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quelques kilogrammes à une centaine

detonnes.Letransportparrouterepré-

sente environ90 %des transports de

substances radioactives, celui par rail

3 %, celui par mer 4 %. L’ avion est

très utilisé pour les colis urgents de

petite taille sur de longues distances,

par exemple les produits radiophar-

maceutiques à courte durée de vie.

Tous ces transports peuvent être

internationaux.

Les principaux acteurs qui inter-

viennent dans le transport sont

l’expéditeur et le transporteur.

L’ expéditeur est responsable de la

sûreté du colis. L’ ASN contrôle la

bonne application de la réglemen-

tation de la sûreté du transport des

substances radioactives et fissiles à

usage civil. Les risques majeurs des

transports de substances radioac-

tives sont les risques d’irradiation,

de contamination, de criticité mais

aussi de toxicité ou de corrosion.

Pour les prévenir, il faut protéger

les substances radioactives conte-

nues dans les colis vis-à-vis d’un

incendie, d’un impact mécanique,

d’une entrée d’eau dans l’embal-

lage, facilitant les réactions de cri-

ticité, d’une réaction chimique entre

constituants du colis, etc. Aussi la

sûreté repose-t-elle avant tout sur

la robustesse du colis, objet d’exi-

gences réglementaires rigoureuses.

Eu égard au caractère international

de ces transports, la réglementation

est élaborée sur la base de recom-

mandations élaborées sous l’égide

de l’AIEA. Si tous les colis doivent

obéir à des règles strictes, seuls 3 %

nécessitent un agrément de l’ASN.

Éléments marquants

Depuis la publicationde l’arrêté INB le

7 février 2012, les opérations de trans-

port interne de substances radioac-

tives doivent être couvertes par le

référentiel interne des installations.

En 2015, l’ASNa poursuivi l’instruc-

tion des règles générales d’exploi-

tation pour les transports internes

d’EDF et d’Areva La Hague. L’ ASN

a également mis à jour et soumis à

la consultation du public en 2015 le

guide destiné aux industriels souhai-

tant soumettre une demande d’au-

torisation d’agréments de colis de

transport à l’ASN.

En 2015, l’ASN a délivré 43 certifi-

cats d’agrément.

L’ASNréalisedesinspectionsàtoutesles

étapesdelavied’uncolis:delafabrica-

tionetlamaintenanced’unemballage,

à la préparation des colis, leur ache-

minement et leur réception. En2015,

l’ASN a réalisé 98 inspections dans le

domaine du transport de substances

radioactives(toussecteursconfondus).

L’ASNa notamment contrôlé la fabri-

cation des pièces forgées du premier

emballage TN G3 de transport des

combustibles irradiés des centrales

nucléaires et du colis Manon pour le

transport de sources radioactives. Elle

a contrôlé le transbordement sur le ter-

minalferroviairedeValognes(Manche)

des colis dedéchets vitrifiés provenant

de l’usinede retraitement de Sellafield

(Grande-Bretagne) et à destinationde

la Suisse. Une inspectrice de l’autorité

compétente suisse et des représentants

d’associationsmembres duHCTISN

ont observé cette inspection.

L’ASN a publié la mise à jour de son

guide relatif aux colis non soumis à

agrément. Lors des inspections de

ces colis, si l’ASN a noté des amélio-

rations, elle a aussi constaté que les

concepteurs de modèles de colis de

typeAdevaient encore fairedes efforts

notamment sur la représentativité des

essais réalisés et la démonstration de

sûreté associée.

Les inspections de l’ASN font appa-

raître une connaissance imparfaite

de la réglementation et des respon-

sabilités de la part d’acteurs du trans-

port dans le domaine du nucléaire

de proximité, notamment dans le

domaine médical.

En cas d’accident, la gestion de

crise impliquant un transport doit

permettre d’en limiter les consé-

quences sur le public et l’environ-

nement. L’ ASNamené en 2015 deux

inspections sur le thème de la prépa-

ration aux situations d’urgence et a

contrôlé les plans d’urgence mis en

place par les principaux industriels

du secteur. L’ ASN a participé à un

exercice de crise impliquant les ser-

vices préfectoraux et les services de

secours et simulant un accident dans

le département de Saône-et-Loire.

Les écarts à la réglementation ou aux

dossiers de sûreté relatifs au transport

de substances radioactives doivent

être déclarés à l’ASN. En2015, l’ASN

a entamé lamise à jour duguidepréci-

sant lesmodalités de cettedéclaration.

En 2015, dans le domaine des trans-

ports de substances radioactives,

56 événements de niveau0, neuf évé-

nements de niveau1 et un événement

deniveau2ont étédéclarés à l’ASN. En

particulier, enmars 2015, un incident

classé auniveau2 a concerné ungam-

magraphe contenant une source de

forte activitéqui n’était pas enposition

de sécurité lors du transport. Plus de

lamoitiédes événements sont déclarés

parlesindustrielsducycledunucléaire

(EDF et Areva notamment). Environ

uncinquièmedes événements signifi-

catifs concernent les produits pharma-

ceutiques radioactifs. Les secteurs du

nucléaire de proximité sont à l’origine

de très peu d’événements relatifs au

transport au regarddes flux associés,

probablement en raison d’un défaut

de déclaration.

En 2015, l’ASN a adopté une déci-

sion instaurant une obligation de

déclaration auprès de l’ASNpour les

entreprises réalisant des transports

de substances radioactives se dérou-

lant, en tout ou partie, sur le terri-

toire français à un exercice de crise

simulant un accident de transport de

substances radioactives.

Perspectives

En 2016, lors de ses contrôles, l’ASN

continuera à mettre l’accent sur les

transportsinternesauxsitesnucléaires,

sur la fabricationet lamaintenancedes

colis, sur lapréparation aux situations

d’urgence et sur les colis non agréés.

Elle mettra en œuvre le régime de

déclaration pour les entreprises réa-

lisant des transports de substances

radioactives.

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Rapport de l’ASN sur l’état de la sûreté nucléaire et de la radioprotection en France en 2015

LES ÉLÉMENTS MARQUANTS EN 2015