non scellées pour le diagnostic
in vivo
ou
in vitro
et pour la radiothérapie
interne et, fin 2014, 176 centres de
radiothérapie externe, équipés de
476 dispositifs de traitement trai-
tant annuellement quelque 175 000
patients et 653 radiothérapeutes sont
recensés. Les activités présentant le
risque le plus élevé du point de vue
de la radioprotection font l’objet
d’autorisations.
Lamédecinenucléairereprésenteenvi-
ron 700 praticiens spécialistes dans
cette discipline auxquels il convient
d’ajouter environ 1 000 médecins
d’autres spécialités collaborant au
fonctionnement des unités deméde-
cinenucléaire (internes, cardiologues,
endocrinologues…).
En 2015, l’ASN a délivré663 autori-
sations dont 48 % en scanographie,
26 %enmédecine nucléaire, 20 %en
radiothérapieexterne,5%encuriethé-
rapie et 1 % pour les irradiateurs de
produits sanguins.
En 2015 l’ASN a publié plusieurs
bilans, sur la scanographie, la télé-
radiologie, la radiothérapie et laméde-
cine nucléaire.
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Les utilisations médicales
des rayonnements ionisants
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Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2015
LES ÉLÉMENTS MARQUANTS EN 2015




